Indices de défavorisation

Pour l’année scolaire 2024-2025, 689 écoles primaires et 194 écoles secondaires ont été considérées comme défavorisées (rang décile 8, 9 ou 10) selon l’indice de milieu socioéconomique (IMSE). Ces écoles accueillaient respectivement 158 176 et 116  843 élèves, ce qui représentait 30  % de l’effectif du réseau public pour chacun de ces deux ordres d’enseignement.

Le Ministère utilise deux indices de défavorisation pour répartir les ressources financières entre les centres de services scolaires et les commissions scolaires. Ces indices permettent, selon les besoins, de cibler des écoles ou des bâtiments, ou encore de tenir compte du pourcentage d’élèves provenant de milieux défavorisés dans chaque centre de services scolaire ou commission scolaire.

Indice de milieu socioéconomique (IMSE)

L’IMSE est constitué de deux variables : 

  • la proportion des familles avec enfants dont la mère ne détient aucun diplôme, certificat ou grade (variable représentant les deux tiers du poids de l’indice);
  • la proportion des ménages dont les parents n’étaient pas à l’emploi durant la semaine de référence du recensement canadien (variable représentant le tiers du poids de l’indice).

Indice du seuil de faible revenu (SFR)

Le SFR correspond à la proportion des familles avec enfants dont le revenu se situe près du seuil de faible revenu ou sous celui-ci. Ce seuil est défini comme le niveau de revenu selon lequel on estime que les familles consacrent 20 % de plus que la moyenne à la nourriture, au logement et à l’habillement.

Le SFR permet d’estimer la proportion de familles ayant un revenu considéré comme faible, en tenant compte de la taille de la famille et du milieu de résidence (région rurale, petite région urbaine, grande agglomération, etc.).

Déclinaison des indices de défavorisation

Les variations observées s’expliquent principalement par les facteurs suivants :

  • Année scolaire
  • Centre de services scolaire ou commission scolaire
  • Écoles primaires et secondaires

Précisions sur la méthodologie 

La méthodologie de calcul des indices de défavorisation (IMSE et SFR) repose sur les données du Recensement canadien, réalisé tous les cinq ans. Depuis l’année scolaire 2017-2018, les indices sont basés sur les données du Recensement de 2016. Il s’agit d’une actualisation survenue après dix années de statu quo, puisque les données de 2006 étaient utilisées auparavant, le Recensement de 2011 n’ayant pu servir en raison de l’abolition du questionnaire long.

L’utilisation des données de 2016 a entraîné, en 2017-2018, des changements importants dans le classement des écoles défavorisées, comparativement aux années précédentes. Ces changements reflétaient notamment :

  • l’évolution de la mobilité de la population;
  • l’actualisation des données socioéconomiques des familles québécoises ayant au moins un enfant de 0 à 18 ans;
  • la mise à jour de la carte des 3 680 unités de peuplement utilisées par le Ministère, élaborée en consultation avec les centres de services scolaires et les commissions scolaires.

Pour les trois dernières actualisations (2022-2023, 2023-2024 et 2024-2025), les différences observées sont moins marquées que lors de l’actualisation de 2017-2018. Cette stabilité s’explique par le fait que les indices sont toujours calculés à partir des données du même recensement (2016) et que les variations proviennent principalement :

  • de la mobilité des élèves entre les écoles;
  • des changements dans le parc scolaire (fusions, scissions, fermetures ou ouvertures d’écoles).

Les indices de défavorisation sont calculés annuellement et distinctement pour les écoles primaires (sans le préscolaire) et pour les écoles secondaires. Ils sont regroupés en rangs déciles, chacun représentant 10 % des élèves, afin de situer la place relative de chaque école au sein de l’ensemble des écoles publiques.

Il est à noter que :

  • certaines écoles regroupent plus d’un bâtiment;
  • aucun indice n’est calculé pour les écoles des commissions scolaires à statut particulier (crie, Kativik Ilisarniliriniq) et du Centre de services scolaire du Littoral;
  • seules les écoles comptant un effectif minimal de 30 élèves font l’objet d’une publication de leurs indices (à l’exclusion des écoles visées par une entente MEQ–MSSS).

Dernière mise à jour : 10 septembre 2025

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