Population et territoire

Au Québec, la majorité des Inuit habitent le Nunavik, un vaste territoire situé au nord du 55e parallèle. La population du Nunavik – plus de 13 996 personnes – se répartit dans 14 villages comptant entre 200 et 2000 habitants. Ces villages, distants de plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, sont situés sur les littoraux de la baie d’Hudson, du détroit d’Hudson et de la baie d’Ungava. Une centaine d’Inuit vivent à Chisasibi, un village cri de la Baie-James.

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Langue

Depuis la seconde moitié du 20e siècle, le défi des Inuit consiste surtout à maintenir l’équilibre entre leurs valeurs, leur langue (l’Inuktitut) Lire le contenu de la note numéro 1 , leur culture et le monde moderne auquel ils doivent s’adapter, tout en conservant des liens harmonieux avec le reste du Québec

Histoire

Bien adaptés aux rudes conditions du milieu, les Inuit règnent depuis fort longtemps sur la région arctique. Ils utilisaient l’arc, le kayak et le traîneau à chiens pour chasser l’ours polaire, les mammifères marins et le caribou. Au 18e siècle, la Compagnie de la Baie d’Hudson a ouvert un comptoir de traite à Kuujjuarapik, ce qui a facilité les contacts entre Européens et Inuit sans que cela change véritablement le mode de vie des Inuit.

Cependant, au début du 20e siècle, un premier changement d’importance est survenu lorsque les chasseurs inuit abandonnent leurs armes traditionnelles au profit des armes à feu. Après la Seconde Guerre mondiale, la société inuite a connu un bouleversement profond en raison de l’implantation des premiers programmes gouvernementaux fédéraux, notamment en matière d’éducation, de santé et d’habitation. Les Inuit se sont alors sédentarisés pour de bon et leur organisation sociale, politique et économique est devenue de plus en plus semblable à celle des sociétés du Sud.

Économie

Au Nunavik, les Inuit administrent la majeure partie des services publics donnés à la population. La signature de la Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBJNQ) a en effet mené à la création de plusieurs institutions dirigées par des Inuit, dont l’Administration régionale Kativik et la Société Makivik. Ces dernières, qui travaillent de façon autonome ou en collaboration avec divers ministères du gouvernement du Québec, veillent à l’administration et au développement de la région dans tous les secteurs d’activité publique.

L’Administration régionale Kativik, dont le conseil est formé de représentants des municipalités nordiques, exerce sa compétence dans le domaine de l’administration supramunicipale, le développement économique, les transports, les services policiers, les télécommunications et la protection de la faune.

La Société Makivik est la porte-parole des Inuit en ce qui concerne la protection de leurs droits et de leurs intérêts liés à la CBJNQ. Elle gère les indemnités et a pour mandat de promouvoir le développement social et économique du territoire. La Société constitue un levier économique important au Nunavik dans plusieurs secteurs d’activité, tels le transport aérien et maritime de même que l’alimentation et les pêcheries.

Le mouvement coopératif joue également un rôle majeur dans l’évolution économique du Nunavik, mouvement dont est issue la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec. Celle-ci constitue, avec Makivik, le principal moteur économique de la région. La Fédération agit principalement dans les secteurs du commerce de détail, de l’approvisionnement pétrolier et des télécommunications.

En 2002, le gouvernement du Québec et les Inuit ont conclu une entente de partenariat économique afin d’accélérer le développement du Nunavik. Cette entente, appelée Sanarrutik, contient des dispositions concernant les ressources hydroélectriques, l’exploration minière et le développement de parcs. En 2004, l’entente Sivunirmut est venue bonifier cet accord en regroupant le financement des programmes gouvernementaux en une seule enveloppe globale. La gestion des fonds s’en est trouvée simplifiée et l’Administration régionale Kativik a acquis ainsi une plus grande autonomie afin d’établir ses champs d’intervention prioritaires auprès des villages nordiques.

Faits saillants

Il y a près d’un siècle, les Inuit vivaient encore en harmonie avec la nature. D’ailleurs, le mot Nunavik, qui signifie « l’endroit où l’on vit », témoigne du lien profond qu’ils entretiennent encore aujourd’hui avec leur territoire, notamment avec le phoque, un animal essentiel à leur mode de vie.

Un aspect unique de leur culture est le chant de gorge, ou Kattajaq en inuktitut. Il s’agit d’une compétition amicale entre deux femmes qui s’affrontent en imitant les sons de la nature, comme le vent, le ruissellement des rivières ou les cris d’animaux.

Les tatouages traditionnels, autrefois réalisés avec des os et de l’huile à lampe, correspondent à des moments importants dans la vie des membres de cette Nation. Par exemple, un tatouage au menton peut représenter le passage vers l’âge adulte, tandis que ceux sur les poignets illustrent un accomplissement personnel.

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Dernière mise à jour : 15 octobre 2025