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Intoxication
On parle d’intoxication à l’alcool ou à une autre drogue lorsqu’une ou plusieurs fonctions du corps sont perturbées, que l’intoxication soit :
- légère;
- modérée;
- sévère;
- ou que la personne soit en surdose.
La surdose survient lorsque le corps ne peut plus supporter la consommation d’une ou de plusieurs substances toxiques. Comme les drogues peuvent contenir d’autres substances toxiques inattendues, une surdose peut survenir rapidement. Elle peut être mortelle.
Depuis 2010, le nombre de décès liés à une intoxication aux opioïdes ou à d’autres drogues a augmenté au Québec. L’arrivée de drogues plus puissantes et dont les effets sont imprévisibles a bouleversé les milieux de consommation. Pour en savoir plus sur les surdoses de drogues comme les opioïdes et sur les façons de les prévenir, consultez la page Risques liés à l’usage d’opioïdes.
Principaux symptômes d’intoxication sévère ou de surdose liés à l’alcool et aux autres drogues
Les symptômes d’intoxication sévère ou de surdose peuvent varier selon la ou les substances consommées. Voici les principaux, regroupés par catégories de drogue.
Pour les perturbateurs/hallucinogènes (par exemple, cannabis, champignons, kétamine, LSD, MDMA (ecstasy), PCP (phencyclidine), mescaline) :
- Agitation
- Anxiété
- Confusion
- Panique
- Paranoïa
- Hallucinations
- Psychose
- Instabilité émotionnelle
- Fièvre
- Convulsions (raideur du corps et contractions saccadées et involontaires des muscles)
- Coma
- Troubles du rythme cardiaque
- Mort
Pour les dépresseurs (par exemple, alcool, benzodiazépines (tranquillisants et somnifères), codéine, GHB, héroïne, morphine, fentanyl) :
- Disparition de la gêne
- Perte de jugement
- Perceptions sensorielles diminuées
- Trouble de la coordination
- Confusion
- Délire
- Stupeur (mélange de peur et de stupéfaction)
- Perte de conscience
- Convulsions (raideur du corps et contractions saccadées et involontaires des muscles)
- Troubles cardiaques
- Coma
- Difficultés respiratoires
- Ralentissement du pouls
- Mort
Pour les stimulants (par exemple, amphétamines, cocaïne, méthamphétamines) :
- Agitation, hyperactivité
- Tremblements
- Fièvre
- Confusion
- Délire
- Convulsions (raideur du corps et contractions saccadées et involontaires des muscles)
- Insuffisance rénale
- Paranoïa
- Troubles cardiaques (infarctus)
- Coma
- Accident vasculaire cérébral (AVC)
- Mort
Porter secours à une personne intoxiquée
L’intoxication sévère et la surdose peuvent entraîner des effets indésirables aux conséquences graves. Si vous êtes avec une personne qui a consommé de l’alcool ou d’autres drogues et qu’elle semble mal en point, surveillez-la et vérifiez si elle présente l’un des signes suivants :
- elle réagit peu ou pas du tout;
- elle a perdu conscience ou dort profondément;
- elle a de la difficulté à respirer;
- son pouls est faible;
- elle vomit à répétition;
- elle transpire beaucoup;
- sa peau est moite ou froide.
Si la personne présente l’un de ces signes ou si vous craignez pour sa santé ou sa sécurité, composez le 911 et restez avec elle jusqu’à l’arrivée des secours. Une personne qui présente un ou plusieurs de ces signes ne doit jamais être laissée seule. La Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose offre une certaine protection juridique aux personnes qui interviennent en urgence auprès d’une personne en surdose.
Si vous ne savez pas si la personne est gravement intoxiquée ou non et que vous ne craignez pas pour sa santé ou sa sécurité dans l’immédiat, appelez Info-Santé 811 ou le Centre antipoison du Québec au 1 800 463‑5060.
Dangers liés aux mélanges de différentes drogues
Les drogues sont plus dangereuses quand on les mélange, car leurs effets peuvent être multipliés et intensifiés. Elles peuvent aussi contenir d’autres substances toxiques inattendues. Consommer différentes drogues en même temps, c’est donc prendre un très grand risque puisqu’on ne peut prévoir l’effet de la combinaison des substances. Toute combinaison de drogues peut entraîner des complications importantes pouvant même mener jusqu'à la mort.
Pour en savoir plus, consultez la page Alcool et autres drogues : mélange à éviter.
Mauvais délire (bad trip)
Une personne qui a consommé une drogue peut ressentir différents effets, agréables ou non. Parfois, lorsqu’un effet indésirable perdure, la personne peut vivre un état de panique ou de paranoïa. On parle alors d’un mauvais délire, ou bad trip. La majorité des drogues peuvent occasionner cet état. Cela peut durer plus ou moins longtemps en fonction des caractéristiques de la personne, de son environnement et de la ou des drogues consommées.
Certaines personnes risquent plus de vivre un mauvais délire avec un type de drogue plutôt qu’avec un autre ou selon leur état physique et mental ou le contexte de consommation.
Une personne dans cet état ne doit pas être laissée seule.
Trou de mémoire (black out)
Un trou de mémoire, ou black out, est une perte momentanée de mémoire ou de conscience qui peut survenir lors d'une forte intoxication à l'alcool ou à certains hallucinogènes.
Il se manifeste généralement par une modification de l’humeur ou des problèmes de mémoire à court terme, par exemple oublier ce qui s’est passé la veille.
Dépendance
La dépendance peut apparaître rapidement ou peu à peu, selon la substance consommée. Elle s’installe quand on ne peut plus se passer d’une substance sans ressentir un malaise physique ou psychologique. Petit à petit, la vie tourne presque entièrement autour de la recherche et de la consommation de la substance.
Dépendance psychologique
La dépendance psychologique est un état émotionnel et mental où une personne ressent le besoin intense et persistant de consommer de l’alcool ou une autre drogue pour :
- se sentir mieux;
- se détendre;
- se calmer, gérer le stress;
- se stimuler;
- se donner du courage pour surmonter ses problèmes, etc.
Dépendance physique
La dépendance physique est un état où le corps s’habitue à une substance et ne peut plus fonctionner normalement sans elle. Elle se développe parce que l’organisme s’adapte à la présence régulière du produit et en redemande. Quand la consommation s’arrête ou diminue brutalement, des symptômes physiques de manque apparaissent. Ces symptômes sont communément appelés « symptômes de sevrage ».
Symptômes de sevrage
Les personnes qui ont consommé de l’alcool ou une autre drogue régulièrement et en quantité assez importante peuvent ressentir des symptômes de sevrage lorsqu’elles cessent ou diminuent leur consommation.
Les symptômes peuvent varier selon la catégorie de la substance consommée.
Pour les perturbateurs/hallucinogènes (par exemple, cannabis, champignons, kétamine, LSD, MDMA (ecstasy), PCP (phencyclidine), mescaline) :
- Irritabilité
- Possibilité de symptômes dépressifs et anxieux
- Obsession de consommer la substance (craving)
- Anxiété
- Cauchemars
- Nausées
- Maux de tête
- Tremblements
- Hypertension
- Troubles cardiaques
Pour les dépresseurs (par exemple, alcool, benzodiazépines (tranquillisants et somnifères), GHB, héroïne, codéine, morphine, fentanyl) :
- Anxiété, panique, irritabilité
- Agitation
- Délire
- Insomnie
- Transpiration excessive
- Tremblements
- Convulsions (raideur du corps et contractions saccadées et involontaires des muscles)
- Nausées, vomissements
- Confusion
- Hallucinations
- Spasmes
- Chair de poule, frissons
- Diarrhée, crampes, douleurs abdominales
- Delirium tremens (hallucinations combinées à une désorientation et une confusion importante)
Pour les stimulants (par exemple, amphétamines, cocaïne, méthamphétamines) :
- Fatigue, faiblesse
- Difficulté à se concentrer
- Anxiété, irritabilité
- Insomnie
- Augmentation de l’appétit
- Maux de tête
- Nausées
- Dépression, idées suicidaires
- Obsession de consommer la substance (craving)
Une personne qui vit avec une dépendance et qui souhaite diminuer ou cesser de consommer devrait suivre les recommandations d’un professionnel ou d’une professionnelle de la santé afin d’atténuer les symptômes de sevrage. Il peut être dangereux de cesser de consommer de façon soudaine certaines substances une fois que le corps est accoutumé. Par exemple, le sevrage d’alcool, de GHB ou de benzodiazépines peut comporter des risques pour la santé et même causer la mort. Un traitement sous supervision médicale est recommandé. Pour demander de l’aide professionnelle, contactez Info-Social (811, option 2) ou consultez un ou une médecin.
Aide et ressources
Si vos habitudes de consommation ou celles d’un proche vous préoccupent, vous pouvez obtenir de l’aide ou de l’information auprès des ressources suivantes :
- votre centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) ou votre centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS). Pour trouver ses coordonnées, consultez la page Trouver votre CISSS ou votre CIUSSS;
- la ligne Info-Social (811, option 2);
- Drogue : aide et référence : 1 800 265‑2626;
- le Répertoire des ressources en dépendance.
Dernière mise à jour : 2 mars 2026