Au Québec, on estime que les installations industrielles, les stations d’épuration et les autres établissements émetteurs sont à l’origine de rejets thermiques représentant 300 pétajoules (PJ) par année, soit l’équivalent d’environ 83 térawattheures (TWh) thermiques.
La majorité des rejets de chaleur sont émis par de grandes installations industrielles : usines de pâtes et papiers, raffineries de pétrole, cimenteries, alumineries, aciéries, etc. D’autres secteurs d’activité génèrent également des rejets thermiques notables, comme les centres de traitement de données, les stations d’épuration ou les entreprises du secteur agroalimentaire.
Dans la plupart des cas, la chaleur émise n’est ni récupérée ni valorisée. Même s'il n'est pas envisageable de valoriser tous les rejets thermiques émis, leur potentiel de valorisation est élevé dans de nombreuses régions du Québec.
Parallèlement, le Québec est caractérisé par des bâtiments ayant des besoins thermiques importants (chauffage, eau chaude et climatisation), notamment en raison du climat. Au Québec, on estime que l’ensemble des grands bâtiments (industriels, commerciaux, institutionnels et résidentiels) ainsi que les installations de production agricole en serre ont des besoins thermiques annuels de 360 PJ, soit l’équivalent d’environ 100 TWh. Les besoins thermiques du Québec pourraient encore augmenter si l’on y construit davantage de serres afin d’atteindre une plus grande autonomie alimentaire.
La valorisation des rejets thermiques au Québec offre une orientation prometteuse pour contribuer efficacement à la transition énergétique et répondre en partie aux besoins thermiques des grands bâtiments et des serres.