Améliorer la sécurité des personnes aînées vivant à domicile
Améliorer la sécurité des aînés vivant à domicile
Dans cette page :
Plus de 96 % des personnes âgées de 65 ans et plus vivent à domicile au Québec. Plusieurs moyens et dispositifs existent pour leur permettre de vivre chez elles, en sécurité, le plus longtemps possible.
En particulier, il apparaît pertinent de prendre des précautions pour les personnes aînées :
habitant seules;
en convalescence à la suite d’une hospitalisation;
à mobilité réduite;
ayant un trouble de la mémoire;
ayant de la difficulté à se déplacer;
ayant une incapacité physique;
vivant avec un trouble neurocognitif majeur (TNCM), comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson ou toute autre maladie pouvant compromettre leur sécurité.
Elles pourraient par exemple ne pas être en mesure d’appeler les secours si elles étaient victimes d’un malaise ou d’une chute alors qu’elles sont seules à la maison. Selon les données de l’Enquête québécoise sur la santé de la population, 2020-2021, environ 4,6 % des personnes âgées de 65 ans et plus ont déclaré qu’elles s’étaient blessées à la suite d’une chute au cours des 12 mois précédents.
Les moyens disponibles
Plusieurs processus et dispositifs permettent d’améliorer la sécurité des personnes aînées à domicile. Ceux qui sont présentés ci-dessous sont simples et permettent à la personne aînée de demeurer à domicile plus longtemps. Ils peuvent être mis en place avec le soutien d’un proche, d’un service de la communauté ou d’un voisin ou d’une voisine.
Appel quotidien automatisé
Des organismes locaux ou régionaux offrent un service gratuit d’appel automatisé aux personnes aînées vivant à domicile. L’appel peut être programmé une ou plusieurs fois par jour. Dans le cas où l’appel ne reçoit pas de réponse, des vérifications sont rapidement effectuées pour qu’on s’assure de l’état de santé de la personne.
Appel d’amitié
Il est possible de demander à la famille, à un voisin ou à une voisine, à un ami ou à une amie ou à un organisme de demeurer en contact avec la personne aînée. Par exemple, une personne désignée communiquera quotidiennement ou régulièrement avec elle par téléphone ou par l’entremise d’un système de messagerie (textos, messageries instantanées, etc.).
Voisinage solidaire
Un voisin ou une voisine peut offrir son aide à une personne aînée quand un élément inhabituel est observé chez elle, par exemple si elle n’est pas sortie prendre sa marche quotidienne, si son entrée demeure enneigée ou si les lumières restent éteintes en soirée. Ce sont autant de détails qui devraient alerter le voisinage.
Des signaux particuliers pourraient aussi être établis entre personnes du même voisinage. Par exemple, les rideaux ouverts avant 9 h chez une personne aînée signifient que tout va bien.
Mécanisme de sécurité ou de télésurveillance
Il existe aussi différents systèmes payants qui permettent à la personne aînée de transmettre très facilement une demande d’aide au destinataire approprié à la situation (personne proche aidante, police, pompier ou pompière ou ambulance). Le bouton d’alarme, par exemple, est un appareil discret qui permet d’appeler les secours du bout du doigt. Il se décline sous plusieurs formes : bouton de téléassistance sans fil, bouton (ou bracelet) d’alarme médicale, système d’alerte médical sans fil, bracelet d’urgence, bracelet de sécurité, etc.
Technologies intelligentes
Les technologies intelligentes, accessibles à divers coûts, contribuent à sécuriser et à maintenir les personnes aînées à domicile. Ces outils permettent notamment d’adapter l’environnement résidentiel aux besoins individuels, d’alerter les personnes-ressources en cas d’urgence et de simplifier le quotidien grâce à des rappels. Parmi ces dispositifs, on trouve les téléphones amplifiés à commande vocale, les montres et bracelets détecteurs de chutes, les détecteurs intelligents, les assistants vocaux et les contrôleurs domestiques intelligents, qui renforcent à la fois la sécurité et le confort des personnes aînées.
Comment choisir ce qui convient le mieux
Avant d’entreprendre des démarches, il est nécessaire d’évaluer les besoins, les attentes et les préférences de la personne aînée ou d’un proche, s’il y a lieu, tout en tenant compte du budget alloué. Pour les services de bouton d’alarme, il faut prévoir des coûts d’achat, d’activation, puis un abonnement mensuel. Il est donc important de comparer les coûts de chacune des options. Certaines dépenses de service de télésurveillance sont admissibles au crédit d’impôt pour frais engagés par une personne aînée pour maintenir son autonomie.
Dans un esprit de bientraitance, ces processus et dispositifs devraient être présentés à la personne aînée de façon simple et claire par un proche pour qu’elle approuve, ou non, leur mise en place et comprenne les actions à entreprendre dans une situation d’urgence.
Stratégies et outils pour réduire les risques d’égarement
Pour les personnes vivant avec un TNCM, le risque d’égarement nécessite des stratégies particulières, en complément de dispositifs de sécurité.
Les risques de disparition peuvent être plus importants pour les personnes vivant avec un TNCM, ce qui peut compromettre leur santé, leur sécurité et leur bien-être. Dans ce contexte, l’alerte SILVER est une alerte médiatique qui vise à informer rapidement la population lorsqu’une personne vivant avec un TNCM est portée disparue et que les circonstances font craindre pour sa santé et sa sécurité.
La fiche signalétique (PDF 654 Ko) constitue un outil préventif rassemblant l’information essentielle en cas de disparition. Généralement remplie par un proche, elle inclut des données d’identification, des coordonnées de personnes-ressources, des renseignements médicaux et d’autres renseignements utiles. Ce document facilite les recherches et les interventions des services d’urgence, contribuant ainsi à protéger ces personnes vulnérables et à intervenir rapidement en cas de besoin.