Animaux de compagnie
Bien s'informer avant d'adopter un animal
Adopter un animal de compagnie est une décision qui implique des responsabilités à long terme, tant sur le plan émotionnel que sur les plans financier et légal. Prendre le temps de s’informer avant de s’engager favorise le bien-être des animaux et les adoptions durables.
L’acrostiche P.A.T.T.E.S. regroupe les éléments clés à considérer pour une adoption réussie :
- Provenance : choisir un lieu d’adoption responsable.
- Animal : choisir un animal qui convient au mode de vie, en considérant son espèce, sa race, son âge, son tempérament, sa longévité, etc.
- Temps : avoir le temps requis pour répondre à ses besoins et assurer son bien-être en matière d’entretien, d’exercice, d’éducation et de socialisation.
- Tirelire : prévoir le budget nécessaire pour les soins quotidiens, y compris sa nourriture, son enregistrement auprès de la municipalité, les cours de comportement, les accessoires ainsi que les frais vétérinaires et les imprévus.
- Environnement : offrir un milieu de vie adapté et stimulant, c’est-à-dire un espace suffisant et sécuritaire avec des éléments d’enrichissement.
- Santé : soigner l’animal lorsqu’il est malade, assurer sa sécurité et sa santé physique et psychologique en tout temps, ce qui comprend les soins vétérinaires, la stérilisation, le micropuçage, les médicaments, etc.
Consultez les rubriques ci-dessous pour en apprendre davantage sur chacun de ces éléments.
Dans cette page :
Provenance de l’animal
Choisir un lieu d’adoption adéquat permet d’éviter de mauvaises surprises liées à la santé et au comportement de l’animal, tout en contribuant à son bien être et en encourageant les bonnes pratiques.
Voici des pistes pour vous guider dans le choix d’un lieu d’adoption adéquat.
Privilégiez un endroit où vous pourrez visiter les installations. Le lieu doit être propre, sécuritaire et conçu de manière à limiter le stress des animaux. N’achetez pas un animal dans un lieu qui vous semble inadéquat, par exemple parce qu’il est insalubre ou qu’il n’assure pas le bien-être des animaux présents. Vous éviterez ainsi de contribuer à financer des pratiques irrespectueuses des animaux et potentiellement illégales. De plus, les animaux provenant d’un tel lieu ont plus de risques de développer des problèmes de santé ou de comportement. Vous pouvez signaler toute situation inacceptable en remplissant le formulaire en ligne sur la page Signalement concernant la sécurité et le bien-être des animaux. Il est aussi possible de faire un signalement par téléphone au 1 844 ANIMAUX (264-6289) pour les animaux domestiques ou au 1 800 463-2191 (SOS Braconnage – Urgence faune sauvage) pour les animaux sauvages en captivité, y compris les animaux exotiques de compagnie.
Vérifiez bien le contrat de vente ou d’adoption et, au besoin, consultez l’Office de la protection du consommateur. Certains éleveurs ou refuges ajoutent des conditions à respecter pour l’application de la garantie. Ne vous liez pas par contrat à une personne ou un organisme qui impose des clauses avec lesquelles vous ne vous sentez pas à l’aise. Certaines de ces conditions peuvent être abusives d’un point de vue juridique. Elles pourraient aussi être en contradiction avec les recommandations de votre médecin vétérinaire, par exemple si elles interdissent un vaccin particulier ou exigent un régime alimentaire précis (comme l’alimentation crue).
Il est interdit par règlement de séparer un chaton ou un chiot de sa mère avant l’âge de 8 semaines. Ne pas respecter cette exigence contrevient au bien-être animal. Les petits adoptés trop tôt pourraient présenter des problèmes de santé ou de comportement dans l’avenir, comme de l’agressivité. Ils n’auront pas reçu les soins nécessaires de leur mère ni fait tous les apprentissages de base auprès d’elle et des autres petits.
Des mesures permettent de prévenir l’introduction de maladies mettant en danger les humains et les animaux au Québec. Elles s’appliquent pour diverses maladies exotiques et pour la rage.
Faites preuve de vigilance lors de l’adoption d’un chien originaire du Nord-du-Québec (PDF 0,93 Mo) ou provenant d’un autre lieu où la rage est présente en permanence.
L’importation de chiens commerciaux en provenance de pays à haut risque pour la rage canine est strictement interdite au Canada. Les chiens commerciaux comprennent, entre autres, les chiens destinés à la revente, à l’adoption, à la prise en charge, à la reproduction, aux spectacles ou aux expositions, à la recherche et à d’autres fins. Cette mesure réduit le risque d’introduction au pays du variant de la rage canine, qui constitue un risque important pour la santé publique. Pour plus d’information, visitez la page Avis à l’industrie : nouvelle mesure interdisant l’entrée de chiens commerciaux en provenance de pays à haut risque pour la rage canine.
Adopter un animal dans un refuge
L’adoption dans un refuge est un geste responsable considérant le grand nombre d’animaux qui s’y trouvent. Vous offrez une seconde chance à un animal, tout en libérant une place pour un autre qui est dans le besoin.
Le coût d’adoption permet de soutenir les activités du refuge. Des interventions vétérinaires ont habituellement déjà été effectuées, telles qu’un examen de santé, la pose d’une micropuce, la vermifugation et la stérilisation. Certains refuges font une évaluation comportementale pour mieux identifier le milieu de vie souhaitable (sans jeunes enfants, unique animal de la maisonnée, etc.).
Dans le cas des refuges pour chiens et chats, assurez-vous que l’établissement possède un permis de lieu de recueil du gouvernement du Québec.
Les refuges membres de l’Association québécoise des SPA et SPCA (AQSS) sont des organisations indépendantes qui possèdent une expertise dans le domaine de la protection, du contrôle et du bien-être des animaux. Pour tout autre refuge, il est recommandé de vérifier la réputation de l’établissement.
Adopter un animal chez un éleveur
Si vous adoptez un animal chez un éleveur, prenez le temps de bien évaluer le milieu de vie et les soins apportés aux animaux afin de choisir un éleveur responsable.
Un élevage responsable fonctionne habituellement avec une liste d’attente. Vous pourrez voir les parents et visiter l’intérieur des lieux de garde. Peu importe la raison évoquée, méfiez-vous si l’on vous interdit de faire une visite des lieux en personne ou si un rendez-vous est fixé ailleurs, comme dans le stationnement d’un centre commercial.
Les éleveurs responsables cherchent à éviter les risques de maladies héréditaires. Ils vous informeront sur les tests qu’ils ont fait passer à leurs animaux reproducteurs pour certaines maladies génétiques ou fréquentes selon la race. L’éleveur devrait pouvoir vous remettre un certificat de vaccination ou de bonne santé qui contient la date de naissance de l’animal.
L’éleveur pourra vous renseigner sur la façon dont les petits sont socialisés et stimulés avant leur adoption. Il pourra aussi vous guider dans votre choix en fonction des différentes personnalités des petits et de votre style de vie. Le comportement des parents peut aussi être un indicateur du comportement que votre compagnon aura à l’âge adulte.
Assurez-vous que l’éleveur est membre d’une organisation dotée d’un code de déontologie. De plus, certains élevages sont certifiés par des organismes reconnus en bien être animal, tels qu’ANIMA Québec. Cette certification est un excellent indicateur de bonnes pratiques.
Animal et mode de vie
Avant d’adopter un animal, interrogez-vous sur les raisons qui vous motivent. Est-ce dans le but de pratiquer des activités sportives, de briser la solitude ou d’offrir un compagnon à un animal déjà présent? Cette réflexion, de même que l’évaluation de votre mode de vie actuel et futur, permet de déterminer l’espèce et la race qui vous conviendra le mieux.
Tenez également compte du tempérament de l’animal, de la présence d’enfants ou d’autres animaux dans votre famille ainsi que de vos capacités physiques et de votre niveau d’énergie.
Temps requis
Il faut du temps au quotidien pour assurer le bien-être et la sécurité d’un animal.
Le temps requis pour s’en occuper varie grandement selon l’animal choisi. Les principaux éléments qui influencent le temps à investir sont :
- ses besoins en exercice;
- son toilettage;
- la complexité de son alimentation, comme la préparation de légumes pour un lapin;
- l’ampleur des tâches de nettoyage et d’entretien (litière, cage, enclos, vivarium, bassin d’eau, etc.).
Les besoins liés à l’âge doivent également être considérés. Par exemple, un chiot demande davantage de disponibilité, entre autres pour l’apprentissage de la propreté.
Les rendez-vous chez le médecin vétérinaire prendront aussi de votre temps. Si votre animal se blesse ou s’il est malade, vous devrez être disponible pour le faire soigner et vous en occuper.
L’adoption d’un animal de compagnie est un engagement pour plusieurs années. Tenez compte de l’espérance de vie avant l’adoption. Elle varie selon les espèces, mais aussi selon les races. Par exemple, un chien de race bouledogue français a une longévité d’environ 5 ans; un jack russell terrier, plus de 13 ans. Certains animaux exotiques ont une longévité encore plus grande. Par exemple, les tortues à oreilles rouges peuvent vivre plus de 20 ans et les perroquets peuvent dépasser 60 ans.
Prenez le temps d’envisager les solutions possibles en cas d’imprévu. De plus, discutez des possibilités d’adoption par d’autres membres de votre famille ou vos amis si vous deviez vous départir de votre animal. Les refuges devraient être une solution de dernier recours. Il est possible de préciser dans votre testament vos volontés concernant vos animaux.
Tirelire et budget
Les animaux de compagnie occasionnent des dépenses qui vont bien au-delà du coût d’acquisition initial.
L’adoption d’un animal de compagnie exotique entraîne des coûts souvent élevés, par exemple pour l’achat d’une cage ou d’un vivarium. Il faut aussi acheter des accessoires pour lui offrir un espace adapté à ses besoins, comme des lampes chauffantes pour certains lézards.
En ce qui concerne les espèces domestiques telles que le chat, le chien et le lapin, il est nécessaire de débourser pour l’achat de nourriture, de gâteries, de litière, de jouets et d’autres accessoires, par exemple des griffoirs.
Un chien entraîne habituellement des dépenses supplémentaires liées au toilettage et aux cours d’éducation canine. De plus, l’enregistrement annuel des chiens auprès des municipalités est obligatoire partout au Québec. En général, pour les chiens et les chats, des interventions vétérinaires comme la vaccination, la vermifugation, la stérilisation et la pose d’une micropuce sont à prévoir.
Il est possible d’acquérir une assurance médicale pour les chiens et les chats. Puisque vous devez faire soigner votre animal s’il se blesse, l’assurance peut être utile pour faire face à un imprévu. Dans le cas d’une fracture chez un chien ou d’une maladie chronique, par exemple, les frais peuvent rapidement atteindre quelques milliers de dollars. Les coûts d’une assurance varient selon les fournisseurs et peuvent devenir élevés selon les options souhaitées. Réfléchissez avant l’adoption à la manière dont vous souhaitez gérer les risques en lien avec la santé de votre animal.
Vous trouverez des fiches d’évaluation des coûts pour les chats et les chiens, en fonction de leur âge, sur le site de l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux.
Si vous voyagez ou êtes souvent en déplacement, vous devrez prévoir des frais de pension ou vous assurer qu’une personne de votre entourage pourra s’occuper adéquatement de votre animal à l’occasion d’absences prolongées.
Environnement adapté et stimulant
En adoptant un chat, un chien, un lapin, un furet, un cochon domestique ou un cochon d’Inde, vous aurez des obligations légales à respecter, entre autres en lien avec la stimulation, la socialisation et l’exercice. Le but est d’offrir à l’animal un environnement adapté à ses besoins et qui lui permet d’exprimer ses comportements naturels. Cela aide à éviter les comportements problématiques causés par l’ennui ou la frustration. Consultez la page S’occuper adéquatement d’un animal et assurer son bien-être pour plus de détails concernant ces espèces.
Plusieurs autres espèces exotiques gardées comme animaux de compagnie vont également demander des interactions et des contacts fréquents avec l’humain, comme les perruches et les perroquets.
D’autres animaux exotiques ont un caractère solitaire et requièrent moins d’interactions avec les humains, tels que les reptiles, les amphibiens et les poissons.
Informez-vous pour savoir si l’espèce choisie préfère être gardée seule, comme les hamsters, ou encore en duo ou en groupe, comme les souris. Prenez toutefois les précautions nécessaires pour éviter leur reproduction, soit en stérilisant les animaux ou en ne gardant que des animaux du même sexe.
Santé et soins
Les mesures suivantes sont reconnues pour contribuer à la santé et à la sécurité des animaux de compagnie.
Stérilisation
Pour les animaux domestiques, la stérilisation est un geste responsable en vue de freiner la surpopulation animale dans les refuges et les gestations non désirées.
Cet acte médical limite également certains comportements indésirables, comme le marquage de territoire chez les chiens, les chats et les lapins ou les chaleurs chez les chattes, qui sont habituellement bruyantes.
En faisant stériliser votre animal de compagnie, vous agissez aussi à titre préventif. Ces interventions permettent de diminuer divers problèmes de santé et même d’éliminer complètement le risque de développer certaines maladies. C’est la raison pour laquelle il est obligatoire de stériliser les furettes avant l’âge de 8 mois, sauf si elles sont destinées à la reproduction. Les furettes non stérilisées peuvent développer une anémie parfois mortelle.
Les animaux les plus souvent stérilisés sont les chats, les chiens, les lapins et les furets. Plusieurs autres animaux peuvent aussi subir cette intervention. Informez-vous auprès de votre médecin vétérinaire.
Pour éviter des dépenses imprévues, il est judicieux de discuter de la stérilisation avec un médecin vétérinaire, et ce, même avant l’adoption. Les coûts liés à cette intervention sont variables et peuvent être élevés. Ils dépendent entre autres de l’espèce animale, mais aussi de son sexe, de sa taille et de la méthode utilisée.
Identification avec une micropuce
Le micropuçage est un moyen simple et permanent d’identifier son animal et de favoriser son retour à la maison en cas de perte. Pour en savoir plus, consultez la page Identifier son animal de compagnie.
À consulter aussi
-
Conseils pour vos animaux – Ordre des médecins vétérinaires du Québec
-
Animaux de compagnie : animaux en santé, famille en santé – Gouvernement du Canada
-
Posez des questions avant d'acheter ou d'adopter un chien – Gouvernement du Canada
-
Comment reconnaître un éleveur responsable – Union des éleveurs canins du Québec
Dernière mise à jour : 5 mars 2026