Population et territoire

Près de 1 962 Wolastoqiyik habitent au Québec. Ils ne sont pas regroupés en communauté, mais vivent dispersés sur le territoire québécois. Outre un lot situé à Cacouna où l’on retrouve ses bureaux, la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk possède également un territoire, désigné Kataskomiq, ayant le statut de réserve indienne et qui est situé sur la rive sud du Saint-Laurent, à 25 km au sud-est de Rivière-du-Loup.

Consultez la carte interactive pour accéder aux informations concernant les différentes nations et communautés autochtones du territoire québécois.

Langue

Les membres de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk vivant au Québec parlent français et plusieurs connaissent aussi l’anglais. La langue wolastoqey (le Wolastoquey latuwewakon) Lire le contenu de la note numéro 1 est encore parlée par certains locuteurs du Maine et du Nouveau-Brunswick.

Histoire

Jusqu’au 16e siècle, les membres de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk habitaient le long de la rivière Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Ils tiraient principalement leur subsistance de la chasse et de la pêche et cultivaient aussi le maïs. Culturellement, la nation wolastoqey est proche de la nation abénaquise et de la nation micmaque, qui forment ensemble la Confédération Wabanaki.

En 1840, les membres de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk étaient plus de 200 sur les bords de la rivière Mitis et probablement autant à d’autres endroits situés entre Lévis et Rimouski, notamment dans la réserve de Viger. Celle-ci, créée en 1827, est l’une des premières concessions foncières accordées à une nation autochtone au Québec. Ses terres ont cependant fait l’objet de contestations de la part de la population avoisinante, qui a demandé au gouvernement canadien de les reprendre pour les mettre en vente. En 1869, après quelques mois de négociation, les membres de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk ont accepté de rétrocéder leurs terres à certaines conditions, et les lots ont été vendus aux enchères l’année suivante.

Vers la fin du 19e siècle, le gouvernement canadien a accordé à la nation un territoire dans le canton de Whitworth. Les membres de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk ont tenté en vain de cultiver cette terre impropre à l’agriculture, avant de l’abandonner et de s’installer près de Cacouna. Ils y demeureront pendant plusieurs générations, le gouvernement fédéral y ayant acheté un petit lot à leur intention en 1891. Cependant, jamais plus de 10 personnes n’y ont résidé au fil des ans et aucun membre de la nation n’y habite de nos jours. Ce n’est qu’en 1987 qu’une centaine de membres de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk se sont réunis à Rivière-du-Loup pour y élire un chef et un conseil de la nation. Ils ont alors fait parvenir une demande de reconnaissance officielle au gouvernement du Québec. Ainsi, en 1989, l’Assemblée nationale du Québec reconnaissait officiellement la nation malécite comme 11e nation autochtone du Québec. En 1998, les membres de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk faisaient construire, sur leur lot de Cacouna, un édifice destiné à loger les bureaux de leur conseil de bande.

Économie

Aujourd’hui, les membres de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk exploitent des bateaux de pêche et travaillent à diversifier leur économie, notamment en développant des partenariats sur le plan régional.

Faits saillants

Le nom Wahsipekuk signifie « peuple de la belle et généreuse rivière », en hommage au fleuve Saint-Laurent, cœur historique de la nation. Les Wolastoqiyik Wahsipekuk, dont l’identité est directement liée à cet immense cours d’eau, forment la seule communauté wolastoqey au Québec.

La dispersion de la nation dans les différentes régions du Québec rend parfois l’attachement plus difficile, ce qui donne d’autant plus d’importance aux pow-wow, d’importantes occasions de rassemblement et de création de liens, en l’absence d’un territoire physique commun.

Pour transmettre la culture aux prochaines générations, des projets porteurs voient le jour, comme le séminaire Wahsipekuk, une immersion à bord d’un voilier-école qui permet de partager savoirs, récits et héritage communautaire. La cuisine joue aussi un rôle essentiel : retrouver les aliments qui proviennent de la forêt, de la chasse et de la pêche, c’est renouer avec les racines de la culture wolastoqey.

La valeur fondamentale de la nation demeure le partage. Elle est toujours vivante aujourd’hui, notamment à travers la distribution de boîtes d’orignal et de poisson aux membres partout au Québec. Un geste simple, mais puissant, qui continue d’unir le peuple wolastoqey malgré la distance.

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Dernière mise à jour : 24 février 2026