Retour à la page S’adapter aux changements climatiques

Solutions pour s’adapter à l’érosion et à la submersion côtières

Plusieurs solutions peuvent être envisagées pour contrer l’érosion et la submersion côtières. Par exemple, on peut réaménager les berges dans les secteurs en érosion en ajoutant des sédiments, comme du sable, ou des galets. On appelle cette méthode de protection une recharge de plage. La recharge permet d'atténuer l'effet des vagues en élargissant et en élevant le niveau de la plage. Ces actions permettent de protéger les bâtiments et les infrastructures contre l'érosion et la submersion côtières.

On peut aussi cartographier les côtes pour déterminer les zones à risque et localiser les infrastructures en fonction des niveaux de risques d’érosion ou de submersion côtières.

Exemples de projets

Plusieurs projets contribuent à rendre le Québec plus résilient face à l’érosion et la submersion côtière. En voici quelques exemples.

Recharge de plage à Percé

La ville de Percé est particulièrement vulnérable à l’érosion de ses berges. Le projet de réhabilitation de la promenade a été réalisé afin de protéger les berges et les infrastructures qui ont été endommagées à la suite de grandes tempêtes. Le mur de béton qui longeait la berge  a été retiré, pour recréer un environnement naturel qui est moins vulnérable à l’érosion. Une recharge de plage avec des galets a été réalisée, ce qui a permis l’aménagement d’une nouvelle promenade, d'accès à la berge et d’installations récréotouristiques. 

Le projet a aussi permis à Percé de revitaliser son centre-ville et aux résidents de même qu’aux visiteurs de se réapproprier le littoral.

Recharge de plage et déménagement d’un bâtiment historique à La Grave

Pour protéger les bâtiments et la route contre l’érosion côtière à La Grave, aux Îles-de-la-Madeleine, une recharge de plage a été réalisée. En 2021, plus de 75 000 tonnes de matériaux granulaires ont été réparties sur une longueur de 640 mètres. Les vagues peuvent maintenant déferler sur une pente de gravier, protégeant ainsi les bâtiments de l’érosion. Un bâtiment commercial historique a aussi été déplacé puisqu’il se trouvait trop près de la ligne des eaux pour être protégé par la recharge.  

Recherche scientifique

Le Laboratoire hydraulique environnemental de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) est unique en Amérique du Nord. Ce grand laboratoire de 120 mètres de longueur, 5 mètres de largeur et 5 mètres de profondeur permet de simuler les houles, la marée et les courants de grand débit. On peut ainsi y élaborer des approches durables de gestion du littoral pour contrer l’érosion engendrée par les changements climatiques. Ces recherches permettent, par exemple, de choisir les bons matériaux (galets, roches ou autres) et tester des solutions fondées sur la nature pour résister aux assauts de la mer.

Protection des citoyens et du coeur de village à Sainte-Flavie

Pour faire face à la montée du niveau de l’eau et à l’augmentation des risques d’érosion et de submersion côtières engendrés par les changements climatiques, la Municipalité de Sainte-Flavie, dans le Bas-Saint-Laurent, a dû choisir plusieurs mesures préventives d’adaptation selon les risques documentés dans différents secteurs. Dans le but de protéger la sécurité de ses citoyens, elle a été dans l’obligation de démolir ou de protéger plusieurs résidences construites en bordure de la côte. De plus, afin de protéger le cœur du village et de préserver sa vitalité sociale, économique et culturelle, elle a dû réaliser des travaux de recharge de plage sur 1,5 kilomètre.

Dernière mise à jour : 12 février 2026