S’adapter aux changements climatiques

Les impacts des changements climatiques se font de plus en plus sentir. Ils entraînent, entre autres, une hausse de la fréquence des événements météorologiques extrêmes, tels que des vents violents, des pluies fortes causant des inondations, des vagues de chaleur et des sécheresses augmentant le risque de feux de forêt, et plus encore. C’est pourquoi il faut s’adapter pour protéger notre qualité de vie, tout en continuant de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, afin de freiner le réchauffement climatique. C'est ce que le Québec s'est engagé à faire à travers son Plan pour une économie verte 2030.

La société doit s’adapter aux impacts des changements climatiques déjà ressentis, et à ceux à venir, puisque le Québec ne pourra pas les éviter. Les interventions doivent reposer sur la science. Cette dernière nous aide à mieux comprendre les transformations climatiques qui surviennent et la recherche nous permet d’élaborer des solutions concrètes aux nombreux défis qui se dressent devant nous.

Finalement, le Québec s’est engagé à réaliser l’adaptation aux changements climatiques en prenant en compte les principes associés à une « transition juste », c’est-à-dire que les changements apportés à la société doivent être équitables et à l’avantage d’un maximum d’individus, pour que tout le monde puisse en retirer les bienfaits.

S’adapter à la chaleur et aux pluies fortes

Les changements climatiques causent une augmentation des vagues de chaleur et des pluies abondantes. Ces phénomènes ont plusieurs conséquences possibles :

  • La santé de plusieurs personnes peut être affectée par la chaleur; 
  • Les bâtiments résidentiels peuvent être inondés, car les réseaux d’égouts sont surchargés par les pluies abondantes.

La création d’îlots de fraîcheur et l’aménagement d’infrastructures vertes, qui sont des espaces naturels ou aménagés avec des végétaux, sont incontournables pour contrer l’effet des canicules et assurer une meilleure gestion de l’eau de pluie. 

C’est pour cette raison que des programmes comme OASIS financent les actions d’adaptation au sein des municipalités et des communautés autochtones. En effet, le programme OASIS soutient la mise en place d’infrastructures vertes, telles que des toitures et des murs végétalisés, des bassins de rétention et des jardins pour gérer l’eau de pluie afin de protéger la population des vagues de chaleur et des inondations.

Le programme Accélérer la transition climatique locale (ATCL) offre aussi du financement aux organismes municipaux pour qu’ils planifient et mettent en œuvre des projets qui permettront d’adapter les municipalités du Québec et de réduire leurs émissions de GES.

Plusieurs mesures d’adaptation individuelle permettent aussi de réduire les impacts des grandes chaleurs.

Apprenez-en plus sur les solutions pour s’adapter à la chaleur et aux pluies fortes et découvrez des projets réalisés.

S’adapter aux inondations

Au Québec, une part importante de la population habite à proximité d’un cours d’eau. Il est donc essentiel de protéger la population et les infrastructures contre les inondations, qui touchent particulièrement les régions situées plus au sud de la province. En effet, les crues printanières, les embâcles et les pluies torrentielles font gonfler les rivières, qui peuvent alors sortir de leur lit. Les changements climatiques font augmenter la fréquence de ces événements, qui sont désastreux pour les populations qui les subissent. 

C’est pour cette raison que des travaux de cartographie sont réalisés pour surveiller les débits des cours d’eau et délimiter les zones à risque. Une application comme Vigilance, permet, par exemple, d’identifier les zones qui pourraient être inondées, lors de fortes pluies ou de périodes de dégel, permettant ainsi de surveiller, d’alerter et de mobiliser rapidement des intervenants en cas d’urgences. 

Apprenez-en plus sur les solutions pour s’adapter aux inondations et découvrez des projets réalisés.

S’adapter à l’érosion et à la submersion côtières

Les changements climatiques entraînent la hausse du niveau des océans, la diminution du couvert de glace et le changement de fréquence et d’intensité des tempêtes. Ces modifications causent l’augmentation de l’érosion côtière (dégradation des berges, des rives et des côtes) et de la submersion côtière (inondation des sols en bordure de mer). 

Ces phénomènes affectent la population en menaçant la santé et la sécurité des résidents qui habitent près de l’eau. Ils influent aussi négativement sur l’activité économique des régions côtières et endommagent les infrastructures routières.

L’aménagement adéquat des côtes de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent est essentiel pour protéger les populations et les infrastructures des dommages causés par l’érosion côtière. Le  Bureau de projets en érosion et submersion côtières soutient l’élaboration des plans d’intervention avec les milieux afin de protéger les berges. Les zones à risque sont cartographiées et documentées pour mieux protéger les infrastructures et les bâtiments, ainsi que la vitalité socioéconomique des communautés. Des rapports scientifiques et des cartes illustrant les types de côtes, les usages, les écosystèmes et l’exposition des infrastructures à l’érosion côtière sont disponibles sur le site Web du projet Résilience côtière.

Apprenez-en plus sur les solutions pour s’adapter à l’érosion et à la submersion côtières et découvrez des projets réalisés.

Adapter l’agriculture

Déjà, plusieurs producteurs et productrices agricoles ressentent les effets des changements climatiques et se voient dans l’obligation de revoir leurs pratiques. Ils et elles doivent s’ajuster :

  • à la hausse des températures;
  • à l’allongement des saisons de croissance;
  • aux changements de fréquence et d’intensité des précipitations;
  • à la présence de nouveaux insectes ravageurs;
  • à la présence d’espèces exotiques envahissantes.

Ce secteur d’activité étant essentiel au Québec, plus que jamais des actions sont posées et de plus en plus d’experts lancent des projets et font de la recherche afin de soutenir les producteurs et productrices qui nourrissent la population.

Apprenez-en plus sur les solutions pour adapter l’agriculture et découvrez des projets réalisés.

S’adapter aux feux de forêt

Avec les changements climatiques, l’augmentation des températures entraîne une série d’événements extrêmes, qui occasionnent de plus en plus de feux de forêt. Par exemple, on assiste à :

  • des vagues de chaleur et de longues périodes sans pluie qui assèchent les forêts;
  • des orages électriques dont les éclairs déclenchent les feux;
  • des vents violents qui favorisent la propagation des flammes.

Les risques sont encore plus grands dans les forêts de conifères, qui sont plus sensibles aux feux que les forêts de feuillus, généralement plus humides.

Des actions pour protéger les populations contre les feux de forêt sont posées au Québec. Des pompiers sont formés pour faire face aux situations extrêmes déclenchées par les changements climatiques. Les éléments pouvant entraîner des feux de forêt sont aussi surveillés afin de réagir rapidement. 

Apprenez-en plus sur les solutions pour s’adapter aux feux de forêt et découvrez des projets réalisés.

Adapter le nord du Québec

Au Québec, on retrouve le pergélisol au Nunavik (au nord du 55e parallèle). Le pergélisol est un sol qui demeure gelé pendant au moins deux années consécutives. Les changements climatiques affectent le pergélisol en faisant fondre la glace qu’il contient, ce qui peut endommager les résidences, les routes et les infrastructures construites sur ce type de terrain. Les populations du nord du Québec sont affectées par le dégel du pergélisol. Les bâtiments et les routes de cette partie du territoire doivent donc être construits, entretenus ou adaptés en fonction des risques liés à la dégradation du pergélisol. 

La Chaire de recherche en partenariat sur le pergélisol au Nunavik de l’Université Laval travaille à développer des connaissances afin de faciliter la construction d’installations qui sont résilientes et durables dans un contexte de changements climatiques.

Dernière mise à jour : 12 février 2026