Lutte contre les changements climatiques
S’adapter aux changements climatiques
Les impacts des changements climatiques se font de plus en plus sentir. Ils entraînent entre autres de fortes pluies qui causent des inondations, des vagues de chaleur et des sécheresses qui augmentent le risque de feux de forêt, une intensification de l’érosion et de la submersion côtières, et plus encore. Le Québec subira les impacts de ces aléas climatiques. Il doit s’adapter pour protéger la qualité de vie de sa population, tout en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre pour freiner le réchauffement climatique. C'est ce qu’il s'est engagé à faire à travers son Plan pour une économie verte 2030.
L’adaptation vise à réduire les risques liés aux changements climatiques et leurs conséquences sur la société, l’économie, les écosystèmes et les infrastructures. Elle peut passer par des changements dans notre manière d’occuper le territoire ou de concevoir nos infrastructures, dans nos systèmes de production, dans nos politiques et nos comportements individuels. Pour être efficace, elle doit s’appuyer sur la science, pour qu’on puisse mieux comprendre les changements climatiques et leurs impacts, et trouver des solutions concrètes pour les réduire et y faire face.
Investir dans l’adaptation est rentable puisque chaque dollar investi peut générer de 13 $ à 15 $ d’économies à long terme. Les solutions d’adaptation doivent être soigneusement planifiées dans le temps pour que leurs bénéfices soient maximisés. Plusieurs outils sont disponibles pour soutenir les différents acteurs de la société dans cette planification.
Toutefois, dans certaines circonstances, des solutions d’adaptation peuvent s’avérer inefficaces, créer de nouveaux problèmes ou rendre des milieux ou des personnes plus vulnérables. C’est ce qu’on appelle la « maladaptation ». Il est donc important que les mesures d’adaptation soient basées sur la science, et qu’elles soient rigoureusement planifiées et considérées dans leur ensemble; nous pourrons ainsi choisir les plus efficaces, maximiser leurs retombées et limiter leurs effets négatifs.
Pour mieux comprendre ces concepts et leurs applications, consultez le document S’adapter aux changements climatiques tout en évitant la maladaptation (PDF 722 Ko), qui présente différents types de mesures d’adaptation, leurs avantages et les conséquences associées à des choix mal adaptés.
Enfin, le Québec met en œuvre l’adaptation dans le respect du principe de « transition juste », c’est-à-dire que les bénéfices et les coûts découlant des changements apportés à la société doivent être équitablement répartis entre différents acteurs de la société et entre les générations. Cela implique entre autres qu’on soutienne en priorité ceux et celles qui doivent composer avec un niveau de risque plus élevé face aux changements climatiques.
Actions pour se protéger des impacts des changements climatiques
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S’adapter à la chaleur et aux pluies fortes
On peut réaménager nos milieux de vie pour protéger les gens face aux canicules et prévenir les dommages aux infrastructures causés par les pluies intenses.
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S’adapter aux inondations
Diverses interventions sont possibles pour protéger les villes et villages des inondations engendrées par les pluies fortes et les périodes de gel-dégel.
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S’adapter à l’érosion et à la submersion côtières
Pour protéger nos berges et nos rives, de plus en plus de recherches sont effectuées et des solutions concrètes sont mises en place au Québec.
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Adapter l’agriculture
Pour atténuer l’impacts des changements climatiques sur l’agriculture, il est possible d’aménager et de cultiver les champs autrement.
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S’adapter aux feux de forêt
En posant des gestes concrets, on peut prévenir la propagation des feux de forêt et limiter la présence de combustibles dans les communautés forestières.
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Adapter le nord du Québec
De la recherche est effectuée pour revoir les façons de construire et d’entretenir les infrastructures situées dans les communautés du nord du Québec.
S’adapter à la chaleur et aux pluies fortes
Les changements climatiques causent une augmentation des vagues de chaleur et des pluies abondantes. Ces phénomènes ont plusieurs conséquences possibles :
- La santé de plusieurs personnes peut être affectée par la chaleur;
- Les bâtiments résidentiels peuvent être inondés, car les réseaux d’égouts sont surchargés par les pluies abondantes.
La création d’îlots de fraîcheur et l’aménagement d’infrastructures vertes, qui sont des espaces naturels ou aménagés avec des végétaux, sont incontournables pour contrer l’effet des canicules et assurer une meilleure gestion de l’eau de pluie.
C’est pour cette raison que des programmes comme OASIS financent les actions d’adaptation au sein des municipalités et des communautés autochtones. En effet, le programme OASIS soutient la mise en place d’infrastructures vertes, telles que des toitures et des murs végétalisés, des bassins de rétention et des jardins pour gérer l’eau de pluie afin de protéger la population des vagues de chaleur et des inondations.
Le programme Accélérer la transition climatique locale (ATCL) offre aussi du financement aux organismes municipaux pour qu’ils planifient et mettent en œuvre des projets qui permettront d’adapter les municipalités du Québec et de réduire leurs émissions de GES.
Plusieurs mesures d’adaptation individuelle permettent aussi de réduire les impacts des grandes chaleurs.
Apprenez-en plus sur les solutions pour s’adapter à la chaleur et aux pluies fortes et découvrez des projets réalisés.
S’adapter aux inondations
Au Québec, une part importante de la population habite à proximité d’un cours d’eau. Il est donc essentiel de protéger la population et les infrastructures contre les inondations, qui touchent particulièrement les régions situées plus au sud de la province. En effet, les crues printanières, les embâcles et les pluies torrentielles font gonfler les rivières, qui peuvent alors sortir de leur lit. Les changements climatiques font augmenter la fréquence de ces événements, qui sont désastreux pour les populations qui les subissent.
C’est pour cette raison que des travaux de cartographie des zones inondables sont réalisés pour délimiter les zones à risque. Il est d’ailleurs possible de vérifier si une propriété est située en zone inondable ou dans la zone de mobilité d’un cours d’eau en inscrivant son adresse dans la carte interactive.
Une application comme Vigilance, permet, par exemple, d’identifier les zones qui pourraient être inondées, lors de fortes pluies ou de périodes de dégel, permettant ainsi de surveiller, d’alerter et de mobiliser rapidement des intervenants en cas d’urgences.
Apprenez-en plus sur les solutions pour s’adapter aux inondations et découvrez des projets réalisés.
S’adapter à l’érosion et à la submersion côtières
Les changements climatiques entraînent la hausse du niveau des océans, la diminution du couvert de glace et le changement de fréquence et d’intensité des tempêtes. Ces modifications causent l’augmentation de l’érosion côtière (dégradation des berges, des rives et des côtes) et de la submersion côtière (inondation des sols en bordure de mer).
Ces phénomènes affectent la population en menaçant la santé et la sécurité des résidents qui habitent près de l’eau. Ils influent aussi négativement sur l’activité économique des régions côtières et endommagent les infrastructures routières.
L’aménagement adéquat des côtes de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent est essentiel pour protéger les populations, les infrastructures et les écosystèmes des dommages causés par l’érosion côtière. Le Bureau de projets en érosion et submersion côtières soutient l’élaboration des plans d’intervention avec les milieux afin de protéger les berges. Les zones à risque sont cartographiées et documentées pour mieux protéger les infrastructures et les bâtiments, ainsi que la vitalité socioéconomique des communautés. Des rapports scientifiques et des cartes illustrant les types de côtes, les usages, les écosystèmes et l’exposition des infrastructures à l’érosion côtière sont disponibles sur le site Web du projet Résilience côtière.
Apprenez-en plus sur les solutions pour s’adapter à l’érosion et à la submersion côtières et découvrez des projets réalisés.
Adapter l’agriculture
Déjà, plusieurs producteurs et productrices agricoles ressentent les effets des changements climatiques et se voient dans l’obligation de revoir leurs pratiques. Ils et elles doivent s’ajuster :
- à la hausse des températures;
- à l’allongement des saisons de croissance;
- aux changements de fréquence et d’intensité des précipitations;
- à la présence de nouveaux insectes ravageurs;
- à la présence d’espèces exotiques, dont les envahissantes.
Ce secteur d’activité étant essentiel au Québec, plus que jamais des actions sont posées et de plus en plus d’experts lancent des projets et font de la recherche afin de soutenir les producteurs et productrices qui nourrissent la population.
Apprenez-en plus sur les solutions pour adapter l’agriculture et découvrez des projets réalisés.
S’adapter aux feux de forêt
Avec les changements climatiques, l’augmentation des températures entraîne une série d’événements extrêmes, qui occasionnent de plus en plus de feux de forêt. Par exemple, on assiste à :
- des vagues de chaleur et de longues périodes sans pluie qui assèchent les forêts;
- des orages électriques dont les éclairs déclenchent les feux;
- des vents violents qui favorisent la propagation des flammes.
Les risques sont encore plus grands dans les forêts de conifères, qui sont plus sensibles aux feux que les forêts de feuillus, généralement plus humides.
Des actions pour protéger les populations contre les feux de forêt sont posées au Québec. Des pompiers sont formés pour faire face aux situations extrêmes déclenchées par les changements climatiques. Les éléments pouvant entraîner des feux de forêt sont aussi surveillés afin de réagir rapidement.
Apprenez-en plus sur les solutions pour s’adapter aux feux de forêt et découvrez des projets réalisés.
Adapter le nord du Québec
Au Québec, on trouve le pergélisol au Nunavik (au nord du 55e parallèle). Le pergélisol est un sol qui demeure gelé pendant au moins deux années consécutives. Les changements climatiques affectent le pergélisol en faisant fondre la glace qu’il contient, ce qui peut endommager les résidences, les routes et les infrastructures construites sur ce type de terrain. Les populations du nord du Québec sont affectées par le dégel du pergélisol. Les bâtiments et les routes de cette partie du territoire doivent donc être construits, entretenus ou adaptés en fonction des risques liés à la dégradation du pergélisol.
La Chaire de recherche en partenariat sur le pergélisol au Nunavik de l’Université Laval travaille à développer des connaissances afin de faciliter la construction d’installations qui sont résilientes et durables dans un contexte de changements climatiques.
Dernière mise à jour : 16 avril 2026