Marmotte commune
Nom français
Marmotte commune
Autre(s) nom(s) français
Siffleux
Nom anglais
Woodchuck
Autre(s) nom(s) anglais
Groundhog, Marmot
Nom scientifique
Marmota monax
Dans cette page :
Description
La marmotte commune est un mammifère qui fait partie de la famille des sciuridés.
Identification
Taille
De 45 à 66 cm.
Coloration
La marmotte commune possède un pelage brun.
Traits caractéristiques
La marmotte est un animal dodu. Elle possède de courtes pattes robustes, de petites oreilles arrondies ainsi qu’une courte queue touffue.
Présence au Québec
Origine
Indigène
Statut de résidence des populations
Cette espèce vit au Québec toute l’année.
État de la situation
Rang de précarité
Le rang de précarité provincial (rang S) pour cette espèce est S5.
Habitat
Historiquement, la marmotte a su tirer profit de l'activité humaine (disponibilité accrue en habitat reliée au déboisement). Elle vit dans un terrier creusé à flanc de colline ou sur un terrain plat bien drainé. Il est constitué de 2 à 5 entrées reliées à diverses chambres par un réseau de tunnels. La marmotte s'éloigne peu de son terrier (de 15 à 90 m) si la nourriture est disponible.
Alimentation
La marmotte commune est essentiellement herbivore.
Au printemps (février-mars), après l'hibernation, la marmotte a perdu en moyenne 30 % de sa masse corporelle et se nourrit de tout ce qui est disponible (écorce, tige, ramilles). Active surtout durant la journée, elle pourrait cependant se nourrir nuit et jour pendant cette période.
Reproduction
La femelle a de 4 à 5 petits par portée, une fois par année, Ces petits quittent le terrier vers l'âge de 3 mois.
Comportement
Règle générale, elle est surtout active tôt le matin ou à la brunante. Enfin, la marmotte est une grimpeuse habile. Elle peut escalader une clôture de 1 m de hauteur aussi facilement qu'elle est habile à creuser.
En cas de présence importune
Toute capture d'un animal sauvage doit avoir comme but sa mise en valeur et la conservation des ressources. Vous devez vous informer sur la réglementation en vigueur comme celle sur la chasse sportive ou le piégeage avant d'en faire la capture.
Méthodes de prévention
Plusieurs moyens énumérés dans cette section se basent principalement sur deux aspects :
- L'animal profite-t-il d'une source de nourriture que l'on peut contrôler?
- L'animal profite-t-il d'un abri dont on peut le priver?
Méthode d’exclusion
Pour les petites superficies, l'utilisation d'une clôture électrique est efficace et empêche la marmotte de grimper par-dessus ou de creuser sous celle-ci.
Note : la végétation ne doit pas atteindre la clôture électrique, car elle provoque alors une mise à la terre sans une décharge appropriée.
Différents aménagements variant par la hauteur de la clôture ou par le nombre de fils existants Un aménagement type est proposé.
Clôture de 1 mètre de hauteur, en grillage métallique, dont une portion d'au moins 25-30 cm (idéalement 45-60 cm) est enterrée dans le sol. Un fil électrique doit être placé à une hauteur de 12 cm du sol et à une distance de 12 cm à l'extérieur de la clôture. Il est recommandé d'utiliser des piquets de métal séparés de 2 à 3 m et enfoncés de 30 à 60 cm dans le sol.
Si vous ne pouvez pas électrifier la clôture, un autre dispositif est suggéré et consiste en une clôture en grillage métallique (1,8 m de large) dont la maille est d'au plus 5 cm. Vous devez utiliser des piquets en métal de 1,5 à 1,8 m de hauteur, espacés de 2 à 3 m et enfoncés de 30 à 60 cm dans le sol. La clôture comporte trois parties :
- Une section enfouie dans le sol (25-30 cm minimum, 45-60 cm idéalement). L'excédent sous la terre peut être replié en L vers l'extérieur;
- Une section médiane de 1 mètre de hauteur;
- La section du haut (30-45 cm), n'est pas attachée aux piquets et est légèrement repliée vers l'extérieur.
Utilisation de répulsifs
Vous pouvez saupoudrer du piment fort moulu ou du poivre noir moulu, ou encore utiliser des produits commerciaux près des endroits où la marmotte cause des ravages. Vous devez cependant prendre garde de ne pas en appliquer sur les parties comestibles des fruits et légumes.
Arbres fruitiers et ornementaux (écorce)
Protéger le bas de l'arbre avec un cylindre de broche.
Utiliser des répulsifs commerciaux que vous badigeonnez sur les troncs. Ces produits doivent être appliqués périodiquement et peuvent être dispendieux.
Grandes cultures, machinerie agricole
Un labour de printemps peut s’avérer un moyen efficace.
Méthodes de contrôle
Tous les contrôles doivent être effectués tôt au printemps et être répétés à quelques reprises durant l'été. Il est préférable de fermer les terriers des animaux éliminés pour éviter la relocalisation par immigration.
Capture et relocalisation
Il est fortement déconseillé de relocaliser les petits mammifères loin de leur lieu de capture. Chaque déplacement comporte un risque d’introduire de nouvelles maladies ou de nouveaux parasites dans la région. Si les méthodes d’exclusion n’ont pas été exécutées avant la capture de l’animal, ce n’est qu’une question de temps pour qu’un autre animal ne vienne prendre la place de l’animal déplacé. Si tout a été expérimenté et que le tout n’a donné aucun résultat, la capture peut être envisagée. Lorsqu'il y a peu d'animaux à capturer, la capture vivante peut être considérée. Vous pouvez appâter la cage avec du maïs sucré, des pois, des carottes ou des pommes. Vous devez vérifier la cage le matin et le soir. Il y a souvent plus d'un animal à capturer.
Capture à l'aide d'un piège mortel
Cette méthode très efficace n'est pas conseillée lorsqu'il y a des risques que des personnes non informées manipulent ces pièges ou que des animaux domestiques soient capturés. Par contre, pour être plus sélectifs, les pièges en X de dimensions 13 cm par 13 cm (nº 120) pour les jeunes, ou 18 cm par 18 cm (nº 220) pour les adultes, sont efficaces lorsque placés à l'entrée du terrier. Ils peuvent également être installés avec une carotte servant d'appât, celle-ci étant enfourchée dans les broches métalliques de la détente.
Abattage à l'aide d'une arme à feu
Cette méthode est efficace si vous agissez tôt le matin ou en fin d'après-midi. Durant les journées ensoleillées, la marmotte se tient souvent immobile, à la porte du terrier, ce qui facilite l'abattage. Certains règlements municipaux peuvent interdire la décharge d'une arme à feu.
Fumigation
Les produits commerciaux pour la fumigation sont à base de bisulfite de carbone, de phosphure d'aluminium et de phosphure de magnésium. Le plus utilisé est l'anhydride sulfureux sous forme de bombe fumigène.
Ces produits ne doivent pas être utilisés à proximité des bâtiments à cause des risques d’incendie et de propagation de la fumée. Vérifier la légalité de l’utilisation de certains produits chimiques.
Pour en savoir plus
Références
BANFIELD, A.W.F. (1977). Les mammifères du Canada. 2e édition. Les Presses de l’Université Laval et University of Toronto Press. Ste-Foy. 406 p.
BIRD, David M. (1987). Les petits animaux sauvages autour de la maison, comment s'en accommoder. Centre de conservation de la faune ailée de Montréal. 122 p.
Centre d’Expertise en analyse environnementale du Québec. (2006). Paramètres d’exposition chez les mammifères –Marmotte commune. Fiche descriptive. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, 16 p.
MRN. (1988). Quand les marmottes deviennent un fléau. Ministère des Ressources Naturelles de l'Ontario. Dépliant d'information.
MURIE, O.J. (1989). Le Peterson des traces d'animaux, Éditions Marcel Broquet. 363 p.
PRESCOTT, J. et P. RICHARD. (1996). Mammifères du Québec et de l’est du Canada, Éditions Michel Quintin. Waterloo. 399 p.
Dernière mise à jour : 10 mars 2026