Les chantiers maritimes du Québec assurent l’entretien, la réparation et la construction de navires de tailles et d’usages variés (p. ex., plateformes d’exploitation pétrolière, navires d’excursion, traversiers, remorqueurs, barges et bateaux de pêche) destinés aux marchés québécois, canadien et international. Ces chantiers contribuent à la vitalité des communautés où ils sont implantés en offrant des emplois spécialisés et bien rémunérés.
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Présentation de l’industrie
L’industrie navale québécoise regroupe une dizaine de chantiers maritimes, des ingénieurs et architectes navals, plusieurs centaines de fournisseurs de matériaux et des fabricants de pièces.
Cette chaîne d’approvisionnement constitue un puissant moteur de développement économique et social pour l’ensemble du Québec. Elle joue également un rôle déterminant dans la compétitivité du secteur face à la concurrence internationale.
Le Québec possède une expertise en construction, en réparation, en modification et en modernisation de navires, notamment :
des traversiers;
des remorqueurs;
des navires de recherche;
des barges.
À cela s’ajoute la construction de brise-glaces polaires par le truchement de l’une des filiales finlandaises de Groupe Davie.
L’expertise québécoise permet ainsi d’assurer une offre intégrée pour l’industrie maritime canadienne.
Grands enjeux
L’accès aux marchés internationaux demeure difficile pour l’industrie navale puisque :
le Canada ne représente qu’une faible part de l’industrie navale mondiale;
le marché mondial est dominé par la Corée du Sud, le Japon et la Chine;
la législation américaine fait en sorte que le marché maritime des États-Unis est pratiquement fermé. De plus, le gouvernement américain multiplie les interventions afin d’accroître la capacité et la compétitivité de ses chantiers navals.
Bien que la concurrence soit féroce sur les marchés internationaux, les chantiers québécois réussissent à tirer leur épingle du jeu grâce à l’obtention d’un nombre croissant de contrats gouvernementaux. Par ailleurs, le Québec abrite le plus grand chantier naval du Canada, soit Chantier Davie Canada. Celui-ci a récemment été intégré à la Stratégie nationale de construction navale du gouvernement du Canada, ce qui en fait son troisième chantier partenaire et le responsable d’une partie du renouvellement de la flotte fédérale.
Le recrutement et la fidélisation de la main-d’œuvre qualifiée pourraient représenter un défi au cours des prochaines années. En revanche, les avancées technologiques et la robotisation pourraient jouer un rôle déterminant afin d’assurer l’avenir du secteur.
Faits saillants
Les chantiers maritimes emploient directement un peu plus de 2 000 personnes et génèrent des retombées dans d’autres secteurs d’activité, tels que :
le transport maritime;
le remorquage portuaire;
le secteur des pêches.
Jusqu’à 200sous-traitants et fournisseurs québécois, dont plus de 90% sont des PME, offrent des produits et services aux chantiers navals. Réparties partout au Québec, ces entreprises contribuent à répondre à la croissance rapide de la capacité de production des chantiers fortement sollicités, tout en assurant une distribution des retombées économiques à l’échelle du territoire.
Le Québec compte la majorité des chantiers navals de taille intermédiaire du Canada, dont :
Groupe Océan, qui possède quatre établissements;
Chantier Naval Forillon, qui possède deux établissements;