Population et territoire

Sur 14 106 Algonquins, plus de 6 490 habitent les 9 communautés de la nation. Sept des communautés algonquines se trouvent en Abitibi-Témiscamingue, plus précisément à Hunter’s Point, à Kebaowek, à Lac-Simon, à Kitcisakik, à Pikogan, à Timiskaming et à Winneway. Les deux autres, Lac-Rapide et Kitigan Zibi, sont situées dans la région de l’Outaouais.

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Langue

La langue algonquine (l’Anishnabemowin) Lire le contenu de la note numéro 1 est parlée dans la plupart des communautés; certaines personnes aînées ne connaissant d’ailleurs ni l’anglais ni le français. Comme langue seconde, les Algonquins utilisent l’anglais ou le français, et plusieurs sont trilingues.

Histoire

Traditionnellement, le mode de vie des Algonquins s’est articulé autour de la chasse, de la pêche, du piégeage et de la cueillette. Comme chez les autres groupes nomades, les activités de subsistance ont varié au rythme des saisons. L’été était l’occasion de grands rassemblements au cours desquels des mariages étaient célébrés. L’automne, les familles repartaient vers leur territoire de chasse pour y passer l’hiver.

La sédentarisation des Algonquins s’est accentuée au début du 20e siècle, lorsque l’Abitibi s’est ouverte à la colonisation. Les colons, les prospecteurs et les bûcherons y ont afflué, perturbant progressivement les activités traditionnelles de la nation. Plusieurs réserves se sont constituées de 1940 à 1974, entre autres celles de Lac-Simon, de Lac-Rapide, de Pikogan et de Kebaowek. Certaines communautés ne sont cependant pas constituées en réserve : Kitcisakik, Winneway et Hunter’s Point.

Économie

En général, les Algonquins administrent eux-mêmes les services gouvernementaux, tels l’éducation, la santé, le logement et le développement des infrastructures municipales, ce qui représente une importante source d’emplois. Les opérations forestières, le tourisme et l’artisanat constituent d’autres secteurs de leur activité économique.

Kitigan Zibi est la plus grande et la plus populeuse des communautés algonquines. On y trouve plusieurs petites entreprises de même qu’une maison des jeunes, un atelier pour personnes handicapées, un centre de traitement pour toxicomanes, un centre culturel, un poste de police, un foyer de groupe pour personnes semi-autonomes et un centre de services pour les femmes algonquines en difficulté, qui inclut quelques chambres.

Faits saillants

Les Anichinabés ou « hommes purs » font partie « des racines du Québec ». Ils vivent en harmonie avec la nature qui les entoure depuis plusieurs millénaires.

La langue anichinabée ou l’anicinabemowin est une langue imagée et enracinée dans le territoire. Elle est souvent enseignée par des illustrations et des pictogrammes, facilitant ainsi sa transmission.

La forêt, lieu sacré pour les Anichinabés, est le berceau de leur spiritualité, marquée par la présence de leurs ancêtres.

L’artisanat occupe une place importante dans les communautés, avec des créations uniques comme la poupée Abitibikwe de Pikogan. La confection de vêtements, de mocassins et de bijoux est non seulement un moyen de socialiser, mais aussi une expression de la richesse de la vie communautaire, où l’entraide et le partage sont au cœur du quotidien.

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Dernière mise à jour : 5 décembre 2025