QUÉBEC, le 16 sept. 2021 /CNW Telbec/ - Le député des Îles-de-la-Madeleine, chef parlementaire et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, Joël Arseneau, estime que si le premier ministre est sérieux, il doit abolir le temps supplémentaire obligatoire (TSO), devenu la norme dans nos hôpitaux; il réclame que le gouvernement mette définitivement un terme à cette pratique, et ce, d'ici la fin de l'année.

EN BREF

  • Le temps supplémentaire obligatoire dans les hôpitaux est devenu la norme; or, il est la cause de tous les maux.
  • Par respect pour les infirmières, le gouvernement doit se donner l'objectif de mettre fin dès cette année au TSO.
  • Dorénavant, la gestion des horaires de travail doit être basée sur l'écoute et la collégialité; c'est ainsi qu'on assurera la sécurité de tous.

« Le TSO est sans contredit la principale source d'irritation et de lassitude au sein des professionnelles en soins. Il est à l'origine de pratiquement tous les maux qui affligent le système : détresse psychologique et épuisement professionnel, démissions en bloc, pénuries constantes de personnel, bris de services, blessures physiques… Il faut s'y attaquer sérieusement. Mettre fin à cette pratique devenue la norme au lieu d'être l'exception. Ça doit être notre priorité en santé d'ici la fin de l'année », a déclaré Joël Arseneau.

Le chef parlementaire invite le gouvernement à se mettre à la place d'une infirmière. « Vous terminez votre quart de travail, mais devez rester sur le plancher encore plusieurs heures. C'est une obligation! À la fin de la journée, vous cumulez 16 heures de travail, en sachant que la situation se répètera demain - dans 8 heures, en fait. Et, à l'intérieur de ces 8 heures, vous devez trouver du temps pour vous laver, manger, dormir, prendre soin des vôtres… Seriez-vous intéressé à vivre un tel scénario, jour après jour? »

Le Parti Québécois l'affirme sans nuance : le modèle de gestion du gouvernement, basé sur le TSO, empire la pénurie de main-d'œuvre et contribue à l'épuisement professionnel. Le gouvernement doit agir et s'inspirer des meilleures pratiques. « Par exemple, on doit pouvoir offrir des quarts de travail rotatifs de 12 heures au lieu de 8, implanter une gestion basée sur le travail d'équipe, l'écoute et l'entraide plutôt que sur la coercition, permettre aux travailleurs de soumettre un horaire qui répond à leurs besoins familiaux ou personnels, augmenter les salaires, ou encore offrir des postes à temps complet qui soient attrayants et flexibles. C'est la seule façon d'attirer et de retenir les infirmières dans le réseau public », a insisté Joël Arseneau.

« Ce que veulent les infirmières, c'est offrir des soins sécuritaires et de qualité aux patients. Or, les experts le disent, le mode de gestion actuel, qui implique le TSO systémique, rend la tâche difficile, voire dangereuse, en raison de la fatigue chronique qui les afflige. Nous gagnerons assurément à écouter nos professionnelles en soins et à collaborer avec elles. Et nous perdrons toujours à leur imposer des horaires inhumains et à les menacer de représailles », a conclu le chef parlementaire du Parti Québécois.

Cision Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/September2021/16/c3446.html

Dernière mise à jour : 16 septembre 2021