Lauréats du Prix du 3-Juillet-1608

Dans cette page :

Pour connaître les récipiendaires des prix des éditions antérieures, veuillez vous adresser au ministère de la Langue française à l’adresse : informations@mlf.gouv.qc.ca.

2022

Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick

La Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB) a vu le jour en 1971. Alors connue sous le nom d’Activités-Jeunesse, elle a été créée à la suite d’un rassemblement nommé Rallye Frog Power, à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, sur l’initiative de la Société nationale de l’Acadie Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.,

qui se soucie de la question de la relève. C’est plus d’une centaine de jeunes qui ont participé à sa création. Les objectifs de l’organisme étaient alors de faciliter les échanges entre les jeunes de la province et de favoriser leur engagement sur les plans culturel, politique, économique et éducatif.

Depuis, la FJFNB est devenue un incontournable dans le paysage néo-brunswickois. En plus de ses nombreuses revendications politiques, comme la nomination d’un sous-ministre de l’Éducation bilingue dans les années 1970 ou, plus récemment, ses actions militantes afin de faire abaisser l’âge du vote à 16 ans, elle offre à la jeunesse francophone et acadienne du Nouveau-Brunswick des moyens tangibles de s’affirmer fièrement dans sa langue et sa culture au sein de la société grâce à des initiatives concrètes, qui sont toujours bien vivantes aujourd’hui. Pensons notamment au concours musical Accros de la chanson, qui a vu le jour en 2005 et qui, depuis, a permis à des centaines de jeunes de créer en français.

Aujourd’hui, la FJFNB continue de représenter et de défendre les intérêts des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick auprès des différentes instances. Comptant sur l’appui de jeunes provenant des quatre coins de la province, la FJFNB est toujours à l’écoute de ceux-ci et continue de s’adapter afin de combler leurs besoins. Regroupant la totalité des écoles secondaires francophones du Nouveau-Brunswick, elle touche près de 8 600 jeunes chaque année. C’est pour eux que la FJFNB continue de s’investir dans l’épanouissement de la jeunesse francophone de la province, car la FJFNB, c’est PAR et POUR les jeunes!

C’est notamment pour sa volonté de faire respecter les droits des Néo-Brunswickois francophones et parce qu’elle porte la voix, la volonté et l’implication des jeunes francophones de la province que le ministère de la Langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

2021

Ville de Dieppe

Située au cœur de l’Acadie, Dieppe est une ville moderne et dynamique qui jouit d’une réputation enviable, comme le démontre sa forte croissance au cours des dernières décennies. Elle est la quatrième cité la plus importante au Nouveau-Brunswick et la plus grande ville majoritairement francophone à l’extérieur du Québec.

Dieppe agit régulièrement à titre de chef de file dans différentes initiatives qui permettent l’épanouissement de ses résidents francophones tout en mettant en valeur les différentes cultures qui constituent le tissu social de sa population. Au fil des ans, la Ville de Dieppe a réalisé de nombreux projets, organisé d’innombrables activités et lancé divers programmes afin de promouvoir et d’encourager l’utilisation de la langue française.

Elle s’est officiellement déclarée « ville francophone offrant des services bilingues » en 2000, s’est dotée en 2005 d’une politique linguistique qui déclare que le français est la langue de travail et a adopté un arrêté en 2010 portant sur l’affichage extérieur commercial, qui priorise le français. D’ailleurs, cette initiative a profondément changé le paysage linguistique sur son territoire. 

Elle a également été l’hôte de nombreux événements faisant la promotion de la langue française. En 1994, elle était l’une des communautés hôtes du premier Congrès mondial acadien. En 1999, Dieppe a accueilli le Village de la francophonie dans le cadre du Sommet de la francophonie. Selon les estimations, ce sont environ 100 000 personnes qui l’ont fréquenté pendant cinq jours. 

Puis, en 2003, la Ville a accueilli la finale des Jeux de l’Acadie, qui a permis à plus de 1 000 jeunes de participer à des compétitions sportives et à des activités culturelles. En 2019, le Congrès mondial acadien fait à nouveau un arrêt à Dieppe dans le cadre des festivités du 15 août, où environ 18 000 personnes ont assisté au grand spectacle présenté sur les ondes de Radio-Canada. 

Et que dire des Mercredi Show qui, depuis plus de 30 ans, présentent des artistes acadiens et francophones lors de sa série de spectacles gratuits en plein air au centre-ville durant l’été? Ce ne sont que quelques exemples qui font de la francophonie l’une des composantes clés de la raison d’être de Dieppe et qui lui permettent de rayonner. Enfin, Dieppe poursuit sa croissance en offrant un environnement sécuritaire, accueillant, inclusif, chaleureux et familial, ainsi que des services et des infrastructures de première qualité en harmonie avec l’environnement.

C’est notamment pour ses politiques de promotion du français, pour ses initiatives d’affirmation de son identité francophone, pour son dynamisme lié à la place accordée au français, et pour sa volonté d’associer fierté acadienne et défense de la langue française que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne le Prix du 3-Juillet-1608.

Distingués invités,

Mesdames et messieurs,

Bonsoir! 

Au nom du conseil municipal de la ville de Dieppe, c’est avec grand plaisir que je suis ici pour recevoir le Prix du 3-Juillet-1608. 

Je dois dire qu’être francophone est au cœur de ce qu’est la ville de Dieppe. Comme vous le savez sûrement, notre municipalité est la plus grande ville majoritairement francophone à l’extérieur du Québec. En constante évolution, Dieppe est très fière d’agir régulièrement à titre de chef de file dans diverses initiatives qui permettent l’épanouissement de ses résidents francophones. Il faut également noter le contexte particulier dans lequel nous évoluons, Dieppe étant une ville majoritairement francophone dans une région majoritairement anglophone. 

La francophonie est l’une des composantes clés de notre raison d’être et, au fil des ans, nous avons posé des gestes concrets pour affirmer cette identité. Nous nous sommes notamment déclarés officiellement ville francophone offrant des services bilingues en l’an 2000.

Puis, en 2005, nous nous sommes dotés d’une politique linguistique qui déclare que le français est la langue de travail au sein de la municipalité. En 2010, nous avons adopté un arrêté qui a profondément changé le paysage linguistique sur notre territoire. Cet arrêté, portant sur l’affichage commercial extérieur, priorise le français et respecte les deux communautés linguistiques présentes dans notre région tout en faisant la promotion du français. Nous offrons d’ailleurs des subventions aux entreprises qui doivent modifier leurs affiches extérieures. 

La scène artistique et culturelle de la ville de Dieppe fait également rayonner la francophonie. En effet, depuis plus de 30 ans, nous présentons les populaires Mercredi Show, une série estivale de spectacles gratuits en plein air qui met en vedette des artistes acadiens et francophones.  

Et que dire des nombreux événements faisant la promotion de la langue française que la ville de Dieppe a accueillis au fil des ans, que ce soit le tout premier Congrès mondial acadien en 1994, le Village de la francophonie dans le cadre du Sommet de la francophonie en 1999, la finale des Jeux de l’Acadie en 2003, sans oublier les festivités du 15 août à nouveau dans le cadre du Congrès mondial acadien en 2019! Ce sont des milliers de personnes qui ont fait briller de plein feu la francophonie lors de ces événements de grande envergure. 

Ce ne sont que quelques exemples de la vitalité et du dynamisme francophone que l’on retrouve au sein de la ville de Dieppe. 

En terminant, je tiens à remercier le Conseil supérieur de la langue française pour cette importante distinction dont nous sommes très fiers. 

Merci et bonne soirée! 

2020

Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ)

Né en 2003 de la fusion du Centre de recherche en littérature québécoise (CRELIQ) de l'Université Laval et du Centre d'études québécoises (CÉTUQ) de l'Université de Montréal, le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) est un regroupement stratégique de chercheuses et de chercheurs qui rassemble près de 60 membres ordinaires. Il compte également des membres collaborateurs de plusieurs organisations canadiennes et étrangères, et plus de 300 membres étudiants.

Le CRILCQ est le seul centre de recherche à se consacrer à l'étude systématique de la littérature et de la culture québécoises. Sa position unique dans le domaine des sciences humaines, des arts et des lettres l'amène à agir en tant qu'interface indispensable entre ce qui se crée et ce qu'on en sait.

La mission du CRILCQ tient à trois mandats liés à l'avancement des connaissances, à la formation des étudiantes, des étudiants, de nouvelles chercheuses et de nouveaux chercheurs, ainsi qu'au rayonnement des études québécoises. Plus précisément, le CRILCQ a pour objectifs :

  • de contribuer au développement des connaissances en mettant sur pied des réseaux interdisciplinaires et internationaux de recherche, en appuyant les diverses activités de recherche, de création et de diffusion de ses membres, et en mettant à la disposition des chercheuses et des chercheurs québécois et étrangers une structure d'accueil et des ressources documentaires;
  • de former les étudiantes et les étudiants ainsi que les jeunes chercheuses et chercheurs en les intégrant aux différents projets de recherche du CRILCQ, en leur donnant accès à des activités qui leur sont spécialement destinées et en leur offrant un appui financier;
  • de promouvoir les études québécoises au Québec, au Canada et à l’étranger en organisant des activités de diffusion et de transfert (colloques, tables rondes, publications, etc.), en accueillant des chercheuses et des chercheurs ainsi que des enseignantes et des enseignants étrangers, et en encourageant les échanges internationaux.

Les chercheuses et les chercheurs du CRILCQ se consacrent tant à l'analyse des œuvres qu'à l'interprétation historique des pratiques et des corpus dans une perspective qui met en rapport les différents domaines abordés : littérature, théâtre, cinéma, danse, musique, cirque, histoire de l'art, journalisme, etc. 

Ces recherches reflètent la vie littéraire et culturelle québécoise dans sa diversité : du geste créateur à l'enseignement et à la critique, en passant par les formes elles-mêmes, des plus anciennes aux plus récentes. Trois axes déterminent sa programmation scientifique : les travaux de nature historique, l'étude des interactions culturelles entre les arts, ainsi que les analyses formelles de textes et d'œuvres.

C'est notamment pour son apport au développement des études culturelles et littéraires québécoises, pour son engagement à l'égard de jeunes chercheurs et pour ses ouvrages marquants qui participent au rayonnement des connaissances sur le fait français au Québec que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne le Prix du 3-Juillet-1608.

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

J’ai l’honneur d’être des vôtres pour recevoir aujourd’hui, à titre d’ex-directeur général du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ), le prestigieux Prix du 3-Juillet-1608. Ce prix représente une magnifique reconnaissance, car il souligne le fait que, bien au-delà des cercles de l’université, notre Centre a servi la cause de la culture québécoise et de la langue française en Amérique.

Le CRILCQ est né de la fusion, en 2003, du Centre de recherche en littérature québécoise de l’Université Laval et du Centre d’études québécoises de l’Université de Montréal. C’est donc à près de 20 ans que remonte la volonté de fédérer les forces de la recherche sur le Québec culturel et littéraire. Le CRILCQ est en effet le seul centre de recherche à se consacrer à l’étude systématique de la littérature et de la culture québécoises. Cette position l’amène à agir en tant qu’interface indispensable entre ce qui se crée et ce qu’on en sait. 

Le Centre poursuit trois objectifs principaux : 

  • contribuer au développement des connaissances en établissant des réseaux de chercheurs, en appuyant des activités de recherche et de création, et en mettant à la disposition des chercheurs une structure d’accueil;
  • former les étudiants et les jeunes chercheurs en les intégrant à nos différents projets de recherche et en leur offrant des activités qui leur sont spécialement destinées;
  • promouvoir les études québécoises au Québec, au Canada et à l’étranger en suscitant des activités de diffusion et de transfert, en accueillant des chercheurs et des enseignants, et en encourageant les échanges internationaux.

Au fil des ans, le CRILCQ a œuvré autant à la patrimonialisation de la culture québécoise qu’à la cartographie de ses tangentes exploratoires dans des disciplines comme la littérature, la danse, le théâtre, la chanson, l’histoire de l’art, le cinéma, la télévision, le cirque, etc. Au premier volet, à savoir l’aspect « patrimonial », appartiennent des réalisations majeures telles que le Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec et La vie littéraire au Québec. Au second volet, soit les aspects « exploratoire et interdisciplinaire », figurent les réalisations, notamment celles du Laboratoire international d’étude interdisciplinaire comparée des représentations du Nord, qui vise à favoriser les comparaisons entre les différentes cultures nordiques. 

De plus, au cours des dix dernières années, dans la foulée du virage numérique, le CRILCQ a soutenu la mise en place d’une grappe de laboratoires de recherche novateurs qui lui ont permis de se doter d’infrastructures conçues pour renouveler les façons de faire l’histoire et l’analyse de la culture québécoise.

Toutes ces initiatives ont été menées dans l’optique de transmettre la passion pour notre littérature et notre culture. Notre souci a toujours été de valoriser les résultats de nos recherches afin que celles-ci puissent trouver une résonance dans la Cité. Il va sans dire que l’obtention du Prix du 3-Juillet-1608 constitue un important soutien dans cette voie, et je tiens, en terminant, à remercier le Conseil supérieur de la langue française ainsi que le jury du prix pour l’honneur qu’ils nous font aujourd’hui.

Dernière mise à jour : 25 novembre 2022

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