Indices de défavorisation

Pour l’année scolaire 2025-2026, 675 écoles primaires et 204 écoles secondaires sont considérées comme défavorisées (rangs déciles 8, 9 ou 10) d'après l’indice de milieu socioéconomique (IMSE). Ces écoles accueillent respectivement 158 089 et 118  906 élèves, ce qui représentait 30,1 % de l’effectif du réseau public pour chacun de ces deux ordres d’enseignement.

Le Ministère utilise deux indices de défavorisation pour répartir les ressources financières entre les centres de services scolaires et les commissions scolaires. Ces indices permettent, selon les besoins, de cibler des écoles ou des bâtiments, ou encore de tenir compte du pourcentage d’élèves provenant de milieux défavorisés dans chaque centre de services scolaire ou commission scolaire.

Indice de milieu socioéconomique (IMSE)

L’IMSE est constitué de la proportion de familles avec enfants âgés de 0 à 18 ans dont la mère n’a pas de diplôme, de certificat ou de grade (cette variable représente les deux tiers du poids de l’indice) et de la proportion de ménages avec enfants de 0 à 18 ans dont les parents étaient sans emploi durant la semaine de référence du recensement canadien (cette variable représente le tiers du poids de l’indice).

Indice du seuil de faible revenu (SFR)

Le SFR correspond à la proportion de familles avec enfants dont le revenu est situé près du seuil de faible revenu ou sous celui-ci. Le seuil de faible revenu correspond au niveau de revenu à partir duquel on estime que les familles consacrent 20 % de plus que la moyenne à la nourriture, au logement et à l’habillement. Il permet d’estimer la proportion de familles dont les revenus peuvent être considérés comme faibles compte tenu de la taille de la famille et du milieu de résidence (région rurale, petite région urbaine, grande agglomération, etc.).

Déclinaison des indices de défavorisation

Les variations observées s’expliquent principalement par les facteurs suivants :

  • Année scolaire
  • Centre de services scolaire ou commission scolaire
  • Écoles primaires et secondaires

Précisions sur la méthodologie 

La méthode de calcul des indices de défavorisation (IMSE et SFR) se fonde sur les données issues du recensement canadien, qui a lieu tous les cinq ans. Depuis l’année 20172018, les indices de défavorisation se basaient sur les données du Recensement de 2016. L’utilisation des données du Recensement de la population de 2021 a permis d’actualiser les données de la carte de défavorisation.

En 20252026, le passage aux données du recensement 2021 s’accompagne de changements majeurs dans le classement des écoles défavorisées, comparativement aux années précédentes. Ces changements traduisent l’évolution de la mobilité de la population, l’actualisation des données socio-économiques des familles québécoises ayant au moins un enfant âgé de 0 à 18 ans (recensement 2021) et la mise à jour de la carte des unités de peuplement, pour laquelle les centres de services scolaires et commissions scolaires ont été consultés. En effet, selon leur position géographique, les familles québécoises sont rassemblées, à l’échelle du territoire, dans l’une des 3 857 unités de peuplement établies par le Ministère.

Lors des trois dernières actualisations des indices de défavorisation (20222023, 20232024 et 20242025), les différences étaient moins marquées que dans la présente mise à jour. Cette stabilité s’explique par le fait que les indices étaient calculés selon les données d’un même recensement (celui de 2016) et que les changements observés étaient principalement dus à la mobilité des élèves d’une école à l’autre et à la variation du nombre d’établissements (fusions, scissions, fermetures et ouvertures d’écoles).

Les indices de défavorisation sont calculés annuellement et distinctement pour les écoles primaires (sans le préscolaire) et pour les écoles secondaires. Ils sont regroupés en rangs déciles (chaque rang comprenant 10 % des élèves) de manière à situer la place relative de l’école parmi l’ensemble des écoles publiques, et ce, pour l’enseignement primaire et secondaire.

Il est à noter que les écoles peuvent regrouper plus d’un bâtiment scolaire, qu’aucun indice n’est calculé pour les écoles des commissions scolaires à statut particulier (crie, Kativik Ilisarniliriniq) et du Centre de services scolaire du Littoral et que seuls les indices de défavorisation des écoles ayant un effectif minimal de 30 élèves (sans entente MEQ-MSSS) font l’objet d’une publication.

Dernière mise à jour : 10 juillet 2026

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