Le
syndrome du poisson tachetéLire le contenu de la note numéro 1
se manifeste par des lésions noires irrégulières sur le corps, les nageoires ou la bouche des poissons infectés. Il serait causé par différents virus de la famille des adomavirus variant selon l’espèce infectée.
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Animaux sauvages à risque
Les adomavirus ont été détectés chez les achigans à petite bouche et les achigans à grande bouche présentant des taches noires à la surface du corps, nommées « lésions cutanées hyperpigmentées mélaniques » (LCHM). Cependant, il n’a pas encore été prouvé que ces virus sont la cause du syndrome. Des cas de LCHM ont également été signalés chez d’autres espèces d’eau douce, notamment les crapets et la barbotte brune.
Signes de la maladie
Les poissons affectés par le syndrome ont des lésions cutanées, qui se présentent sous la forme de taches irrégulières lisses de couleur noire ou brune foncée sur la peau, les nageoires et la bouche. Ces lésions peuvent être légèrement bombées, bien que leur taille, leur forme, leur emplacement et leur nombre varient considérablement, certaines ne mesurant que 2mm, et d’autres couvrant entièrement le corps du poisson. Les causes de ces variations demeurent inconnues. Cette hyperpigmentation mélanique résulte d’une réaction immunitaire chez le poisson infecté. Certains peuvent ne présenter aucun symptôme. Lorsqu’un syndrome est présent, il affecte principalement les poissons adultes, avec une visibilité notable chez les achigans mesurant généralement plus de 17,5cm.
Des études supplémentaires sont nécessaires pour connaitre le cycle de vie et les modes de transmission et d’infection des adomavirus possiblement associés au syndrome du poisson tacheté.
Les cas signalés par les pêcheurs surviennent principalement dans des eaux plus froides. Le nombre de cas semble être plus élevé pendant les mois froids, de la fin de l’automne jusqu’au début du printemps, que pendant les mois chauds de l’été.
Protection et prévention
Risque pour la santé des animaux sauvages
Les conséquences exactes sur les poissons infectés ne sont pas encore connues. Les animaux sauvages autres que les poissons ne sont pas affectés par ce syndrome.
Risque pour la santé des animaux domestiques
Le virus ne présente aucun risque pour les animaux domestiques.
Risque pour la santé humaine
Le virus ne présente aucun danger pour l’humain.
Surveillance et contrôle
La présence du virus est connue au Québec. Il n’est donc pas nécessaire de signaler les poissons suspects.