Description

La maladie à virus Ebola (MVE) est une maladie virale grave qui peut causer une fièvre hémorragique. Elle touche les humains et les animaux.

Le virus Ebola a été identifié pour la première fois il y a plus de 30 ans. Cette maladie rare a été associée à des éclosions historiques dans plusieurs pays d'Afrique. Ce sont principalement les zones d’Afrique subsaharienne qui ont été le plus sujettes à ces éclosions. Sans traitement, le taux de mortalité chez les humains varie de 25 % à 90 %.

Aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été rapporté au Québec ni au Canada. La probabilité d’introduction du virus au Canada est très faible étant donné le petit nombre de voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) et de la Guinée et des restrictions de voyage actuellement en place dans le contexte de la COVID-19. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses partenaires collaborent avec les gouvernements des pays touchés.

Éclosions

Deux éclosions distinctes de la maladie à virus Ebola (MVE) ont été récemment déclarées en Afrique : l’une en RDC, déclarée le 7 février 2021, et l’autre en Guinée, déclarée le 14 février 2021. La vaccination est en cours dans les deux pays.

L’Agence de santé publique du Canada (ASPC) a diffusé des alertes de surveillance des éclosions dans les pages de la RDC Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. et de la Guinée Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., sous les onglets Santé. Si vous devez vous rendre en RDC ou en Guinée, consultez un professionnel de la santé au moins six semaines avant votre départ. Lorsque vous vous trouverez en RDC ou en Guinée, appliquez les mesures de prévention Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. permettant de réduire les risques d’exposition à la MVE.

Risques pour les voyageurs

Certains voyageurs risquent d’être exposés à la maladie à virus Ebola s’ils participent, dans les régions touchées, à des activités susceptibles de les mettre en contact avec le sang ou les liquides corporels infectés d'une personne atteinte, par exemple :

  • lors de la prestation de soins de santé;
  • lors de la participation à des rites funéraires, comme une cérémonie d'inhumation;
  • ou lors d’un contact sexuel.

Les voyageurs risquent également d’être exposés à la maladie à virus Ebola s’ils sont en contact avec des animaux infectés ou en consommant de la viande d’animaux sauvages.

Symptômes

Les premiers symptômes sont soudains :

  • fièvre;
  • frissons;
  • fatigue importante;
  • douleurs musculaires;
  • maux de tête.

D’autres symptômes peuvent apparaître quelques jours après :

  • vomissements;
  • diarrhée;
  • rougeurs sur le corps;
  • saignements externes (saignements de nez, des gencives, etc.) ou internes (ecchymoses, sang dans les urines ou dans les selles, etc.).

Le tiers des personnes infectées par le virus Ebola peuvent présenter des hémorragies à plusieurs endroits de leur corps. Ces hémorragies surviennent plusieurs jours après le début des symptômes. Le pourcentage de décès associé à la maladie est étroitement lié à l’infrastructure et à la qualité du système de soins des pays en cause.

Les symptômes de la maladie à virus Ebola apparaissent le plus souvent entre 2 et 21 jours après l’infection par le virus.

Si vous avez voyagé dans une zone touchée par la MVE au cours des 21 derniers jours et que vous présentez l’un des symptômes décrits, appelez Info-Santé 811. Une infirmière évaluera votre état de santé et vous fera des recommandations selon votre situation.

Traitements

Le traitement consiste principalement à soulager les symptômes. Des traitements et des vaccins expérimentaux sont en développement et peuvent être utilisés dans des contextes précis.

Transmission

La maladie à virus Ebola est une maladie transmissible. Une personne infectée devient contagieuse seulement à partir du moment où elle présente des symptômes.

Une personne peut donc contracter le virus Ebola si elle entre en contact avec :

  • les liquides biologiques d’une personne infectée;
  • une surface ou un objet contaminé par les liquides biologiques d’une personne infectée.

Le contact peut se produire entre une muqueuse (bouche, nez, yeux ou organes génitaux) ou une plaie sur la peau.

Une personne infectée devient plus contagieuse à mesure que la maladie évolue, car les liquides qu’elle perd lorsque ses symptômes s’aggravent (sang, vomissements, diarrhée, urine) sont aussi infectés.

Il est possible que le virus Ebola puisse persister dans certains liquides biologiques tels que le sperme, pendant une période encore indéterminée à la suite de la maladie. Certaines précautions sont donc recommandées aux personnes en contact étroit avec les survivants de la maladie.

Il n’y a pas de risque connu à côtoyer des personnes provenant des pays touchés si elles n’ont pas de symptômes de la maladie. De même, les personnes qui ont été en contact avec des personnes provenant d'un pays où une éclosion est en cours ne présentent aucun risque pour leur entourage.

Protection et prévention

Même s’il est peu probable qu’une propagation de la maladie à virus Ebola survienne au Québec, il est recommandé de suivre les conseils pour prévenir la transmission des virus et des bactéries.

Vaccination

Un vaccin (rVSV-ZEBOV), développé par des chercheurs du Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada, est en attente d’homologation par les organismes de réglementation au Canada. Des études indiquent que le vaccin est très efficace pour prévenir l'infection à virus Ebola lorsqu'il est utilisé avant et immédiatement après l'exposition au virus.

Toutefois, puisque ce vaccin n'est ni homologué ni commercialisé au Canada, il n'est actuellement pas disponible pour les voyageurs qui se rendent dans les régions touchées.

Dans le contexte de la gestion d’éclosion, le vaccin peut cependant être offert à des travailleurs humanitaires qui se rendent dans les régions touchées par la maladie à virus Ebola ou dans les régions où le risque de propagation est élevé.

Jusqu'à ce que le vaccin ne soit plus considéré comme expérimental, les personnes vaccinées qui se rendent dans les régions touchées devront se soumettre aux mêmes mesures de prévention Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. et de contrôle que celles qui n'ont pas été vaccinées.