Le gouvernement du Québec et les établissements scolaires maintiennent une vigilance élevée en matière de qualité de l’air dans les classes et assurent le suivi de l’application de mesures lorsque des situations problématiques surviennent.     

Le ministère de l’Éducation (MEQ) a mis sur pied une structure de gouvernance et travaille étroitement avec un expert indépendant en qualité de l’air intérieur et en ventilation industrielle de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST). Cet expert épaule le MEQ dans la stratégie concernant la qualité de l’air dans nos écoles afin que soit offert en tout temps le meilleur des environnements d’apprentissage et de travail aux élèves et au personnel scolaire.

Mesures mises en œuvre

Parmi les mesures mises en œuvre, notons celles-ci :  

  • le développement d’un nouveau protocole visant le monitorage informatique en continu de la qualité de l’air dans les classes et l’identification de la solution technologique requise;   
  • l’acquisition de lecteurs de paramètres de confort permettant de mesurer la concentration de dioxyde de carbone (CO2), le taux d’humidité relative et la température pour assurer une qualité de l’air optimale dans tous les locaux d’apprentissage du Québec;   
  • le déploiement de ces appareils dans l’ensemble des écoles. Il revient toutefois aux organismes scolaires de les installer le plus rapidement possible, selon leur planification et les dates de réception des lecteurs;  
  • le déploiement d’un programme d’entretien des équipements de ventilation et des fenêtres à l’été 2021;   
  • la distribution et l’installation de plusieurs centaines d’échangeurs d’air dans le réseau scolaire;   
  • la poursuite du programme de correctifs requis pour répondre aux situations problématiques et d’ajustements à la ventilation mécanique (c’est-à-dire permettant l’évacuation d’air et/ou un apport forcé en air frais), tels que :   
    • l’optimisation de l’apport d’air frais;   
    • le retrait de mesures d’économie d’énergie;   
    • le fonctionnement des appareils de ventilation en continu;   
    • le changement des filtres, l’emploi de filtres plus performants si possible (MERV 13 ou plus) et l’entretien des systèmes de ventilation, lorsque requis.   

Le Ministère et le réseau scolaire collaborent depuis plusieurs années et partagent leurs expertises pour le maintien d’une bonne qualité de l’air dans les écoles, notamment par la production de guides de bonnes pratiques :

La pandémie de COVID-19 a réitéré l’importance d’assurer une bonne qualité de l’air intérieur, notamment dans nos écoles, et de veiller au maintien de milieux sécuritaires pour tous les occupants. 

Le ministère de l’Éducation rappelle que le confort et la sécurité des élèves et du personnel scolaire doivent primer avant tout. Pour en savoir plus sur l'ouverture des fenêtres par temps froid, consultez le communiqué de presse.

Lecteurs de paramètres de confort

Le 10 septembre 2021, le ministère de l’Éducation a annoncé que des ententes avaient été conclues avec quatre entreprises, soit Honeywell, Nova Biomatique, Assek Technologie et Airthings, qui fourniront les quelque 90 000 lecteurs de paramètres de confort devant être installés dans l’ensemble des classes du préscolaire, du primaire, du secondaire, de la formation professionnelle et de l’éducation des adultes du Québec.

Cette opération, actuellement en cours de déploiement, vise à assurer un suivi rigoureux de la qualité de l’air dans l’ensemble des écoles primaires et secondaires ainsi que des centres de formation professionnelle et d’éducation aux adultes. Le gouvernement du Québec est le premier au Canada à procéder à un tel déploiement.   

La qualité de l’air intérieur et le confort des élèves sont influencés par plusieurs facteurs comme la concentration de CO2, la température et le taux d’humidité relative. Les études scientifiques démontrent qu’une concentration trop élevée de COdans l’air intérieur peut causer de l’inconfort aux élèves et affecter leur concentration et leurs résultats, au même titre qu’une température ambiante trop élevée par exemple.   

Les lectures en temps réel de trois paramètres de confort (concentration de CO2, température et taux d’humidité relative) permettent au personnel scolaire d’intervenir plus graduellement et plus rapidement dans les locaux, entre autres en ajustant l’apport d’air extérieur ou en profitant d’une pause pour aérer complètement un local.

Les établissements scolaires peuvent utiliser les données moyennes pour intervenir rapidement lorsque les cibles fixées ne sont pas atteintes.  

Les centres de services scolaires (CSS) et les commissions scolaires (CS) peuvent, quant à eux, utiliser les données moyennes pour identifier les tendances ainsi que les bâtiments qui nécessitent des plans d’intervention plus généraux et/ou des travaux correctifs de plus grande envergure.

Ainsi, nous nous assurons que les élèves et le personnel des écoles disposent des meilleures conditions d’apprentissage et de travail dans les classes.  

Le Ministère travaille en étroite collaboration avec les fournisseurs et le réseau pour mener à bien cette vaste opération, qui vise plus de 3 600 bâtiments et 86 000 locaux d’apprentissage.

État d’avancement du déploiement des lecteurs de paramètres de confort

Au total, environ 90 000 lecteurs de paramètres de confort seront installés dans les locaux d’apprentissage du préscolaire, du primaire et du secondaire ainsi que dans les centres de formation professionnelle et les centres d’éducation des adultes.

De ce nombre, un peu plus de 3 600 sont des lecteurs qui permettent de lire les paramètres à l’extérieur des bâtiments. Il y aura donc environ 86 400 locaux qui seront équipés de lecteurs de paramètres de confort à la fin de l’exercice, en plus des classes qui en étaient déjà dotées. 

Le déploiement des lecteurs s'est fait en conformité avec les priorités établies :

  • Priorité 1 : les écoles où des concentrations de CO2 supérieures à 2 000 ppm ont été observées;
  • Priorité 2 : les écoles où des concentrations de CO2 supérieures à 1 500 ppm ont été observées;
  • Priorité 3 : les écoles ventilées naturellement;
  • Priorité 4 : les écoles ventilées mécaniquement.

En date du 17 juin 2022 :

  • Nombre de lecteurs livrés par les fournisseurs : 89 809 (100,0 %).
  • Nombre de lecteurs mis en service1 : 77 269 (86,0 %).

Les données seront mises à jour au fur et à mesure de leur disponibilité.

Échangeurs d’air

Le Ministère met à la disposition des CSS, des CS et des établissements d’enseignement privés des échangeurs d’air destinés à être installés dans les locaux d’apprentissage où des lacunes persistantes sur le plan de la qualité de l’air sont observées. Les échangeurs d’air sont des appareils conçus pour extraire l’air intérieur chargé de CO2 tout en permettant un apport d’air frais provenant de l’extérieur, ce qui contribue au renouvellement de l’air intérieur.

Les établissements d’enseignement sont responsables d’entretenir les locaux d’apprentissage et d’assurer une bonne qualité de l’air pour les élèves et le personnel scolaire. Il leur revient d’adresser une demande au Ministère pour l’acquisition d’un échangeur d’air. La livraison des appareils se fait dans les meilleurs délais.

Nombre d’échangeurs d’air livrés par le Ministère : 1204. 

Ces données sont habituellement mises à jour le lundi.

Un groupe de travail multidisciplinaire, composé d’experts scientifiques et techniques, a été mis sur pied par le ministère de la Santé et des Services sociaux afin de se pencher sur la question de la ventilation et de la transmission de la COVID-19 dans les milieux scolaires et les milieux de soins. Dans son rapport rendu public en janvier 2021, ce groupe a recommandé de ne pas utiliser de purificateurs d’air dans les classes. Il a motivé ainsi sa recommandation :

« Ces dispositifs ne sont (cependant) pas en mesure de contrer la transmission du SRAS-CoV-2 par le biais de contacts rapprochés avec une personne infectée, soit le principal mode de transmission reconnu.

De plus, lorsque la ventilation est adéquate, ces dispositifs sont inutiles et même potentiellement risqués, pouvant nuire au bon fonctionnement des systèmes de ventilation en place.

Enfin, ils peuvent générer des courants d’air importants qui peuvent être problématiques, notamment en favorisant la dispersion d’aérosols de plus grande taille à distance et l’altération des flux d’air si un système de ventilation mécanique est déjà en place. »

Dioxyde de carbone (CO₂)

Le CO2 est produit naturellement par la respiration humaine. Sa présence dans les locaux scolaires n’occasionne pas d’effets sur la santé des occupants, mais peut toutefois influer sur leur confort. C’est dans l’objectif d’assurer un milieu sain aux élèves et de favoriser la réussite éducative de ceux-ci que le ministère de l’Éducation s’intéresse depuis de nombreuses années déjà à cet indicateur de confort et de qualité de l’air.

  • Dans l’air extérieur, le CO2 provient de diverses sources, notamment de la combustion d’énergies fossiles. Sa concentration à l’extérieur varie autour de 400 ppm. À l’intérieur, le CO2 provient essentiellement de l’air expiré lors de la respiration des occupants. Sa concentration à l’intérieur est supérieure à 400 ppm.
  • Les concentrations habituelles de CO2 dans l’air intérieur peuvent varier notamment selon la densité d’occupation, le volume de la pièce, le type d’activité pratiquée, la durée d’occupation et l’efficacité de la ventilation.
  • Une concentration moyenne hebdomadaire de CO2 inférieure à 1 500 ppm peut être utilisée comme indicateur d’une ventilation adéquate et assure un bon confort aux occupants (donc évite, par exemple, de la somnolence et des difficultés de concentration pour les élèves).
  • Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. prescrit un maximum de 5 000 ppm pour une journée de travail de 8 heures et de 30 000 ppm pour une courte exposition de 15 minutes. Cette valeur limite en milieu de travail est celle recommandée par l’American Conference of Governmental Industrial Hygienists.
  • Le CO2 est un paramètre de confort et un des indicateurs de la qualité de l’air. Une concentration élevée de CO2 indique une stagnation de l’air. La ventilation des locaux concernés peut alors être nécessaire, notamment par l’apport d’air frais.
  • Ce sont majoritairement les échanges d’air avec l’extérieur, tant au moyen de la ventilation naturelle (ouverture de fenêtres) que de la ventilation mécanique, qui contribuent à moduler les concentrations de ce gaz non toxique dans les milieux intérieurs occupés. Il s’agit d’ailleurs de l’une des premières recommandations d’action à effectuer lorsqu’une concentration élevée est constatée dans un local.

Paramètres de gestion

Pour assurer une bonne qualité d’air intérieur en milieu scolaire, il faut considérer ce qui suit : 

  • une concentration moyenne quotidienne de CO2 inférieure à 1 500 ppm peut être utilisée comme un paramètre de confort adéquat;
  • l’objectif optimal notamment visé pour les nouveaux bâtiments est un taux de CO2 moyen quotidien de moins de 1 000 ppm; 
  • un taux d’humidité relative variant entre 30 % et 50 %, selon la saison; 
  • une température ambiante variant entre 20 °C et 24 °C. 

Dans son Document de référence sur la qualité de l’air dans les établissements scolaires du Québec Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., le ministère de l’Éducation fixe la concentration de CO2 à : 

  • 700 ppm de plus que la concentration dans l’air extérieur, qui se situe autour de 400 ppm; 
  • un maximum de 1 000 ppm pour les nouveaux bâtiments (construits après 2016). 

Les valeurs mesurées dans nos classes et nos bâtiments scolaires sont très inférieures à ces seuils. Les interventions réalisées dans les classes visent principalement à augmenter le niveau de confort des élèves et du personnel. 

Distinguer monoxyde de carbone et dioxyde de carbone

Il est primordial de distinguer ces deux gaz, qui ont des effets radicalement différents sur la santé humaine.

Monoxyde de carbone (CO) : produit par une combustion incomplète (bois, hydrocarbures, etc.), c’est un poison inodore et incolore qui peut tuer un humain lorsqu’il est présent même en faible quantité.

Dioxyde de carbone (CO2) : produit par la respiration humaine, c’est un composant naturel de l’air qui ne pose pas de risque pour la santé aux concentrations normalement trouvées à l’intérieur des bâtiments.

Données nationales

Données nationalesSemaine du 25 avrilSemaine du 2 maiSemaine du 9 maiSemaine du 16 mai
Nombre d’écoles concernées2 9562 9572 9632 956
Nombre de locaux concernés72 34372 31872 42772 003
Moyenne des concentrations moyennes hebdomadaires de CO2 de l’ensemble des lecteurs mis en service825 ppm766 ppm728 ppm725 ppm
Nombre de locaux ayant une concentration moyenne hebdomadaire de CO2 inférieure à 1 000 ppm57 178
(79,0 %)
62 211
(86,0 %)
66 005
(91,1 %)
65 887
(91,5 %)
Nombre de locaux ayant une concentration moyenne hebdomadaire de CO2 entre 1 000 et 1 500 ppm13 374
(18,5 %)
9 326
(12,9 %)
5 832
(8,1 %)
5 621
(7,8 %)
Nombre de locaux ayant une concentration moyenne hebdomadaire de CO2 entre 1 500 et 2 000 ppm

1 623
(2,2 %)

725
(1,0 %)
488
(0,7 %)
363
(0,5 %)
Nombre de locaux ayant une concentration moyenne hebdomadaire de CO2 supérieure à 2 000 ppm168
(0,2 %)
56
(0,1 %)
102
(0,1 %)
132
(0,2 %)
Moyenne des températures moyennes hebdomadaires de l’ensemble des lecteurs mis en service22 °C22 °C23 °C23 °C
Nombre de locaux ayant une température moyenne hebdomadaire inférieure à 20 °C1 301
(2,0 %)
1 239
(1,9 %)
342
(0,5 %)
549
(0,84 %)
Nombre de locaux ayant une température moyenne hebdomadaire entre 20 °C et 26 °C64 039
(97,8 %)
64 017
(97,6 %)
60 659
(92,4 %)
63 652
(97,5 %)
Nombre de locaux ayant une température moyenne hebdomadaire supérieure à 26 °C162
(0,2 %)
220
(0,3 %)
4 559
(6,9 %)
951
(1,5 %)

Les données nationales montrent que :

  • en moyenne, plus de 98,7 % des locaux ont enregistré une concentration moyenne hebdomadaire de CO2 inférieure à 1 500 ppm, signe d’une qualité de l’air adéquate;
  • en moyenne, moins de 0,13 % des locaux ont enregistré une concentration moyenne hebdomadaire de CO2 supérieure à 2 000 ppm;
  • plus de 96 % des locaux ont une température moyenne hebdomadaire adéquate (entre 20 °C et 26 °C);
  • depuis la semaine du 24 janvier 2022, les données sont relativement stables d’une semaine à l’autre;
  • l’arrivée des températures plus agréables a eu un impact positif sur la qualité de l’air à partir de la semaine du 2 mai.

Considérant les données nationales, il y a lieu de conclure que nos classes ont une qualité de l’air adéquate.

Consultez les archives des données nationales pour voir l’évolution de la qualité de l’air dans nos écoles.

Notes explicatives

Les données aux fins du calcul des moyennes hebdomadaires sont celles enregistrées entre 8 h et 16 h, du lundi au vendredi. Pour l’instant, l’outil de gestion et d’analyse des données n’exclut pas du calcul les données des journées au cours desquelles les élèves étaient absents (journées pédagogiques ou de tempête, etc.). 

Selon nos experts, ces données sont pertinentes et elles sont encourageantes. 

Ces chiffres incluent les données des secteurs public et privé.

Des données plus étoffées et plus fines, excluant les journées lors desquelles les élèves sont absents, seront bientôt rendues disponibles, soit dès que les développements requis aux outils de gestion et d’analyse auront été complétés. Les fournisseurs y travaillent.

Ces données excluent, pour l’instant, la majorité de celles provenant des lecteurs filaires, en raison du fait que le nombre de lecteurs livrés et installés demeure peu élevé. Notons qu’au total, il y a moins de 7 000 lecteurs (moins de 8 %) dans cette situation et que la très grande majorité est dans des écoles ventilées mécaniquement qui ne posent pas de problème.

L’effet sur les résultats finaux, tant à la hausse qu’à la baisse, demeure toutefois marginal.

La concentration de CO2 peut fluctuer au cours d’une même journée et d’une journée à l’autre. Divers facteurs peuvent expliquer ces variations, notamment la température extérieure, qui aura une incidence sur l’ouverture des fenêtres et des portes, ainsi que le nombre d’occupants dans le local.

Le personnel scolaire s’approprie les directives concernant la gestion des fenêtres et des portes. Des rappels sont régulièrement faits par les directions des ressources matérielles. Les résultats obtenus jusqu’à maintenant montrent que lorsqu’elles sont réalisées, les actions requises selon les directives pour améliorer la qualité de l’air dans les classes permettent d’atteindre les résultats visés.

Suivi du Ministère auprès des organismes scolaires et diffusion des données

Dans un souci d’information et de transparence, le Ministère s’engage à mettre à jour les données nationales à intervalles réguliers. Les données des semaines antérieures sont archivées et peuvent être consultées.

Il est attendu des organismes scolaires et des établissements d’enseignement privés qu’ils rendent disponibles les données concernant leurs établissements. Veuillez-vous adresser directement à eux pour consulter les données les concernant.

Un suivi rigoureux est effectué par le Ministère auprès des organismes scolaires où des locaux ont enregistré des concentrations moyennes hebdomadaires supérieures à 2 000 ppm. Des solutions doivent être déployées par les organismes scolaires, qui sont responsables de la gestion et de l’entretien des bâtiments scolaires.

Pour les classes ayant une concentration moyenne hebdomadaire de CO2 au‑delà de 1 500 ppm, les organismes scolaires sont invités à considérer ces situations en appliquant les protocoles établis afin de mieux contrôler la ventilation dans ces classes et d’y maintenir une qualité de l’air acceptable.

Bilan des travaux réalisés et planifiés dans les CSS et les CS

Des travaux d’entretien et d’amélioration se font en continu par les organismes scolaires afin d’offrir des milieux d’apprentissage sains, confortables et sécuritaires :

  • Depuis juillet 2020, une somme de 293 M$ a été consacrée à cet effet. Des investissements de l’ordre de 225 M$ sont prévus au cours de la prochaine année, pour un total de 518 M$. Il est à noter que ces montants ne tiennent pas compte des coûts d’acquisition par le Ministère de centaines d’échangeurs d’air et des 90 000 lecteurs de paramètres de confort.
  • Ces travaux incluent notamment le balancement des systèmes de ventilation, l’installation d’échangeurs d’air ou d’autres solutions mécaniques et le remplacement ou l’ajout de fenêtres ouvrantes.
  • À terme, plus de 35 000 locaux, répartis dans 2 400 bâtiments scolaires, auront été visés par ces travaux.

Le 7 janvier 2022, le Ministère a envoyé une demande aux CSS et aux CS pour que ceux-ci fournissent des informations sur l’état des travaux réalisés entre juillet 2020 et décembre 2021 en lien avec la ventilation. Ils devaient également fournir des informations sur les travaux prévus d’ici la fin de l’année 2022.

Cette démarche visait à appuyer le déploiement des lecteurs de paramètres de confort et à permettre au Ministère de s’assurer que des actions sont mises en œuvre par les CSS pour améliorer la qualité de l’air dans leurs bâtiments.

Faits saillants du bilan des travaux

Selon les réponses fournies par l’ensemble des 72 CSS et CS qui ont répondu, les principaux constats sont les suivants :

  • l’ensemble des CSS et des CS ont réalisé, au cours de la dernière année, des travaux pertinents en lien avec la qualité de l’air intérieur dans leurs bâtiments, à l’exception de la Commission scolaire Kativik, qui n’a pu procéder en ce sens, principalement en raison des restrictions liées à la COVID-19 en vigueur sur son territoire;
  • tous les CSS et CS ont des projets, réalisés ou prévus, en lien avec la qualité de l’air intérieur dans leurs bâtiments;
  • les travaux réalisés par les CSS/CS ont notamment eu un impact sur plus de 35 000 locaux d’apprentissage répartis dans près de 2 400 bâtiments;
  • entre juillet 2020 et décembre 2021, les CSS et CS ont investi 293 M$ en travaux pour améliorer la qualité de l’air;
  • les CSS et les CS prévoient investir 225 M$ pour la ventilation au cours de l’année 2022.

Tableau résumé

Le bilan des travaux réalisés et planifiés dans les CSS et les CS (PDF 240 Ko) présente un résumé des travaux réalisés et à venir par catégories en fonction des paramètres suivants :

  • le nombre de CSS/CS ayant réalisé des travaux entre juillet 2020 et décembre 2021;
  • le nombre de CSS/CS ayant prévu réaliser des travaux entre janvier 2022 et décembre 2022;
  • le nombre total de bâtiments et de locaux touchés pour les deux périodes ainsi que les budgets qui y sont associés.

Comité tripartite

Un comité tripartite (MEQ, CNESST-IRSST, MSSS-INSPQ) a été mis sur pied dans le but d’encadrer et d’autoriser les demandes émanant du réseau scolaire en matière de qualité d’air intérieur et d’assurer une meilleure cohérence des actions réalisées en ce domaine par le Ministère et les organismes scolaires. Il offre une perspective de haut niveau en matière de santé et de sécurité en milieu d’apprentissage et de travail.

Membres 

Ministère de l’Éducation 

  • M. Martin Bérubé, directeur de l’expertise et de l’innovation par intérim

Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail 

  • Mme Caroline Monette, ingénieure, direction de la prévention-inspection – Rive-Nord 

Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

  • M. Ali Bahloul, chercheur en prévention des risques chimiques, biologiques, mécaniques et physiques 

Ministère de la Santé et des Services sociaux 

  • M. Christian Roy, Direction de la santé environnementale 

Institut national de santé publique du Québec 

  • Dr Stéphane Perron, médecin spécialisé en santé publique et en médecine préventive 
  • Dre Caroline Huot, médecin spécialisée en santé publique et en médecine préventive 

[1] Un lecteur est considéré comme mis en service lorsqu’il a été activé par l’établissement concerné et qu’il émet des données recueillies par les fournisseurs.