Publications et données sur les rejets et les besoins thermiques

Une équipe de recherche multidisciplinaire a élaboré une méthodologie pour estimer l’ampleur des rejets thermiques au Québec ainsi que les besoins thermiques des bâtiments et des serres.

Les travaux ont permis de dresser une liste des sites émetteurs, avec leurs types de rejets et les quantités annuelles estimées en gigajoules. Un inventaire similaire a été réalisé pour les grands bâtiments et les installations serricoles.

Une prochaine étude en cours d'élaboration permettra d'estimer les projets qui pourraient être réalisés au Québec en tenant compte, d'une part, des rejets techniquement accessibles et valorisables, et, d'autre part, de la faisabilité économique des projets d'implantation d'infrastructures.

Secteurs émetteurs

Plusieurs branches du secteur industriel sont à l’origine d’importants rejets thermiques, notamment :

  • L’industrie des pâtes et papiers;
  • Les raffineries de pétrole;
  • Les cimenteries;
  • Les alumineries;
  • Les aciéries.

Les installations d’autres secteurs d’activité sont également de grandes émettrices de rejets thermiques :

  • Les centres de données informatiques;
  • Les stations d’épuration des eaux;
  • Les sites d’enfouissement;
  • Les incinérateurs;
  • Les centrales de cogénération;
  • Les centrales électriques des réseaux autonomes;
  • Les usines du secteur agroalimentaire.

Au Québec, les rejets thermiques valorisables émis par les installations industrielles, les stations d’épuration et les installations des secteurs d’activité mentionnés ci-dessus sont estimés à 300 pétajoules (PJ) par année, soit l’équivalent d’environ 83 térawattheures (TWh) thermiques.

Types de rejets

Tous les rejets thermiques ne sont pas identiques : ils se distinguent par leur état (gazeux ou liquide), leur température et leur volume. En fait, ils varient grandement selon l’activité économique du site émetteur.

Par exemple :

  • Une raffinerie de produits pétroliers émet, entre autres, de grandes quantités de liquides variant de 29 à 122 °C et des gaz de cheminée à des températures pouvant atteindre les 800 °C.
  • Une aluminerie produit des gaz de cheminée à des températures variant entre 150 et 800 °C, des gaz de procédé entre 80 et 500 °C et des effluents liquides entre 50 et 120 °C.
  • Dans les stations d’épuration, les rejets thermiques sont généralement constitués de liquides à une température ne dépassant pas les 15 °C.

Les rejets disponibles en grande quantité et à une température élevée offrent généralement un plus grand potentiel de valorisation et de réutilisation.

Le type des rejets thermiques disponibles aura donc une incidence sur la réalisation du projet de valorisation des rejets thermiques envisagé.

La Carte des rejets et des besoins thermiques du Québec permet de localiser précisément les établissements émetteurs de rejets thermiques.

Consommateurs potentiels de rejets thermiques

L’ensemble des grands bâtiments au Québec représentent une superficie de plancher d’environ 618 millions de mètres carrés. Leurs besoins thermiques (chauffage des locaux, chauffage de l’eau et besoins de climatisation) sont particulièrement élevés.

Du côté des serres, les besoins thermiques sont liés à leur production. Les installations serricoles du Québec couvrent environ 2,5 millions de mètres carrés (soit 250 hectares), répartis dans 350 emplacements.

Au Québec, on estime que l’ensemble des grands bâtiments (industriels, commerciaux, institutionnels et résidentiels) ainsi que les installations de production agricole en serre ont des besoins thermiques annuels de 360 pétajoules (PJ), soit l’équivalent d’environ 100 térawattheures (TWh).

Publications

À la demande du gouvernement du Québec, une équipe multidisciplinaire composée de chercheurs et chercheuses, d’analystes ainsi que d’ingénieures et d’ingénieurs a réalisé trois études.

L’étude de 2021 a pour objectif d’estimer les rejets thermiques valorisables, ainsi que les besoins thermiques du parc bâti québécois. La deuxième étude, publiée en 2023, constitue une mise à jour des données et une augmentation de la couverture des établissements industriels. L’étude de 2024 aborde le potentiel technico-économique de valorisation des rejets thermiques et vise à évaluer la quantité de rejets thermiques qu’il serait économiquement intéressant de valoriser comparativement à d’autres options de chauffage.

Données disponibles pour téléchargement

Les données collectées lors de la réalisation de l’étude sur l’Évaluation du potentiel de valorisation des rejets thermiques au Québec et lors de sa mise à jour en janvier 2023 sont disponibles au format CSV pour téléchargement :

Il est conseillé de se référer à la Carte des rejets et des besoins thermiques du Québec et aux publications ci-dessus pour bien interpréter les données.

Dernière mise à jour : 31 octobre 2024

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