Population et territoire

Avec environ 21 065 personnes, les Cris comptent parmi les nations autochtones les plus populeuses du Québec. Les neuf communautés cries sont situées sur les rives de la baie James (Waskaganish, Eastmain, Wemindji et Chisasibi) et de la baie d’Hudson (Whapmagoostui), ainsi qu’à l’intérieur des terres (Nemaska, Waswanipi, Mistissini et Oujé-Bougoumou). Inauguré en 1993, le village d’Oujé-Bougoumou, à l’architecture moderne, est un modèle d’intégration du mode de vie des Autochtones. Réalisation de l’architecte Douglas Cardinal, ce village a remporté de nombreuses distinctions sur la scène internationale, dont un prix décerné par les Nations unies.

Consultez la carte interactive pour accéder aux informations concernant les différentes nations et communautés autochtones du territoire québécois.

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Langue

La totalité de la population parle la langue crie (l’iiyiyuu ayimuun) Lire le contenu de la note numéro 1 , tandis que l’anglais est la langue seconde de la majorité. Un grand nombre de personnes, des jeunes surtout, parlent aussi français.

Histoire

Originaires des plaines de l’Ouest canadien, les Cris habiteraient la région de la Baie-James depuis environ 5 000 ans. Dans les années 1950, la présence grandissante du gouvernement fédéral, l’introduction de l’école obligatoire, la construction de maisons permanentes et le déclin du commerce des fourrures ont bouleversé leur mode de vie.

En 1971, l’annonce de la construction de grands barrages hydroélectriques, dans la région de la Baie-James, a mobilisé la nation crie. En 1975, à la suite de négociations tenues avec les gouvernements du Québec et du Canada, les Cris et les Inuits signent la Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBJNQ). La prise en charge d’obligations gouvernementales par les Cris, découlant de la CBJNQ, leur a permis de les adapter à leurs réalités, et ce, dans différents domaines, notamment en ce qui concerne :

  • les terres, qui sont à leur usage et à leur bénéfice exclusifs;
  • les droits de chasse, de pêche et de piégeage;
  • la participation aux structures d’évaluation environnementale des projets de développement sur le territoire;
  • plusieurs services :
    • santé et services sociaux,
    • éducation,
    • administration de la justice,
    • services policiers.

Plusieurs organismes ont alors été créés, dont le Gouvernement de la nation crie, la Commission scolaire crie et le Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James.

La nation crie a ainsi acquis davantage d’autonomie et elle évolue dans un cadre juridique différent des autres Premières Nations puisqu’elle n’est plus soumise à la Loi sur les Indiens.

Conclue en 2002, l’Entente concernant une nouvelle relation entre le gouvernement du Québec et les Cris du Québec – la paix des braves – est orientée dans une optique de respect mutuel, de responsabilisation accrue et d’une plus grande participation des Cris à la poursuite du développement du territoire. Cette entente repose sur le partenariat et la collaboration dans la mise en valeur de son potentiel forestier, minier et hydroélectrique, et est assortie d’une part des revenus qui en découlent.

En 2012, les Cris ont signé avec le gouvernement du Québec une entente concernant la gouvernance du territoire d’Eeyou Istchee Baie-James, laquelle est fondée sur la coopération entre tous les résidentes et résidents de cet immense territoire, ce qui constitue un autre jalon important des relations entre le Québec et la nation crie, dans une dynamique en évolution.

Économie

La nation crie a connu un essor économique important à la suite de la signature de la CBJNQ, ce qui a donné lieu à la création de plusieurs entreprises. En 1982, les Cris ont fondé CREECO, la compagnie des entreprises régionales cries, qui est gestionnaire de plusieurs entreprises, dont la Compagnie de construction et de développement crie, chef de file dans le domaine de la construction au Québec. Une autre compagnie, Air Creebec, également propriété des Cris, relie le territoire de la Baie-James et le nord de l’Ontario à Montréal et à Val-d’Or. Plusieurs entreprises communautaires et privées existent aussi au sein des communautés cries.

Faits saillants

La chasse et la pêche occupent une place importante dans leur culture. Par exemple, le nom « Wâswânipi » veut dire « lumière sur l’eau » en référence à la pratique traditionnelle qui consiste à utiliser des lanternes ou des torches pour attirer le poisson la nuit. Un symbole de la relation entre les Cris et leur environnement.

Pour eux, prendre soin de ce qui les entoure est essentiel pour avoir une communauté en bonne santé. Leur identité se reflète dans leur culture, leur langue et leurs traditions, toutes transmises de génération en génération.

Les valeurs comme l’amour, le courage et l’honnêteté sont partagées par chaque membre de la nation, car elles sont au cœur de leur vie et de leurs relations avec les autres.

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Dernière mise à jour : 22 mai 2025