Commerce de marchandises entre le Québec et l'Italie

Aperçu de l'économie italienne

Voici les principaux indicateurs de l'économie italienne en 2024 Lire le contenu de la note numéro 1  :

  • Population : 59,0 millions de personnes
  • PIB : 2 372,1 G$ US courants
  • PIB par habitant : 40 224,0 $ US courants
  • Taux de croissance du PIB réel : 0,7 %
  • Taux d'inflation : 1,1 %
  • Taux de chômage : 6,6 %
  • Taux de change : 0,6749 euros par dollar canadien sur une moyenne de 250 jours en 2024
  • Exportations de marchandises et services : 823,6 G$ US courants
  • Importations de marchandises et services : 794,9 G$ US courants

L'Italie est membre de l'Union européenne, de la zone euro et de l'espace Schengen Lire le contenu de la note numéro 2 .

Ce pays se classe au 8e rang des économies d'Europe de l'Ouest et au 14e rang dans le monde. Son PIB se chiffrait à 2 372,1 milliards de dollars américains (FMI) et sa population, à 59 millions d'habitants en 2024.

Au cours de la période 2019-2024 (année 2020 exclue), le taux de croissance du PIB a été positif sur toute la période considérée et se situait de 0,4 % (2019) à 8,9 % (2021) (FMI). 

Cette résilience de l'économie face aux différentes crises précédentes s'est traduite, après 2020, par une évolution positive du taux de croissance du PIB. Les bons résultats relatifs des dernières années sont attribuables à une politique budgétaire favorable, à une forte compétitivité et à un secteur bancaire solide.

Ces récents acquis sont en voie de disparaître. L'Italie fait face à un ralentissement progressif de la croissance de son économie. Plusieurs facteurs expliquent cette situation : l'envolée de l'inflation causée par la crise énergétique (qui a entraîné une baisse du pouvoir d'achat des ménages) et le durcissement de la politique monétaire (resserrement des conditions de crédit) dans la zone euro, qui a provoqué une hausse du coût des emprunts (des ménages, des entreprises et de l'État). La neutralité de la politique budgétaire est un autre facteur explicatif du ralentissement. Les difficultés que connaît l'économie tiennent aussi à la croissance peu élevée de la productivité (surtout dans les services) et, enfin, à la faiblesse du taux d'activité.

En 2024, le pays a connu une croissance économique de 0,73 % (FMI). Ce résultat, bien que positif, reste inférieur à la moyenne de la période considérée.

Pour contrer cette atonie économique et renforcer la croissance, des réformes sont nécessaires.

Les autorités devront accélérer les réformes en cours concernant la justice civile et l'administration publique afin de renforcer l'investissement (privé et public) et d'accroître la productivité. Rationaliser les procédures juridiques et administratives; accroître les capacités et renforcer les incitations à la performance; et renforcer la mobilité des agents publics pour réduire le phénomène de maintien prolongé à des postes avec ses dérives potentielles.

Les autorités devront également lever les obstacles réglementaires à la concurrence qui subsistent, surtout dans les services professionnels; mettre en œuvre intégralement la réforme du cadre de la concurrence adoptée par le Parlement en 2022; améliorer les perspectives professionnelles des jeunes et accroître le taux d'activité des femmes.

En 2024, le taux de chômage s'établissait à 6,6 % et le taux d'inflation se situait à 1,1 %. Selon les données du FMI, la tendance de l'évolution future de l'inflation (1,7 % en 2025 et 2 % en 2026) donne lieu à des anticipations de pressions inflationnistes.

La dette publique du pays demeure très élevée et continue de croître. En 2024, elle représentait 135,3 % du PIB (FMI). Ce ratio est parmi les plus élevés de ceux de l'OCDE et de la zone euro. Cette tendance haussière limite la marge de manœuvre budgétaire de l'État. Quant au déficit budgétaire, il représentait 3,5 % du PIB en 2024, nettement en baisse par rapport aux trois années précédentes. La tendance devrait continuer d'être baissière au cours des prochaines années selon les estimations du FMI.

L'Italie fait face à un certain nombre de défis au nombre desquels : le vieillissement de la population, un nécessaire assainissement budgétaire, la réduction des dépenses budgétaires avec cependant le maintien des investissements publics, une augmentation de l'emploi chez les jeunes et chez les femmes. Des efforts politiques nécessaires doivent être faits pour la gestion de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et du changement climatique. Il est aussi essentiel de poursuivre les réformes structurelles pour assurer une croissance à long terme.

Les perspectives économiques demeurent incertaines mais optimistes. La croissance devrait être positive. Le moteur de celle-ci sera la demande intérieure, notamment la consommation, favorisée par la hausse des salaires. Des risques (intérieurs et extérieurs) existent. Sur le plan intérieur, la gestion des finances publiques et, en particulier, celle de la dette publique, appelle un assainissement impératif. Sur le plan extérieur, la situation géopolitique et les pressions inflationnistes sont à considérer.

Selon les prévisions du FMI, l'économie italienne devrait connaître une croissance économique de 1,7 % en 2025 ainsi que de 2 % en 2026 et en 2027 respectivement.

Toutefois, ces prévisions restent tributaires de l'évolution du contexte économique et géopolitique mondial.

Évolution des échanges

En 2024, les échanges commerciaux de marchandises Lire le contenu de la note numéro 3 entre le Québec et l'Italie s'élevaient à 5 331 M$, soit une hausse de 4,8 % (+243 M$) par rapport à l'année 2023. Cette hausse s'explique par une augmentation des exportations (+524 M$) et par une diminution des importations (-278 M$).

La même année, la valeur de ces échanges représentait 33,8 % des échanges commerciaux de biens entre le Canada et ce pays.

Au cours de la période considérée (2020-2024), la croissance annuelle moyenne de la valeur des échanges a été positive (+13,6 %).

Toujours en 2024, la valeur des échanges commerciaux de marchandises entre le Québec et l'Italie représentait 13,5 % de la valeur totale des échanges de marchandises entre le Québec et l'UE. Dans les deux cas (tant avec l'Italie qu'avec l'UE), les échanges étaient dominés par les importations du Québec. La valeur des échanges commerciaux de marchandises avec l'Italie représentait 2,1 % de la valeur des échanges internationaux totaux de marchandises (252,1 G$) du Québec.

En 2024, le solde des échanges commerciaux de marchandises entre le Québec et l'Italie était déficitaire (-274,5 M$).

Commerce de marchandises entre le Québec et l'Italie, 2020-2024 (en millions de dollars canadiens)
Indicateurs20202021202220232024
Exportations de biens4655526067721 293
Importations de biens2 8173 1973 7564 3164 038
Échanges totaux Lire le contenu de la note numéro 1 3 2833 7504 3625 0885 331
Source : Statistique Canada et Institut de la statistique du Québec.
Compilation : Direction générale des politiques, de l'analyse économique et de l'achat local, MEIE, avril 2025.

Exportations

En 2024, la valeur des exportations de marchandises du Québec à destination de l'Italie s'établissait à 1 293 M$ et représentait 39,3 % des exportations canadiennes vers ce pays. Elle correspondait aussi à une hausse de 67,4 % par rapport à l'année 2023. Les principales hausses sont attribuables aux produits suivants : 

  • les avions, hélicoptères et autres véhicules aériens ou spatiaux (+306,9 M$);
  • l'aluminium sous forme brute (+108,2 M$);
  • les simulateurs de vol et leurs parties (+36 M$). 

La même année, la valeur des exportations de marchandises du Québec vers l'Italie représentait 12 % des exportations québécoises de marchandises vers l'UE.

Au cours de la période considérée (2020-2024), la croissance annuelle moyenne de la valeur des exportations a été positive (+ 28,9 %).

En 2024, les cinq produits en tête de liste des exportations québécoises vers l'Italie étaient les suivants :

  • Avions, hélicoptères et autres véhicules aériens ou spatiaux (44,8 % du total);
  • Turboréacteurs, turbopropulseurs et autres turbines à gaz (9,4 %);
  • Aluminium sous forme brute (8,4 %);
  • Simulateurs de vol et leurs parties (6,4 %);
  • Parties de véhicules aériens (2,2 %).

Toujours en 2024, la valeur des dix principaux produits québécois exportés vers l'Italie représentait 79,5 % de l'ensemble des exportations du Québec vers ce pays.

Le contenu en technologie des exportations de biens manufacturés à destination de l'Italie se répartissait comme suit : 

  • les produits de haute technologie (58,4 %);
  • les produits de moyenne-haute technologie (24,9 %);
  • les produits de moyenne-faible technologie (11,2 %);
  • les produits de faible technologie (5,5 %).

Au cours de la période considérée (2020-2024), excepté en 2020 et en 2022, les produits de haute technologie ont dominé les exportations du Québec à destination de l'Italie.

Exportations de marchandises du Québec, par groupes de produits à destination de l'Italie, 2020-2024

Exportations de biens manufacturés du Québec, par groupes de produits à destination de l'Italie, selon le niveau de technologie, 2020-2024

Importations

En 2024, la valeur des biens dédouanés au Québec en provenance l'Italie était de 4 038 M$ et représentait 32,4 % du total des importations canadiennes en provenance de ce pays. Elle correspondait aussi à une baisse de 6,4 % par rapport à l'année 2023. Les principales baisses sont attribuables aux produits suivants : 

  • les malles, valises, en cuir, plastiques ou textiles (-42,2 M$);
  • les voitures de tourisme et autres types de véhicules (-37,1 M$);
  • les médicaments présentés sous forme de doses (-33,1 M$).

La même année, la valeur des importations de marchandises du Québec en provenance de l'Italie représentait 14,1 % des importations québécoises de marchandises en provenance de l'UE.

Au cours de la période considérée (2020-2024), la croissance annuelle moyenne de la valeur des importations a été positive (+9,4 %).

En 2024, les cinq produits en tête de liste des biens manufacturés dédouanés au Québec en provenance de ce pays étaient les suivants :

  • Vins de raisins frais (7,1 % du total);
  • Médicaments présentés sous forme de doses (5 %);
  • Voitures de tourisme et autres types de véhicules (4,5 %);
  • Chariots de manutention munis d'un dispositif de levage (2,7 %);
  • Parties de véhicules aériens (2,3 %).

Toujours en 2024, la valeur des dix principaux produits italiens importés au Québec représentait 31,1 % de la valeur des importations québécoises en provenance de ce pays.

Le contenu en technologie des biens manufacturés dédouanés au Québec en provenance de l'Italie se présentait comme suit : 

  • les produits de moyenne-haute technologie (41,7 %);
  • les produits de faible technologie (36,3 %);
  • les produits de moyenne-faible technologie (11,9 %);
  • les produits de haute technologie (10,1 %).  

Au cours de la période considérée (2020-2024), les produits de faible technologie et les produits de moyenne-haute technologie se sont partagé la primauté : les seconds en 2023 et en 2024, et les premiers, de 2020 à 2022 inclusivement. Ces deux catégories de produits ont ainsi, alternativement, dominé les importations québécoises en provenance de l'Italie au cours de la période en cause.

Importations de marchandises du Québec, par groupes de produits en provenance de l'Italie, 2020-2024

Importations de biens manufacturés du Québec, par groupes de produits en provenance de l'Italie, selon le niveau de technologie, 2020-2024

Sociétés sous contrôle étranger

En 2024, il y avait 19 filiales d’entreprises italiennes établies au Québec et 41 au Canada Lire le contenu de la note numéro 4 .

Dernière mise à jour : 5 mai 2026

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