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Copépodes parasitaires chez les poissons
Description
Les copépodes parasitaires sont de petits crustacés qui peuvent se trouver sur la peau, les branchies, les nageoires et la bouche des poissons d’eau douce et d’eau salée.
Animaux sauvages à risque
Les copépodes se nourrissent principalement du sang et de la chair des poissons d’eau douce et d’eau salée. Les poissons très infestés par les copépodes sont rares. Au Québec, un copépode en particulier affecte les salmonidés, notamment l’omble chevalier, l’omble de fontaine et le touladi.
Signes de la maladie
Les copépodes sont souvent visibles à l’œil nu et peuvent mesurer entre 0,1 et 300 mm. Ils ont tendance à se fixer sur un même hôte. Ce sont généralement les copépodes adultes qui parasitent les poissons. Les femelles s’accouplent avant de se fixer de manière permanente sur le poisson. Les parasites se fixent généralement à la base des nageoires ou des branchies et dans la cavité buccale en fonction de l'espèce et de la taille du poisson infesté. Ils peuvent également se fixer sur tout le corps du poisson. Des lésions peuvent apparaître à l’endroit où les copépodes se sont fixés, causant des dommages aux écailles, à la peau et aux branchies.

Parasite de l’éperlan arc-en-ciel © Kathleen Sévigny, Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
Cycle de vie et persistance dans l’environnement
Les copépodes peuvent nager pour aller infecter un poisson. Certains copépodes peuvent également se déplacer d’un poisson à l’autre lors d’un contact direct. Les taux de survie, de développement, de croissance et d’infection dépendent du niveau de salinité et de la température de l’eau. La probabilité que le copépode se détache du poisson ou qu’il meure augmente lorsque les conditions ne sont pas optimales. La température et le niveau de sel idéaux varient selon l’espèce de copépodes. Certains peuvent survivre en eau salée sur les poissons anadromes, c’est-à-dire les poissons d’eau salée qui pondent en eau douce.
Plusieurs éléments contribuent à la propagation des copépodes :
- Le mouvement naturel de l’eau et des poissons;
- Le transfert de poissons infectés (poissons appâts, ensemencement, introduction d’une espèce dans un autre plan d’eau, etc.);
- Le transfert d’eaux contaminées ( eau de ballast Lire le contenu de la note numéro 1 , eau de transport de poissons, etc.);
- L’utilisation d’une embarcation ou d’équipement contaminé.

Cycle de vie des copépodes ©MELCCFP, Ariane Côté
Protection et prévention
Pour prévenir la contamination des plans d’eau par les copépodes, il est important de ne pas transporter de poissons d’un plan d’eau à un autre, ni de rejeter à l’eau les parties non conservées (ex. : viscères). Il faut également bien nettoyer son embarcation et son équipement nautique avant et après avoir visité un nouveau plan d’eau.
Risque pour la santé des animaux sauvages
En petit nombre, les copépodes sont plutôt inoffensifs en milieu naturel, sauf s’ils se fixent sur des organes vitaux comme les branchies, ou si une infection secondaire (virus, bactérie ou champignon) se développe. Certains copépodes peuvent causer des épisodes de mortalité, particulièrement en aquaculture.
Risque pour la santé des animaux domestiques
Les copépodes ne présentent aucun risque pour les animaux domestiques. Ils peuvent être présents sur les poissons dans les aquariums et les étangs artificiels.
Risque pour la santé humaine
Les copépodes ne présentent aucun danger pour l’humain. Il est possible de les retirer manuellement du poisson avant la cuisson. Il est toujours important de prendre les précautions habituelles lors de la consommation de poissons sauvages.
Surveillance et contrôle
La présence du copépodes parasitaires est largement connue au Québec. Il n’est donc pas nécessaire de signaler les poissons suspects.
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Note de bas de page numéro 1Eau contenue dans de grands réservoirs qui permettent de corriger l’assiette et l’équilibre du bateau. Retour à la référence de la note numéro 1
Dernière mise à jour : 26 août 2025