Déclaration des résultats de test de laboratoire pour la syphilis

Divers tests sont utilisés dans les laboratoires du Québec pour soutenir le médecin dans le diagnostic clinique de la syphilis, une maladie incluse dans la liste des maladies à déclaration obligatoire (MADO), tant pour les laboratoires que pour les médecins.

Voici les tests utilisés :

  • tests non tréponémiques (RPR);
  • tests tréponémiques (TP-PA, EIA, CIA, INNO-LIA);
  • autres tests spécifiques tels que :
    • test du Venereal Disease Research Laboratory (VDRL) modifié, réalisé sur liquide céphalorachidien (LCR),
    • test d’amplification des acides nucléiques (TAAN), effectué sur des spécimens d’origine tissulaire, de chancre ou de ganglion lymphatique.

Comme ces tests ont un degré de signification variable, il est nécessaire de préciser lesquels doivent faire l’objet d’une déclaration par les laboratoires. Ces précisions s’appuient sur les recommandations du Comité sur les infections transmissibles sexuellement et par le sang (CITSS) et du Comité sur les analyses de laboratoire en lien avec les ITSS (CALI) de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Les consignes suivantes sont tirées des recommandations des Algorithmes de sérodiagnostic de la syphilis.

Critères de déclaration de la syphilis à la direction de santé publique territoriale

Dans le cadre du Règlement ministériel d’application de la Loi sur la santé publique, seuls les résultats d’analyse liés à la syphilis qui répondent aux critères suivants devront faire l’objet d’une déclaration obligatoire par les laboratoires à la direction de santé publique du territoire :

  1. Détection de Treponema pallidum dans un prélèvement provenant d’un chancre ou d’un ganglion lymphatique, par examen microscopique sur fond noir ou par TAAN.
  2. Laboratoires utilisant un test non tréponémique comme test initial de détection (algorithme I) :
    • Résultat positif d’observation d’un test non tréponémique sur un sérum (RPR), peu importe le titre, confirmé par un test tréponémique (TP-PA, INNO-LIA ou tout autre test reconnu). Le titre de dilution (1:1, 1:2, 1:4, 1:8, etc.) doit être inclus dans la déclaration.
    • Si les renseignements disponibles suggèrent une infection récente, une analyse tréponémique peut être justifiée même si le RPR est non réactif. Dans ce cas, déclarer le résultat réactif du test tréponémique de confirmation réalisé au Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ).
  3. Laboratoires utilisant un test tréponémique (algorithme II) avec une trousse autre que la trousse Architect TP (EIA, CIA) comme test initial :
    • Résultat réactif sur un sérum lorsque le test non tréponémique (RPR) montre un titre de 1:8 ou plus. Le titre de dilution (1:8, 1:16, etc.) doit être inclus dans la déclaration.
    • En présence d’un test non tréponémique non réactif ou avec un titre de 1:1 à 1:4, déclarer les résultats réactifs confirmés par TP-PA ou INNO-LIA. Le titre de dilution (1:1, 1:2, 1:4) doit être inclus dans la déclaration.
    • Les cas non confirmés par TP-PA ou INNO-LIA ne seront déclarés que si les renseignements disponibles suggèrent une infection récente en raison de la possibilité d’un résultat non confirmé pendant la période fenêtre.
  4. Laboratoires utilisant un test tréponémique (algorithme II) avec la trousse Architect TP (CIA) comme test initial :
    • Résultat réactif sur un sérum lorsque le test non tréponémique (RPR) montre un titre de 1:8 ou plus. Le titre de dilution (1:8, 1:16, etc.) doit être inclus dans la déclaration.
    • En présence d’un test non tréponémique avec un titre de 1:1 à 1:4 et un seuil S/CO > 13,9, la déclaration doit inclure le titre de dilution (1:1, 1:2, 1:4).
    • En présence d’un test non tréponémique non réactif ou avec un titre de 1:1 à 1:4 et un seuil S/CO ≤ 13,9, déclarer les résultats réactifs confirmés par TP-PA ou INNO-LIA. Le titre de dilution (1:1, 1:2, 1:4) doit être inclus dans la déclaration.
    • Les cas non confirmés par TP-PA ou INNO-LIA ne seront déclarés que si les renseignements disponibles suggèrent une infection récente en raison de la possibilité d’un résultat non confirmé pendant la période fenêtre.
  5. Résultat réactif d’un VDRL à partir de liquide céphalorachidien. Ce test est réalisé au Laboratoire de santé publique du Québec.

Les cas qui ont déjà été déclarés mais dont le profil sérologique suggère une possible nouvelle infection doivent également être déclarés.

À titre indicatif, une augmentation d’au moins quatre fois le titre d’un test non tréponémique par rapport au précédent (p. ex., augmentation du titre de 1:2 à 1:8) ou l’obtention d’un résultat réactif à 1:2 ou plus alors que le précédent était non réactif suggère une réinfection.

Cas particuliers ‒ Enfants de moins de deux ans

Il est recommandé de soumettre au Laboratoire de santé publique du Québec tous les résultats réactifs ou équivoques chez les enfants de moins de deux ans, qu’ils proviennent de tests tréponémiques ou non tréponémiques. Cette recommandation tient compte du transfert passif des anticorps de la mère à l’enfant pendant la grossesse.

Ajouter le commentaire suivant au rapport de laboratoire :

« Il est nécessaire de connaître les antécédents de traitement de la mère et les résultats de l’évaluation de l’enfant afin de déterminer le niveau de suspicion d’une syphilis congénitale et la prise en charge conséquente de l’enfant. Une évaluation médicale par un ou une spécialiste est requise pour l’interprétation de ces résultats. »

Dernière mise à jour : 11 novembre 2025

Évaluation de la page
Veuillez compléter la vérification reCAPTCHA.

L’information sur cette page vous a-t-elle été utile?

Pourquoi l’information n’a pas été utile?

Vous devez sélectionner une option

Quel est le problème?

Vous devez sélectionner une option

Pourquoi l’information a été utile?

Veuillez préciser la nature du problème