Animaux de compagnie
Se départir d'un animal de compagnie
Un déménagement ou une situation imprévue peut vous empêcher de garder votre animal de compagnie. Voici plusieurs solutions pour assurer le bien-être de votre animal dans ce contexte :
- Essayez de lui trouver un nouveau foyer en utilisant votre réseau de connaissances ou les réseaux sociaux.
- Confiez-le à un refuge ou un établissement qui recueille des animaux afin de les offrir à l’adoption. Renseignez-vous auprès de certaines animaleries qui pourraient également proposer ce service.
- Considérez l’euthanasie en dernier recours seulement. Consultez un vétérinaire si vous envisagez cette option.
- Dans le cas des poissons d’aquarium, il existe une méthode pour les euthanasier à la maison tout en tenant compte de leur bien-être et en protégeant l’environnement. Il ne faut jamais se débarrasser d’un poisson dans les toilettes ni le relâcher dans un plan d’eau en nature.
Il ne faut jamais se départir d’un animal de compagnie en le laissant dans la nature. Ce geste pourrait être illégal et il entraînerait des conséquences néfastes sur votre animal, sur la faune et la flore de même que sur la société.
Conséquences sur votre animal
Au Québec, il est obligatoire d’assurer le bien-être des animaux sous votre responsabilité.
Les animaux domestiques de compagnie dépendent des humains pour assurer leur protection. Le milieu naturel est pour eux un environnement hostile qui ne deviendra jamais leur chez-eux. Il ne faut en aucun cas se départir d’un animal dans un parc ou une forêt en pensant qu’il va y survivre. Un animal abandonné de cette façon est vulnérable et en danger. Il pourra souffrir de la faim et du climat, être chassé par un prédateur ou frappé par une voiture. Il risque également d’être affecté par des maladies et parasites. Son espérance de vie sera grandement diminuée.
Conséquences sur la faune et la flore
Les animaux de compagnie laissés à eux-mêmes dans la nature peuvent devenir des espèces envahissantes et entraîner des conséquences néfastes sur les animaux sauvages du Québec et leurs habitats. La perturbation d’habitats, la prédation et les maladies sont des répercussions possibles sur la faune et la flore.
Avez-vous un poisson rouge, un lapin, une tortue à oreilles rouges ou un chat? Ce sont des exemples d’espèces qui engendrent plusieurs problèmes lorsqu’elles se retrouvent en milieu naturel.
Perturbation d’habitats
Les animaux de compagnie laissés à eux-mêmes peuvent détériorer la qualité de l’eau et du sol des habitats envahis. Ces lieux deviennent alors inhospitaliers pour les espèces sauvages du Québec.
Prédation
En consommant des plantes ou des animaux pour se nourrir, ils risquent de devenir les prédateurs d’espèces menacées ou vulnérables.
Maladies et parasites
Votre animal de compagnie peut être porteur de maladies ou de parasites qui ne sont normalement pas présents dans le milieu naturel du Québec. Ils peuvent être très néfastes pour les espèces indigènes.
Conséquences sur la société
Certains animaux se reproduisent très rapidement. C’est le cas du lapin et du chat, entre autres. La surpopulation et l’errance de ces animaux peuvent causer des désagréments aux citoyens. Par exemple :
- Des excréments peuvent se retrouver dans les carrés de sable et les jardins. Ces excréments peuvent contenir des parasites dont certains sont dangereux pour l’humain.
- Des nuisances sonores peuvent être causées par une chatte non stérilisée dans sa période de chaleur ou par des altercations entre animaux.
- L’urine d’un chat mâle non castré peut dégager une odeur désagréable.
- Les lapins peuvent creuser des trous et causer des dommages aux aménagements paysagers.
L’errance et la surpopulation animale causées par l’humain mettent une pression additionnelle sur les refuges. Ces derniers n’ont pas toujours la capacité ni les ressources pour accueillir autant d’animaux.
En essayant de survivre dans la nature, les animaux domestiques peuvent devenir craintifs. Leurs petits ne sont pas socialisés et il est ainsi plus difficile de les faire adopter. Cela peut mener à des euthanasies d’animaux jeunes et en santé. La gestion des animaux errants représente des coûts importants pour les municipalités.
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Dernière mise à jour : 7 mars 2025