Au Québec, 168 entreprises agricoles possèdent ou vendent des lapins. Cependant, seulement 19 d’entre elles font de la production cunicole leur activité principale.

La majorité des fermes élevant des lapins le font à petite échelle. Ces éleveurs visent l’autoconsommation ou en font un loisir. Ils présentent leurs animaux dans les expositions de race ou en les vendant comme animal de compagnie.

Portrait du secteur

Le Québec et l’Ontario sont les deux principales provinces productrices de lapins au Canada.

Même s’ils sont peu nombreux, la vingtaine de producteurs élevant du lapin pour la viande possède 88 % du cheptel québécois. Ces entreprises effectuent environ 94 % des ventes de lapins de la province.

Le secteur en chiffres (2019)

  • Production annuelle : près de 286 000 têtes
  • Consommation par habitant au Canada : 18,3 grammes
  • Recettes de marchés estimées : 2,3 millions $

Répartition des éleveurs de lapins au Québec (2019)

Les éleveurs se trouvent principalement en Chaudière-Appalaches (30 %), au Centre-du-Québec (25 %), en Montérégie (22 %) et en Mauricie (16 %).

Près de 74 % du cheptel de lapins québécois est concentré dans les régions de la Montérégie, de la Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec.

Marchés et consommation

Au Québec, la viande de lapin est considérée comme un produit de spécialité. Elle se distingue par son originalité et ses qualités nutritionnelles. Il s’agit en effet d’une viande maigre, appréciée pour son goût raffiné.

La consommation de cette viande au Québec demeure modeste. Elle est demandée dans certains marchés ethniques ou constitue un mets réservé aux fêtes. La consommation de la viande de lapin augmente donc à des périodes particulières de l’année, comme à Noël et à Pâques.

Les consommateurs peuvent trouver la viande de lapin à l’épicerie ou directement chez un producteur. Les producteurs vendent aussi leur lapin directement aux boucheries et aux restaurateurs.

Parmi les nombreuses viandes de spécialité offertes en épicerie, la viande de lapin reste loin derrière le canard, l’agneau et le cheval sur le plan de la demande. Toutefois, elle précède plusieurs autres viandes comme les gibiers, l’émeu et la chèvre.

Transformation

On compte 8 entreprises québécoises qui offrent des produits de lapin et qui en font l’exportation (2020).

Le secteur cunicole investit de plus en plus dans la conception et la mise en marché de produits transformés pour répondre aux besoins des consommateurs. La viande de lapin est ainsi offerte dans une grande variété de produits transformés : rillettes, confits, chorizo, etc.

L’organisme Aliments du Québec appose son logo sur de nombreux produits de lapin développés par les entreprises québécoises.

Exportations

La quasi-totalité des exportations québécoises de lapin est envoyée vers le marché américain. En 2019, 64 tonnes de produits du secteur cunicole ont été exportées vers les États-Unis, surtout en Californie (87 %), mais également au New Jersey.

Développement durable

Les priorités du secteur cunicole sont l’homologation de médicaments, l’augmentation de la durée de conservation de la viande ainsi que la formation et le mentorat pour les fermes cunicoles.

Les principaux besoins en matière de recherche et d’innovation concernent :

  • la réduction de la dépendance aux antibiotiques;
  • l’amélioration de la santé, de l’efficacité, de la productivité et de la rentabilité des élevages;
  • le développement de nouveaux marchés et produits;
  • la réalisation de veilles informationnelles sur l’élevage dans des parcs.

Soutien aux producteurs agricoles

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation met plusieurs programmes d’aide financière Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. à la disposition des producteurs agricoles. Il est possible d’obtenir des conseils ou de l’information en consultant un conseiller régional. Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.