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Entretien de votre terrain et de vos plantes d’intérieur

Des plants vigoureux et bien entretenus résisteront mieux aux maladies, aux insectes indésirables et à la compétition des mauvaises herbes. La mise en place de conditions gagnantes vous aidera aussi à éviter de recourir aux pesticides sur votre terrain et sur vos plantes d’intérieur.

Différencier les alliés naturels des organismes indésirables

La première étape lorsqu’on croit avoir affaire à un organisme indésirable est de l’identifier. Assurez-vous qu’il ne s’agit pas d’un allié naturel qui améliore le milieu, pollinise les plantes, se nourrit des organismes indésirables ou des parasites.

Identifier les alliés naturels

Voici quelques alliés à protéger et les bénéfices qu’ils vous apporteront :

  • Les abeilles et certains autres insectes Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. pollinisent les fleurs des arbres et des plantes.
  • Les araignées Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. mangent plusieurs insectes et larves chaque jour.
  • Les coccinelles Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. mangent environ 50 pucerons par jour à l’état adulte et jusqu’à 150 par jour à l’état de larve.
  • Les crapauds mangent des limaces, des perce-oreilles et d’autres insectes.
  • Les libellules Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. mangent plusieurs insectes et larves chaque jour.
  • Les mille-pattes, centipèdes et cloportes décomposent la matière organique.
  • Les oiseaux insectivores, comme les hirondelles et les mésanges, mangent plusieurs insectes et larves chaque jour.
  • Les vers de terre Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. aèrent le sol et décomposent la matière organique.

Plusieurs plantes produisent du pollen et du nectar, ce dont les alliés naturels raffolent. Pour attirer les alliés naturels, intégrez des plantes qui en produisent à votre aménagement (ex. : aneth, fenouil, cosmos et autres). Favorisez également la biodiversité sur votre terrain en gardant des plantes couvre-sol sur votre pelouse, comme le trèfle, et en évitant d’éliminer les fleurs sauvages, comme le pissenlit. Ces plantes sont utiles aux pollinisateurs, qui les butineront.

Identifier les insectes indésirables, les mauvaises herbes et les maladies

Plusieurs insectes, maladies et mauvaises herbes peuvent être problématiques s’ils se retrouvent sur vos plants ou sur votre terrain.

La présence d’insectes indésirables peut se manifester de différentes manières. Vous pouvez apercevoir l’insecte en question (ex. : un puceron, un ver blanc) et/ou les dommages qu’il fait à la plante (ex. : jaunissement des feuilles).

Plusieurs champignons peuvent être responsables des maladies que vous voyez sur vos plants intérieurs ou extérieurs. Selon la maladie et son stade de développement, vous pouvez voir des signes sur les feuilles (ex. : une poudre blanche, des taches brunes ou noires, un enroulement et le dessèchement des feuilles, etc.).

Les mauvaises herbes sont plus faciles à identifier au stade adulte et certaines sont plus connues que d’autres, comme l’herbe à la puce, qui peut causer une douloureuse inflammation de la peau, et l’herbe à poux, qui provoque des réactions allergiques.

Identifier les insectes, maladies et mauvaises herbes peut être complexe, mais plusieurs ressources sont disponibles pour vous aider :

Tolérer les organismes indésirables

S’ils ne causent pas de problème, apprenez à tolérer la présence de quelques insectes indésirables ou mauvaises herbes sur votre terrain.

Il est préférable de considérer d’autres solutions avant de vous tourner vers les pesticides pour vous en débarrasser.

Par exemple, utilisez :

  • La lutte physique, qui consiste à employer des méthodes manuelles, comme la coupe des branches et le désherbage manuel;
  • La lutte biologique, qui consiste à utiliser des organismes vivants, présents naturellement ou introduits volontairement dans l’environnement.

Bien souvent, des prédateurs naturels, comme les oiseaux et certains insectes, vous viendront aussi en aide. Il en est de même pour certaines plantes, qui sont considérées comme nuisibles par certains et bénéfiques par d’autres.

Entretenir ses plantes d’intérieur

Les conditions de croissance des plantes à l’intérieur de la maison diffèrent la plupart du temps de celles de leur milieu naturel.

Règles de base pour favoriser la santé de vos végétaux d’intérieur

Offrez des conditions de luminosité, d’humidité et de température qui conviennent aux plantes d’intérieur pour qu’elles soient en bonne santé et plus résistantes aux maladies et aux insectes.

Choisissez une plante en tenant compte des conditions de la pièce où vous allez la mettre. Tenez compte de la luminosité, qui est le facteur le plus important. Une période d’exposition au soleil d’au moins trois heures convient la plupart du temps aux plantes de plein soleil ou d’ombre. Maintenez une humidité ambiante entre 50 et 60 %.

Respectez les exigences de chaque plante en matière d’arrosage et de fertilisation. N’oubliez pas que ces exigences varient en cours d’année et que la clé du succès est la modération dans l’arrosage. Souvenez-vous que les plantes préfèrent un sol qui sèche entre les arrosages.

Utilisez du terreau stérilisé et adapté au type de la plante lors du rempotage, qui se fait généralement au printemps ou au besoin. Inspectez vos plantes lors de chaque arrosage pour déceler tout problème. Mettez immédiatement en quarantaine toute plante malade ou infestée et soignez-la.

Avant d’acheter une plante, inspectez-la soigneusement pour déceler la présence d’insectes ou de maladies. Une fois à la maison, gardez-la à l’écart des autres pendant trois semaines et examinez-la régulièrement. Au besoin, enlevez les parties malades ou les insectes à l’aide d’un chiffon, d’un coton-tige ou d’un pinceau et procédez à une douche du feuillage.

Contrôler les organismes indésirables sans pesticides

Après avoir bien identifié l’organisme indésirable, analysez les autres solutions possibles avant d’utiliser des pesticides :

  • Délogez les insectes : utilisez un jet d’eau contre le puceron à l’aide d’une pomme de douche et un coton-tige imbibé d’alcool pour enlever les cochenilles;
  • Installez des pièges à insectes collants : utilisez les jaunes ou les blancs contre les pucerons, les jaunes contre les aleurodes et les bleus ou les jaunes contre les thrips;
  • Utilisez des méthodes de prévention : vaporisez le feuillage régulièrement pour prévenir les populations de tétranyques (acariens).

Entretenir les plantes et la pelouse sur son terrain résidentiel

Avoir des plants en santé est la meilleure stratégie pour prévenir les problèmes.

Règles de base pour favoriser la santé de vos plates-bandes, arbres et arbustes

Tenez compte des différentes exigences, comme la rusticité, le besoin d’ensoleillement et le type de sol, pour choisir vos plantes et leur emplacement sur votre terrain. Voici différentes règles de base à suivre pour favoriser la bonne santé de vos plates-bandes et éviter la venue d’organismes indésirables :

  • Assurez-vous d’avoir un sol fertile et bien drainé;
  • Bêchez (creusez et retournez la terre) au printemps avant de planter pour bien aérer le sol;
  • Désherbez à la main ou avec des outils;
  • Arrosez le sol le matin, de préférence;
  • Évitez d’arroser le feuillage;
  • Diversifiez les espèces que vous plantez;
  • Choisissez un coin de votre terrain qui profite d’un ensoleillement adéquat pour les plantes que vous avez choisies;
  • Utilisez des mycorhizes, des champignons bénéfiques qui stimulent la croissance des plantes avec lesquelles ils s’associent;
  • Utilisez du paillis dans les plates-bandes et à la base des arbres et des arbustes pour éviter la croissance de plantes indésirables et retenir l’humidité du sol. Ajoutez-en une couche au fur et à mesure qu’il se décompose naturellement. Il ne faut pas l’incorporer dans le sol. Pour vos plates-bandes, mettez de 2,5 à 5 centimètres d’épaisseur de paillis organique, comme du compost, des feuilles, des sciures de bois et des résidus de tonte. Pour les arbres et les arbustes, mettez une couche de 5 à 10 centimètres de copeaux de bois et d’écorce;
  • À l’automne, enlevez les débris végétaux, car les insectes indésirables et les champignons qui causent les maladies peuvent y hiverner.

Règles de base pour favoriser la santé de votre pelouse

Vous devez adopter quelques mesures de prévention :

  • Préparez le sol avant de l’ensemencer. Une couche d’au moins 15 centimètres de terre pour pelouse est nécessaire;
  • Ensemencez de nouveau les endroits où il y a peu ou pas de pelouse au printemps ou à la fin de l’été pour éviter le développement de mauvaises herbes;
  • Plantez différents types de plantes dans votre pelouse. Elle sera moins sensible aux maladies et aux insectes nuisibles. Vous pouvez, par exemple, ajouter du trèfle blanc à votre mélange de graines à gazon. Cette plante supporte bien le piétinement et la sécheresse et, contrairement au gazon classique, elle est capable de fixer l’azote présent dans l’air, ce qui diminue ses besoins en engrais. Vous pouvez aussi semer des plantes couvre-sol Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.;
  • Faites analyser un échantillon de votre sol pour connaître son pH. Visez à le maintenir entre 6 et 7 afin de permettre au gazon de bien assimiler les nutriments. Corrigez le pH d’un sol trop acide, donc inférieur à 6, en appliquant de la chaux dolomitique à l’automne;
  • Aérez votre pelouse pour favoriser l’activité des microorganismes du sol et ajoutez du compost Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. Au printemps, extrayez de petites carottes de terre à l’aide d’une fourche ou d’un aérateur mécanique (carotteur). Fertilisez également le sol au printemps et/ou à l’automne, selon ses besoins en éléments nutritifs et les recommandations inscrites sur l’emballage du fertilisant;
  • Maintenez une hauteur de tonte de 6 à 8 centimètres, surtout pendant les mois les plus chauds. Plus la pelouse est courte, plus elle laisse de place aux mauvaises herbes et aux insectes indésirables. Changez souvent de direction de tonte pour réduire l’accumulation des résidus de tonte. Aiguisez les lames de votre tondeuse toutes les huit heures d’utilisation pour que la tonte soit bien nette et que le brin de gazon soit plus résistant aux maladies.

Arrosez avec modération :

  • Arrosez tôt le matin ou en fin d’après-midi. Les pertes dues à l’évaporation sont alors réduites;
  • Après une pluie abondante, attendez au moins une semaine avant d’arroser;
  • Respectez les restrictions d’arrosage de votre municipalité;
  • Arrosez seulement quand le sol est sec au niveau des racines, à raison de 2 à 3 centimètres d’eau sur la surface du terrain, ce qui favorise un enracinement en profondeur et vous permet d’arroser moins fréquemment;
  • Évitez d’arroser ou de tondre la pelouse quand elle jaunit en période de sécheresse. Elle est en dormance et elle reverdira quand les précipitations reviendront à la normale.

Contrôler les organismes indésirables sans pesticides

Afin de choisir le moyen de lutte approprié, il faut bien identifier l’organisme indésirable.

En ce qui concerne vos plates-bandes, arbres et arbustes, vous pouvez :

  • Déloger les insectes. Par exemple, éliminez à la main les larves et les adultes du criocère du lis que vous trouvez dans la plante. Vous pouvez aussi ramasser les chenilles que vous trouvez dans les feuilles enroulées de vos arbres et arbustes. Utilisez un jet d’eau puissant pour déloger les pucerons;
  • Tailler l’arbre ou l’arbuste. Lorsque les populations de cochenilles sont importantes, coupez les branches touchées pour réduire les populations. Tailler son pommier permet une meilleure aération, ce qui évite la tavelure;
  • Choisir des variétés résistantes. Certaines variétés de plantes résistent mieux à certaines maladies (ex. : la brûlure bactérienne, les maladies du rosier, la maladie hollandaise de l’orme, la tavelure du pommier).

En ce qui concerne votre pelouse, un entretien adéquat vous permettra de lutter contre les maladies comme le blanc, les taches en dollar et l’apparition de champignons (avec un pied). Pour lutter contre les mauvaises herbes, arrachez-les à la main ou avec un arrache-pissenlit.

La lutte biologique peut empêcher que les populations d’insectes indésirables n’augmentent. Par exemple, au lieu de remettre du gazon sur les zones touchées par la punaise velue ou la pyrale des prés, utilisez des semences de gazon résistantes, dans lesquelles des champignons endophytes sont naturellement présents. Pour lutter contre les vers blancs, vous pouvez appliquer des nématodes qui vont parasiter ces insectes. Demandez conseil aux spécialistes de votre centre jardin.

Dernière mise à jour : 24 janvier 2023

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