Définition

Pandémie (COVID-19) : les ressources sont toujours disponibles

Malgré le contexte actuel de pandémie de la maladie à coronavirus (COVID‑19), l’aide et les ressources demeurent disponibles en tout temps pour les victimes d’agression sexuelle et les agresseurs. Un soutien adapté aux consignes de la santé publique est offert par des professionnels qui sont spécialement formés pour offrir une aide immédiate ou pour donner de l’information. N’hésitez pas à les contacter.

Ligne-ressource provinciale pour les victimes  1  888  933‑9007

Urgence  9‑1‑1

L’agression sexuelle est un acte abusif qui vise à soumettre une personne à ses propres désirs sexuels sans avoir obtenu son consentement au préalable.  

Dans certaines situations, même si l’agresseur prétend avoir obtenu le consentement de sa victime, il s’agit tout de même d’une agression sexuelle, par exemple :  

  • si la personne n’a pas donné son consentement sur le moment; 
  • si la personne est mineure (voir âge légal du consentement); 
  • si la personne est sous l’influence de l’alcool, de drogues, de médicaments;  
  • si la personne est figée par l’effet de surprise; 
  • si la personne est terrorisée; 
  • etc. 

Les agressions sexuelles peuvent évidemment être commises avec contact physique, mais, contrairement à la croyance populaire, elles peuvent aussi être commises sans contact physique. Par exemple, on considère qu’il y a agression sexuelle lorsqu’une personne montre ses parties génitales à une autre ou qu’elle se masturbe devant elle sans son consentement. Toutefois, pour être jugée criminelle, une agression sexuelle doit comporter les éléments suivants 

  • usage de la force contre une personne; 
  • présence d’un contexte sexuel (pour distinguer des agressions physiques ou armées, des voies de fait, etc.); 
  • absence de consentement de la personne. 

Notons qu’il n’existe pas de profil type pour les victimes d’agressions sexuelles. Les femmes et les enfants sont plus susceptibles de vivre des agressions, mais les hommes peuvent également en subir.

Formes d'agression sexuelle

Les agressions sexuelles prennent de nombreuses formes, avec ou sans contact.  

Baisers à caractère sexuel 

  • sur la bouche; 
  • sur les fesses;  
  • sur les seins; 
  • sur les parties génitales. 

Contact entre la bouche ou la langue et des parties intimes 

  • cunnilingus (contact avec la vulve, le clitoris ou l’entrée du vagin); 
  • fellation (contact avec le pénis ou les testicules); 
  • anulingus (contact avec l’anus).  

Attouchement sexuel (même par-dessus les vêtements) 

  • toucher les parties génitales; 
  • toucher les fesses et les cuisses; 
  • toucher les seins; 
  • masturber quelqu’un sans son consentement; 
  • se faire masturber par quelqu’un sans son consentement. 
  • Pénétration vaginale ou anale (viol) 
    • avec le pénis; 
    • avec les doigts; 
    • avec des objets.  

Certaines formes d’agression sont souvent banalisées, mais elles sont des agressions sexuelles au même titre que les autres. Dans cette catégorie, nous trouvons 

  • l’envoi numérique de contenu sexuel non sollicité (photo de parties intimes (dick pic), vidéo à caractère sexuel (sex tape), etc.); 
  • le harcèlement (commentaires déplacés, avances insistantes, blagues vulgaires, etc.); 
  • le frotteurisme (se frotter les parties génitales ou les seins sur quelqu’un, même par-dessus les vêtements); 
  • l’exhibitionnisme (montrer ses parties génitales, ses fesses ou ses seins ou se masturber devant quelqu’un ou en public); 
  • le voyeurisme (espionner quelqu’un dans son intimité ou tenter de voir les parties intimes, les fesses ou les seins d’une personne).

Types de relation avec l’agresseur 

Le lien existant entre deux personnes ne peut en aucun cas servir de justification pour exiger des faveurs sexuelles. Cela signifie que personne n’a le droit d’obliger quiconque à se soumettre à ses désirs, peu importe le type de relation qu’ils entretiennent. 

Par exemple* :  

  • un conjoint ne peut pas obliger sa partenaire à avoir des rapports sexuels avec lui ou avec quelqu’un d’autre, et ce, qu’ils soient mariés ou non et peu importe le prétexte (remboursement d’une dette, acquisition de biens, devoir conjugal, etc.); 
  • un patron ne peut rien exiger qui soit à caractère sexuel d’un employé, et ce, sous aucun prétexte (compensation d’une faute ou d’une offense, promotion, augmentation de salaire, meilleures conditions de travail, etc.); 
  • un parent ne peut rien exiger de son enfant qui soit à caractère sexuel ni faire profiter quiconque du corps de son enfant ou ignorer un abus, et ce, sous aucun prétexte (remboursement d’une dette, acquisition de biens, etc.); 
  • un professeur ou directeur de recherche ne peut rien exiger qui soit à caractère sexuel d’un étudiant ou d’un employé, et ce, sous aucun prétexte (compensation d’une faute ou d’une offense, promesse de publication, promotion, augmentation de salaire, meilleures conditions de travail, etc.); 
  • un entraîneur sportif ne peut rien exiger qui soit à caractère sexuel de ses athlètes, et ce, sous aucun prétexte (compensation d’une faute ou d’une offense, meilleures conditions d’entraînement, occasion spéciale, etc.); 
  • un ami (connaissance, ami de la famille, colocataire, voisin, etc.) ne peut rien exiger de quiconque sans d’abord obtenir le consentement de la personne. 

* L’utilisation du masculin dans les exemples vise à refléter les statistiques. 

Il est important de savoir qu’une personne qui cède à la pression exercée sur elle pour s’adonner à une activité sexuelle n’a pas donné son consentement. La personne peut être surprise, voire stupéfaite, elle peut être terrorisée, donc il lui paraîtra moins risqué de ne pas résister. Lorsque cette situation survient entre conjoints, on la nomme « viol conjugal ».

Dénoncer ou pas : l’important c’est d’en parler!

Quels que soient leur âge ou leur statut social, les victimes d’agression sexuelle vivent souvent une grande confusion après les événements. Les émotions par lesquelles elles passent sont propres à chaque personne et peuvent être influencées par différents facteurs tels que l’âge, le sexe, le type d’agression subie, etc.  

Toutefois, certaines émotions sont plus susceptibles d’être ressenties après l’agression, comme l’incompréhension, l’humiliation, la honte, la rage, la tristesse, la peur, la culpabilité, etc. Par ailleurs, comme les victimes connaissent généralement leur agresseur, on peut ajouter à cette liste d’émotions : la trahison, le déni, la méfiance, etc. 

Les victimes ont instinctivement tendance à vouloir se laver, à prendre une douche ou un bain immédiatement après l’événement. Toutefois, il est recommandé de téléphoner à la ligneressource provinciale pour victimes d’agression sexuelle au 1  888  933‑9007 avant même de poser certains gestes qui peuvent sembler naturels. La personne au bout du fil pourra diriger les victimes vers des ressources régionales offrant un suivi médical et psychosocial après une agression. D’autres informations sont aussi disponibles, comme les détails concernant les délais à respecter pour les prélèvements d’ADN. À ce sujet, le chiffre à retenir est 5, car 

  • après l’agression et pendant les 5 jours suivant celle-ci, il est possible de faire des prélèvements d’ADN; 
  • plus de 5 jours après une agression, les prélèvements ne sont plus possibles, mais un examen médical est tout de même recommandé. Certaines lésions pourraient être observables, et l’examen permettra de s’assurer de la bonne santé physique et psychologique de la victime.  

D’autres réactions sont souvent présentes chez les victimes, par exemple, elles peuvent :  

  • craindre l’agresseur ou garder un contact plus rapproché avec lui; 
  • craindre les répercussions de la dénonciation; 
  • penser que personne ne les croira; 
  • croire qu’elles ont une part de responsabilité dans l’agression;  
  • penser que la dénonciation ne servirait à rien; 
  • ignorer à qui en parler; 
  • craindre le système judiciaire; 
  • etc. 

Dans les cas d’inceste (agression sexuelle entre membres d’une famille), les victimes peuvent également craindre d’être tenues responsables de l’éclatement de la famille si elles parlent de ce qui s’est produit. 

Lorsque la victime habite avec son agresseur et qu’elle subit de la violence sexuelle ou de la violence conjugale, elle craindra peut-être de devoir rester pour respecter son engagement de locataire. Par contre, dans ces conditions, il est toujours possible de résilier un bail sans pénalité. Le site Web d’Éducaloi Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. fournit de l’information à ce sujet et les intervenants des centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. ou des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. peuvent vous aider gratuitement. Si la victime qui habite avec son agresseur est mineure, il faut se tourner vers le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ).

À qui en parler?

Parfois, certaines victimes ont le besoin de se confier, mais ignorent à qui parler de leur agression. Dans ces situations, la meilleure action est de communiquer avec la ligne-ressource pour les victimes d’agression sexuelle au 1  888  933‑9007. Des personnes-ressources sont précisément là pour les aider.  

Le simple fait d’en avoir parlé avec la personne au téléphone peut faire une grande différence. On appelle cette étape le dévoilement de l’agression. Par la suite, les victimes peuvent se sentir plus en mesure d’en parler à un ami ou à un membre de leur famille ou de consulter une autre personne ressource (professionnel de la santé, psychologue, autres intervenants, etc.).  

Si les victimes se sentent incapables d’en parler avec une personne de leur entourage, elles peuvent écrire le récit de leur agression et le confier à un ami. L’important est de ne pas garder cet événement secret et d’essayer de noter tous les détails possibles, par exemple :  

  • la date; 
  • le lieu; 
  • l’heure à laquelle s’est produit l’événement; 
  • les vêtements que portait l’agresseur; 
  • l’état dans lequel se trouvait l’agresseur;  
  • les paroles prononcées; 
  • les gestes commis; 
  • les sons ou les conversations provenant d’une autre pièce; 
  • l’absence ou la présence de personnes à proximité;  
  • ou tout autre élément pertinent. 

Ces informations pourraient s’avérer utiles si les victimes décidaient, plusieurs mois ou années plus tard, de dénoncer leur agresseur à la police.

Dénoncer une agression 

Se faire agresser sexuellement étant un événement très difficile à vivre, l’idée de dénoncer l’agression à la police peut effrayer la victime au premier abord. En effet, il n’est pas rare que les victimes décident de dénoncer leur agresseur plusieurs mois, voire plusieurs années, après les faits. Raison de plus pour en parler à quelqu’un ou pour écrire les détails après l’événement.  

La dénonciation d’une agression sexuelle implique non seulement d’expliquer son histoire à de nombreux inconnus, mais aussi de devoir confronter son agresseur en cour. De plus, la perception des victimes par rapport au système judiciaire (sa lourdeur et le peu de condamnations des agresseurs) peut aussi freiner la volonté de celles-ci.  

Malgré cela, la dénonciation peut aussi être synonyme d’une grande délivrance pour la victime. Effectivement, les sentiments de honte et d’injustice ressentis après l’agression pourraient être remplacés par des sentiments de fierté et de reprise de pouvoir sur sa vie. 

Rôle des proches 

Dévoiler ou dénoncer une agression sexuelle exige une grande dose de courage des victimes, car elles devront raconter quelque chose d’intime et, en quelque sorte, revivre cet événement traumatisant en le racontant.  

Si la victime d’une agression sexuelle vous choisit comme personne de confiance pour l’écouter ou l’accompagner, assurez-vous 

  • de rester calme et ouvert; 
  • d’écouter attentivement le récit; 
  • de croire ce qu’on vous dit; 
  • d’éviter de juger; 
  • de valoriser le courage d’en parler; 
  • de déculpabiliser la victime. 

Vous pouvez jouer un rôle important dans la guérison de la victime en la soutenant et en lui proposant de l’accompagner dans ses démarches si elle décide de dénoncer son agresseur à la police. 

Conséquences d’une agression sexuelle 

Les victimes d’agression sexuelle peuvent subir des conséquences diverses à différents moments de leur vie (dans les jours, les mois, voire les années suivant l’agression). Les conséquences ou réactions de la victime sont le résultat de plusieurs facteurs :  

  • l'âge de la victime; 
  • la relation avec l’agresseur; 
  • le type d’agression subie; 
  • la durée et la fréquence des agressions sexuelles; 
  • le degré de violence utilisé au moment de l'agression sexuelle; 
  • les réactions de l'entourage lors du dévoilement; 
  • l'aide disponible. 

Même si chaque victime d’agression sexuelle vivra à sa manière les suites d’une agression sexuelle, certaines conséquences affectent la plupart d’entre elles. Voici quelques exemples de conséquences fréquentes 

  • troubles anxieux ou moments d’angoisse; 
  • troubles du sommeil ou cauchemars; 
  • perte de mémoire ou flash-back; 
  • difficultés sexuelles (baisse du désir, dégoût pour la sexualité, douleurs lors des relations sexuelles); 
  • déni (minimisation de l’impact de l’agression ou refus d’admettre ce qui s’est produit); 
  • dissociation ou dépersonnalisation (impression de ne plus habiter son corps); 
  • troubles alimentaires; 
  • problèmes de concentration; 
  • douleurs chroniques;  
  • difficultés relationnelles;  
  • infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) ou grossesse non désirée; 
  • problèmes de dépendance; 
  • problèmes financiers; 
  • émotions contradictoires, idées suicidaires, automutilation; 
  • etc. 

Les enfants victimes d’agression sexuelle, plus particulièrement, ont souvent tendance à adopter des comportements sexuels précoces.

Âge légal du consentement

La notion de consentement est au cœur du problème des agressions sexuelles. Sans consentement, une activité sexuelle devient une agression sexuelle.  

Pour protéger les enfants et les jeunes adolescents, le Code criminel canadien considère qu’une personne de moins de 16 ans n’est pas en mesure de donner son consentement : 16 ans est donc l’âge légal du consentement Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

En d’autres mots, si une personne âgée de 16 ans ou plus a une relation sexuelle avec une personne ayant moins de 16 ans, elle pourrait faire face à des accusations d'agression sexuelle.  

Toutefois, il existe des exceptions pour les adolescents qui ont des rapports sexuels volontaires et consentis entre eux en fonction de leur tranche d’âge. Tous les détails relatifs aux tranches d’âge et à leurs particularités se trouvent à la page Évaluer la relation.

Mythes et réalités

Plusieurs mythes persistent en ce qui concerne les agressions sexuelles. Voici quelques exemples de mythes et réalités.

Réalité : Au contraire, les agressions sexuelles sont rarement commises par de parfaits inconnus, même si cela est possible. Dans la grande majorité des cas, les victimes connaissent leur agresseur, et les agressions peuvent se passer n’importe où, même chez soi en plein jour.  

Réalité : Les enquêtes tendent plutôt à démontrer que le nombre d’agressions sexuelles est très élevé et que le nombre de dénonciations augmente d’année en année. Bien que le mouvement #MeToo puisse expliquer cette augmentation récente, il demeure que le phénomène des agressions sexuelles est très répandu. Au Québec, les données sont les suivantes : 

  • 1 fille sur 5 est victime de violences sexuelles avant d’avoir 18 ans; 
  • 1 fille sur 3 est victime d’agression sexuelle à partir de 16 ans. 

De plus, on estime qu’environ 5 % seulement des agressions sexuelles sont dénoncées aux autorités.  

Réalité : Le fait que les agresseurs soient acquittés ne signifie en rien qu’ils n’ont pas commis l’agression. Cela signifie plutôt que le système judiciaire actuel exige de prouver « hors de tout doute raisonnable » qu’il n’y a pas eu consentement. Cela devient alors très difficile puisque l’agression survient généralement à un moment où la victime est seule avec son agresseur, loin des témoins.  

De plus, environ 3 % seulement des dénonciations d’agressions sexuelles se révèlent être de fausses allégations. 

Réalité : Le problème des agressions sexuelles ne relève pas d’un problème d’appétit sexuel. En réalité, une agression sexuelle est avant tout une façon d’avoir le contrôle sur une personne, et non une façon d’assouvir un désir sexuel. D’ailleurs, les agresseurs ne jouissent pas systématiquement lors d’une agression sexuelle. 

Dans la majorité des cas, ce sont les hommes qui commettent les agressions sexuelles, mais les femmes peuvent également en commettre. 

Réalité : La plupart des agresseurs sont des gens ordinaires qui préméditent leur crime, étant donné qu’ils connaissent leur victime. Certains agresseurs vont fortement inciter leur victime à boire de l’alcool ou à prendre de la drogue pour la rendre plus facile à contrôler. D’autres vont plutôt faire du chantage émotif pour parvenir à leurs fins. Il se peut également que les agresseurs tentent de convaincre leur victime qu’elle a une dette envers eux, et qu’elle doit la « rembourser » en acceptant une relation sexuelle.  

Réalité : Même si environ 25 % des agresseurs ont eux-mêmes été agressés dans leur enfance, ce pourcentage n’est pas assez élevé pour affirmer que les garçons victimes d’agression sexuelle reproduiront ce schéma.  

Que faire si...

Je suis victime 

Si vous avez besoin d’une aide immédiate, composez le 9‑1‑1

Si vous avez besoin de soutien, d’écoute ou de conseils concernant les démarches à suivre, contactez la ligne-ressource pour victimes d’agression sexuelle au 1  888  933‑9007. Cette ligne d’écoute est confidentielle, bilingue et en fonction 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.  

Les intervenantes qui répondent au téléphone vous indiqueront où vous rendre pour obtenir un examen médical et une aide psychologique. Les personnes-ressources que vous rencontrerez sont spécialisées et elles sont là pour vous écouter, vous rassurer et répondre à toutes vos questions.  

Si vous souhaitez avoir des explications concernant les démarches pour dénoncer votre agresseur à la police, communiquez avec le DPCP (Directeur des poursuites criminelles et pénales) au 1 877 547‑3727. Cette ligne est en activité du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30. 

Pour les jeunes, il est aussi possible d’obtenir de l’aide par clavardage ou par téléphone en communiquant avec Tel-Jeunes 

Je suis témoin 

Il est utile de rappeler que les agressions sexuelles peuvent être commises sous forme d’attouchements même par-dessus les vêtements, de baisers à caractère sexuel, etc. (voir début de cette page). 

Si vous êtes témoin d’une agression sexuelle, intervenez. Si vous êtes témoin d’une scène d’attouchement dans un bar, dans un restaurant ou autre, vous pouvez interpeller l’individu et lui faire prendre conscience de ses gestes. Si vous sentez un quelconque danger pour vous ou pour la victime, composez le 9‑1‑1 sur-le-champ.  

Je suis un proche 

Lorsqu’une victime d’agression sexuelle se confie à vous, vous avez le pouvoir de jouer un rôle important dans son processus de guérison. Voici de quelle manière vous pouvez lui venir en aide 

  • Écoutez ce que la personne a à vous dire; 
  • Aidez-la à exprimer ce qu’elle ressent; 
  • Évitez de la juger; 
  • Croyez ce qu’elle vous dit; 
  • Évitez de minimiser ou d’amplifier les faits : contrôlez vos réactions; 
  • Valorisez la personne, soulignez sa force et son courage d’en parler; 
  • Montrez-vous disponible, que ce soit pour discuter ou pour l’accompagner dans ses démarches; 
  • Aidez la personne à se déculpabiliser : expliquez-lui que ce n’est pas sa faute. 

Si vous avez des questions ou des doutes quant à la manière d’intervenir auprès d’une personne victime d’agression sexuelle, vous pouvez demander conseil auprès de différentes ressources :  

J’ai agressé quelqu’un 

Prendre conscience que l’on a agressé quelqu’un peut être une révélation brutale. Il se peut que vous ayez réalisé l’ampleur d’un ou de plusieurs de vos gestes en lisant cette page. Pour cette raison, nous vous invitons à poser des questions, à vous informer au sujet de toutes les formes d’agression sexuelle et à communiquer avec la Ligne-ressource provinciale pour les victimes d'agression sexuelle au 1  888  933‑9007 toujours accessible sans frais, 24/7.

Soins et services

Centres désignés

Les centres désignés sont des établissements qui offrent différents services d’aide médicale et psychologique aux personnes victimes d’agression sexuelle. Ces services sont assurés par une équipe d’intervenants sociaux, d’infirmières et de médecins.

Les centres désignés sont souvent situés dans un centre hospitalier et sont accessibles 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Ils reçoivent les personnes victimes d’agression sexuelle quels que soient leur âge et leur sexe. Le délai d’attente y est minimal.

Si vous êtes victime d'agression sexuelle, vous pouvez vous rendre dans un centre désigné que vous ayez des blessures physiques apparentes ou non. Pour trouver le centre désigné le plus près, communiquez avec la ligne sans frais pour les victimes d'agression sexuelle (partout au Québec : 1 888 933-9007 et pour la région de Montréal : 514 933-9007).

Dès votre arrivée au centre désigné, vous rencontrerez une équipe de professionnels formés pour intervenir auprès des personnes victimes d’agression sexuelle. L’équipe est présente pour vous soutenir dans vos démarches. Vous aurez la possibilité de parler, d’exprimer vos besoins et vos émotions et d’être écouté. Durant cet échange, plusieurs questions vous seront posées.

À la suite de cet entretien, l’équipe déterminera avec vous quel type d’examen sera fait. Quel que soit l’examen, votre accord est nécessaire.    

L’examen médical est important pour votre santé et votre bien-être. Vous pouvez passer cet examen que vous portiez plainte ou non auprès des services policiers. L’examen permet de : 

  • vérifier votre état de santé global; 
  • traiter vos blessures et lésions; 
  • dépister les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS); 
  • prévenir une grossesse non désirée.

L’examen médicolégal est un examen médical qui comporte des prélèvements. Ceux-ci pourront être utilisés si vous décidez de porter plainte auprès des services policiers.

L’équipe multidisciplinaire vous donnera du soutien psychologique durant toute l’intervention au centre désigné.

L’équipe vous proposera aussi un suivi psychosocial pour vous aider à composer avec vos réactions et les séquelles de l’agression sexuelle. Vos proches pourront eux aussi bénéficier d’un suivi psychosocial.

Vous pouvez également communiquer avec l’une ou l’autre des ressources suivantes :

  • votre centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) ou votre centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS);
  • votre médecin de famille.

Pour trouver les coordonnées de votre CISSS, de votre CIUSSS ou de votre clinique de médecine familiale, consultez la section Trouver une ressource Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Aide et ressources

Urgence
Si vous avez besoin d’une aide immédiate, contactez le 9-1-1.
 
Ligne-ressource pour victimes d’agression sexuelle et d’exploitation sexuelle
Offre un service bilingue, gratuit, anonyme et confidentiel 24/7, partout au Québec.
1  888  933‑9007
 
Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
Les CAVAC sont présents dans toutes les régions du Québec et vous donnent accès à des professionnels formés en intervention.
1 866  532‑2822
Tel-Jeunes Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
Offre du clavardage en temps réel de 8 h à 22 h 30, 7/7 et de l'écoute téléphonique 24/24, 7/7.
1  800  263‑2266
 
SOS violence conjugale Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
SOS violence conjugale offre de l'écoute téléphonique, un soutien psychologique, de l'intervention immédiate ainsi qu'un service de référence aux maisons d'hébergement (SOS violence conjugale peut appeler pour toi).
1  800  363‑9010
 
Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
Le CALACS offre de l'aide directe aux femmes et aux adolescentes agressées sexuellement. Il offre également du soutien téléphonique, des groupes de soutien, un service d'accompagnement aux victimes fin de les appuyer dans leurs démarches (police, hôpital, etc.) et des services aux proches des victimes.
1  877 717‑5252
 
Faire un signalement au drecteur de la protection de la jeunesse (DPJ) 
Vous pouvez faire un signalement au DPJ 7/7, 24/24, par téléphone ou par écrit. 
 
Coordonnées des organismes du programme ESPACE (familles et enfants) Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
Le programme ESPACE offre des ateliers divers auprès des enfants et de l'écoute téléphonique. 
 
À cœur d’homme Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
Service de référence, d’intervention et de suivi qui offrent de l’aide aux conjoints et aux pères ayant des comportements violents. 
1  877  660‑7799
 
Ligne téléphonique destinée à renseigner les personnes victimes de violences sexuelles qui envisagent de déposer une plainte auprès des policiers (DPCP) Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
1 877 547‑3727
 
Éducaloi (capsule sur le consentement sexuel) Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
1 800 668‑2473
 
Trousse Média sur les agressions sexuelles Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
Liste de services aux victimes et enfants exposés à la violence conjugale.