Pour amorcer les travaux d’exploration, les sociétés minières analysent et compilent les résultats de diverses sources d’information, des levés du MRNF, des études scientifiques et des travaux d’exploration historiques. Cette analyse préliminaire permet d’orienter les travaux à venir.
Les sociétés minières se basent sur des modèles géologiques de minéralisation
Lire le contenu de la note numéro 1
connus ailleurs et sur les données géoscientifiques disponibles pour cerner les sites les plus propices qui se comparent aux découvertes précédentes, qu’elles soient à proximité ou ailleurs.
Les régions ciblées font alors l’objet de prospection visant à confirmer la présence de substances minérales d’intérêt. Si les travaux de prospection mènent à la découverte de métaux ou de minéraux dont les teneurs dépassent certains seuils d’intérêt, la zone nouvellement découverte devient alors un indice minéralisé, c’est-à-dire une zone potentiellement intéressante pour l’exploitation commerciale.
Si les résultats de ces premières étapes sont encourageants, les sociétés minières intensifieront leurs travaux et augmenteront leurs investissements afin de mieux définir l’envergure de la zone minéralisée en ce qui a trait à la concentration en métaux ou en minéraux (teneurs) et au volume. Les teneurs sont définies soit par des analyses chimiques des métaux, soit par la détermination du pourcentage des minéraux recherchés.
Plus le projet avance, plus les travaux sur le terrain prennent de l’ampleur. Les premiers travaux débutent par de l’échantillonnage en surface et, ensuite, en profondeur, à l’aide de foreuses. Lors de cette étape, les sociétés minières :
- réalisent des levés de géophysique et de géochimie ciblés sur les secteurs d’intérêt;
- effectuent des décapages mécanisés pour retirer la couche de surface (dépôt meuble) pour atteindre et exposer le socle rocheux minéralisé;
- procèdent à l’échantillonnage du roc le long de rainures à l’aide d’une scie.