Au Nunavik, les Inuit administrent la majeure partie des services publics donnés à la population. La signature de la Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBJNQ) a en effet mené à la création de plusieurs institutions dirigées par des Inuit, dont l’Administration régionale Kativik et la Société Makivik. Ces dernières, qui travaillent de façon autonome ou en collaboration avec divers ministères du gouvernement du Québec, veillent à l’administration et au développement de la région dans tous les secteurs d’activité publique.
L’Administration régionale Kativik, dont le conseil est formé de représentants des municipalités nordiques, exerce sa compétence dans le domaine de l’administration supramunicipale, le développement économique, les transports, les services policiers, les télécommunications et la protection de la faune.
La Société Makivik est la porte-parole des Inuit en ce qui concerne la protection de leurs droits et de leurs intérêts liés à la CBJNQ. Elle gère les indemnités et a pour mandat de promouvoir le développement social et économique du territoire. La Société constitue un levier économique important au Nunavik dans plusieurs secteurs d’activité, tels le transport aérien et maritime de même que l’alimentation et les pêcheries.
Le mouvement coopératif joue également un rôle majeur dans l’évolution économique du Nunavik, mouvement dont est issue la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec. Celle-ci constitue, avec Makivik, le principal moteur économique de la région. La Fédération agit principalement dans les secteurs du commerce de détail, de l’approvisionnement pétrolier et des télécommunications.
En 2002, le gouvernement du Québec et les Inuit ont conclu une entente de partenariat économique afin d’accélérer le développement du Nunavik. Cette entente, appelée Sanarrutik, contient des dispositions concernant les ressources hydroélectriques, l’exploration minière et le développement de parcs. En 2004, l’entente Sivunirmut est venue bonifier cet accord en regroupant le financement des programmes gouvernementaux en une seule enveloppe globale. La gestion des fonds s’en est trouvée simplifiée et l’Administration régionale Kativik a acquis ainsi une plus grande autonomie afin d’établir ses champs d’intervention prioritaires auprès des villages nordiques.