Consommation de poisson et santé
Recommandations concernant la consommation de poisson
Dans cette page :
Recommandations selon le Guide alimentaire canadien
Le Guide alimentaire canadien recommande de savourer une variété d’aliments nutritifs tous les jours. Cette recommandation s’applique pour plusieurs types d’aliments, dont les aliments protéinés. Le poisson et les fruits de mer sont des exemples d’aliments protéinés pouvant être consommés dans le cadre d’une alimentation saine.
Le Guide alimentaire canadien suggère aussi de choisir des aliments contenant des bons gras, notamment des poissons gras. Par exemple :
- la truite;
- le hareng;
- le saumon;
- le maquereau;
- l’omble chevalier.
Pour vous assurer d’obtenir la meilleure valeur nutritive du poisson, choisissez du poisson ou des fruits de mer frais ou congelés qui n’ont pas été frits ou panés. Le poisson en conserve contenant peu ou pas de sodium ajouté est aussi un bon choix. Pour la cuisson, choisissez des méthodes qui nécessitent peu de matières grasses. Par exemple, faites-le pocher ou griller ou cuisez-le au four.
La consommation de deux portions de poisson gras par semaine fournit l’équivalent de 300 à 500 mg d’acides gras oméga-3 chaque jour. Cette quantité est celle recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé.
| Espèce | Quantité d’acides gras oméga-3 (en milligrammes par 100 g de chair) |
|---|---|
Source : Données extraites du Fichier canadien sur les éléments nutritifs (Santé Canada) | |
| Maquereau bleu, cru | 2 650 |
| Saumon atlantique, d’élevage, cru | 2 490 |
| Saumon atlantique, sauvage, cru | 2 000 |
| Hareng de l’Atlantique cru, fumé | 1 710 |
| Morue charbonnière, crue | 1 630 |
| Sardine, en conserve | 1 216 |
| Saumon sockeye, en conserve | 1 181 |
| Flétan du Groenland (turbot), cru | 1 030 |
| Truite arc-en-ciel, d’élevage, crue | 970 |
| Truite arc-en-ciel, sauvage, crue | 790 |
| Omble chevalier, sauvage, cru | 700 |
| Éperlan (éperlan arc-en-ciel), cru | 730 |
| Meunier noir, cru | 590 |
| Corégone, cru | 577 |
| Moule (moule bleue), crue | 470 |
| Huître (huître Malpèque), crue | 442 |
| Sébaste, cru | 392 |
| Doré jaune, cru | 340 |
| Grand brochet, cru | 305 |
| Crevette du Saint-Laurent, cuite | 283 |
| Perchaude, crue | 270 |
| Plie ou sole, crue | 237 |
| Thon pâle, en conserve dans l’eau | 224 |
| Tilapia, cru | 206 |
| Aiglefin, cru | 182 |
| Homard d’Amérique, cuit | 69 |
Recommandations qui tiennent compte de la présence de méthylmercure dans certains poissons
Poissons et fruits de mer à consommer sans restriction
Les poissons et fruits de mer suivants contiennent très peu de mercure. Vous pouvez ainsi les consommer sans restriction.
Voici les espèces de poissons et fruits de mer à consommer sans restriction :
- Poissons de pêche sportive :
- l'alose savoureuse;
- l'éperlan (éperlan arc-en-ciel);
- le grand corégone;
- l'omble de fontaine (truite mouchetée);
- les autres truites (sauf le touladi);
- le poulamon atlantique;
- le saumon atlantique.
- Poissons pêchés dans la mer :
- l'aiglefin;
- l'anchois;
- le apelan;
- la goberge;
- le hareng;
- le maquereau;
- le merlu;
- la plie (sole);
- la sardine;
- le saumon;
- le sébaste;
- le thon (conserve).
- Mollusques :
- l'huître;
- la moule;
- la palourde;
- le pétoncle.
- Crustacés :
- le crabe;
- la crevette;
- le homard.
- Poissons d’élevage :
- le saumon;
- le tilapia;
- la truite;
- les autres poissons d’élevage.
Consommation de poissons de pêche sportive
Si vous consommez régulièrement des poissons de pêche sportive, vous pouvez consulter le Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce. Ce guide très détaillé contient des règles de consommation qui tiennent compte des différents sites de pêche, de la taille et de l’espèce des poissons.
Poissons à consommer avec restrictions
Certains poissons font l’objet de restrictions de consommation, en fonction de leur teneur en mercure. Vous pouvez consommer ces poissons, mais en quantités limitées. Assurez-vous de respecter les règles de consommation indiquées dans le tableau suivant. Ces règles s’appliquent aux personnes qui consomment du poisson de façon fréquente et régulière. Elles sont valables dans la plupart des cas, sauf avis contraire des responsables de santé publique ou de l’environnement.
| Poissons de pêche sportive | Limites de consommation (1 repas = 230 g avant cuisson) |
|---|---|
| 4 repas par mois |
| 2 repas par mois |
Pour la consommation de poissons marins de grande taille comme l’espadon, le requin, le thon frais ou congelé, le marlin, l’hoplostète orange et l’escolier, il est recommandé de se limiter à 150 g par semaine.
Précautions à prendre dans la préparation des poissons sauvages
Les poissons sauvages peuvent contenir divers contaminants et des parasites. Pour réduire le risque de contamination, il est recommandé de prendre les précautions suivantes :
- éviscérer le poisson le plus rapidement possible après sa mort, ou après son enregistrement pour le saumon;
- ne conserver que les filets débarrassés de la peau et de la base des nageoires. Ces parties sont moins à risque de contenir des contaminants;
- éviter d'utiliser le jus de cuisson pour la préparation d'autres mets tels que soupes et sauces;
- éviter de consommer les poissons fortement infestés de parasites. Lors de la préparation du poisson, retirer manuellement toutes les larves visibles;
- éviter de consommer les poissons présentant des anomalies telle que des tumeurs et des malformations diverses;
- cuire ou fumer le poisson adéquatement avant la consommation (la température interne du poisson doit atteindre au moins 70 °C);
- congeler le poisson à une température de -20 °C pendant au moins sept jours, si l’on souhaite le manger cru. Attention ce ne sont pas tous les congélateurs domestiques qui peuvent remplir ces conditions.
Les animaux domestiques peuvent aussi être affectés. Ainsi, les déchets de poissons sauvages ne doivent jamais leur être donnés à moins qu’ils aient été préalablement cuits ou congelés de façon adéquate.
Personnes enceintes ou qui prévoient le devenir, personnes qui allaitent et jeunes enfants
Les recommandations suivantes s’appliquent aux personnes enceintes ou qui planifient une grossesse, à celles qui allaitent et aux jeunes enfants :
- Éviter la consommation fréquente des espèces de poissons sauvages les plus sujettes à la contamination. Choisir de préférence des poissons et fruits de mer à consommer sans restriction. Consulter également le Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce afin de connaître les restrictions locales spécifiques.
- Éviter de consommer des poissons ou des fruits de mer crus ou partiellement cuits. La cuisson complète permet d’éviter les maladies causées par certains microbes ou parasites qui peuvent contaminer ces aliments.
- Limiter la consommation de thon blanc (germon) en conserve (ne pas confondre avec le thon pâle [listao, jaune, albacore ou migon] en conserve, pour lequel il n’y a pas de restriction) à un maximum de :
- 300 g par semaine pour les personnes enceintes, qui planifient une grossesse ou qui allaitent;
- 150 g par semaine pour les enfants de 5 à 11 ans;
- 75 g par semaine pour les enfants de 1 à 4 ans.
- Limiter la consommation de thon frais ou congelé (incluant le thon rouge), de requin, d’espadon, d'hoplostète orange, de marlin et d’escolier à :
- 150 g par mois pour les personnes enceintes, qui planifient une grossesse ou qui allaitent;
- 125 g par mois pour les enfants de 5 à 11 ans;
- 75 g par mois pour les enfants de 1 à 4 ans.
À consulter aussi
Dernière mise à jour : 21 novembre 2025