Axes d'intervention

Confronté à des événements récurrents et soutenus de violence par armes à feu, particulièrement sur le territoire métropolitain, le ministère de la Sécurité publique souhaite agir de manière cohérente et concertée, avec ses partenaires policiers, en proposant une stratégie nationale de lutte contre la violence liée aux armes à feu. Dans le cadre de cette stratégie, le ministère de la Sécurité publique lance l'Opération CENTAURE (Coordination des Efforts Nationaux sur le Trafic d’Armes, Unis dans la Répression et les Enquêtes).

Avec des investissements additionnels totalisant près de 88,9 M$ au cours des cinq prochaines années, le ministère de la Sécurité publique et ses partenaires du monde policier souhaitent s’attaquer à la problématique de la violence liée aux armes à feu sous trois axes de répression, soit :

  1. L’intervention locale sur la possession d’armes à feu illégales
  2. L’ajout de la violence armée aux priorités policières de la lutte contre le crime organisé
  3. L’affaiblissement de l’approvisionnement en armes à feu

Objectifs

Renforcer la capacité d’agir des corps de police

Afin d’augmenter la pression et de déstabiliser les réseaux criminels partout au Québec, 78 nouvelles ressources sont ajoutées dans les différentes escouades locales, régionales et nationales qui sont en place pour lutter contre le crime organisé partout au Québec. Cet ajout permettra notamment :

  • D’agir rapidement auprès des personnes qui risquent de faire usage de violence armée et à la suite d’événements liés aux armes à feu;
  • De lutter contre l’approvisionnement et le trafic d’armes à feu;
  • De maintenir la pression et de déstabiliser l’ensemble de la structure criminelle organisée;
  • D’assurer l’implication des corps de police sur l’ensemble du territoire québécois;
  • De maximiser le renseignement à l’échelle provinciale et ainsi de créer des possibilités d’enquêtes permettant de s’attaquer à des problèmes locaux et ponctuels.

Avec ses escouades mixtes, le Québec dispose déjà d’une structure de concertation unique au Canada pour lutter contre le crime organisé. Ce rehaussement permettra de bonifier la structure à tous les niveaux afin de lutter contre la problématique des armes à feu dans sa globalité et à l’échelle provinciale, mais plus particulièrement sur le territoire de Montréal.

Par le déploiement de la Stratégie québécoise de lutte contre la violence liée aux armes à feu, le gouvernement prévoit également de soutenir les services de police de Laval (SPL) et de Longueuil (SPAL) afin de renforcer leur escouade respective de crime organisé et leur soutien en renseignement, par l’ajout de ressources. Ce financement additionnel permettra respectivement l’ajout de cinq policiers à Laval et de quatre à Longueuil pour intervenir de façon rapide et ciblée auprès des personnes qui risquent de commettre des actes violents avec une arme à feu.

Un financement additionnel est également accordé au SPVM pour lui permettre d’acquérir de nouveaux équipements et d’offrir davantage de formation aux équipes spécialisées contre la violence armée.

Une enveloppe annuelle est également prévue afin d’appuyer les corps de police de plus petites municipalités ainsi que les corps de police autochtones dans la réalisation de projets d’enquête ponctuels impliquant des armes à feu.

Perturber l’approvisionnement illégal des armes à feu

Pour identifier et déstabiliser les réseaux d’approvisionnement illégaux d’armes à feu, le ministère de la Sécurité publique a créé l’Équipe intégrée de lutte contre le trafic d’armes (EILTA). En fonction depuis août 2021, l’EILTA a pour mandat de mener des enquêtes visant à établir l’origine et le parcours des armes à feu saisies. Cette coordination des efforts d’enquête permet d’assurer une plus grande fluidité du partage du renseignement criminel entre les différents corps de police et une répartition des efforts sur tous les angles d’enquête.

Soutenir le développement des connaissances

Une meilleure compréhension des phénomènes associés à la violence armée est essentielle pour intervenir sur leurs composantes. C’est pourquoi la Stratégie québécoise englobe une série d’initiatives déjà mises en œuvre et dont l’objectif est de développer la connaissance scientifique et le renseignement criminel.

Parallèlement, par l’ajout de 15 nouvelles ressources et l’acquisition d’équipements supplémentaires, le renforcement des capacités du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale permettra de répondre à l’augmentation des demandes en analyses balistiques et, ainsi, d’offrir l’appui nécessaire aux enquêteurs pour identifier les armes à feu recouvrées.

Prévenir la criminalité

En plus de déployer plusieurs nouveaux moyens pour appuyer les corps de police, le ministère de la Sécurité publique continue de mettre en place des initiatives en prévention de la criminalité avec :

  • le Programme de prévention de la délinquance par les sports, les arts et la culture, financé par le Fonds d’action contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs, qui appuie les initiatives de 21 organismes communautaires proposant des activités aux jeunes comme solution de rechange à la délinquance et à l’adhésion aux gangs de rue, tout en favorisant leur développement social;
  • des initiatives en collaboration avec bon nombre de partenaires en prévention de la criminalité sur le territoire de Montréal.
     

Partenaires financiers

La Stratégie québécoise de lutte contre la violence liée aux armes à feu est financée par :

  • le gouvernement du Québec;
  • le Fonds d’action contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs (FACVAFG) du gouvernement du Canada;
  • la Ville de Montréal;
  • la Ville de Laval.