Commerce de marchandises entre le Québec et le Japon

Aperçu de l'économie japonaise

Voici les principaux indicateurs de l'économie japonaise en 2024 Lire le contenu de la note numéro 1  :

  • Population : 123,9 millions de personnes
  • PIB : 4 026,2 G$ US courants
  • PIB par habitant : 32 498,1 $ US courants
  • Taux de croissance du PIB réel : 0,1 %
  • Taux d'inflation : 2,7 %
  • Taux de chômage : 2,6 %
  • Taux de change : 110,5 yens par dollar canadien sur une moyenne de 250 jours en 2024
  • Exportations de marchandises et services : 920,4 G$ US courants
  • Importations de marchandises et services : 1 009,3 G$ US courants

Le Japon est membre de plusieurs organisations internationales (mondiales) et de plusieurs regroupements (communautés) économiques régionaux d’Asie du Sud-Est.

Le pays se classe au 2e rang des économies d’Asie et se situe au 4e rang dans le monde, avec un PIB de 4 026,2 milliards de dollars américains (FMI) et une population de 123,9 millions d’habitants, en 2024.

L’économie japonaise a fait preuve de résilience face aux dernières crises, y compris celle de la COVID-19. Elle a bien résisté au double choc provoqué par la pandémie et la crise énergétique. Cependant, d’importantes difficultés liées à la faible croissance de l’économie mondiale, aux tensions géopolitiques et à l’inflation élevée menacent cette résilience.

La résilience de l’économie s’est traduite, après 2020, par une évolution positive du PIB dont le taux de croissance a été positif sur toute la période 2021-2024, mais modeste, se situant de 2,7 % (2021) à 0,1 % (2024) (FMI). 

En 2024, le pays a connu une croissance économique de 0,73 % (FMI). La croissance enregistrée a été tirée par la consommation privée (ménages), portée par les dépenses en services et les achats de biens durables. Elle a également été stimulée par le programme de réduction d’impôts. Cependant, l’investissement a connu une forte baisse, surtout dans le secteur des puces électroniques. Cette baisse est attribuable au ralentissement des économies des principaux partenaires commerciaux du pays. Les exportations ont par ailleurs progressé, mais moins que les importations. La faible demande extérieure a aussi pesé négativement sur la croissance, tout comme la consommation gouvernementale du secteur public qui a faiblement augmenté. Enfin, les investissements de ce même secteur ont aussi baissé. La somme ou la combinaison de cet ensemble de facteurs explique la performance modeste enregistrée par l’économie japonaise.

En 2024, le taux de chômage s’établissait à 2,6 % et le taux d’inflation se situait à 2,7 %. Selon les données du FMI, la tendance de l’évolution future de l’inflation (2,4 % en 2025, 1,7 % en 2026 et 2 % en 2027) donne lieu à des anticipations inflationnistes, qui devraient faire oublier la période déflationniste précédente.

La dette publique du pays demeure très élevée et continue de croître. En 2024, elle représentait 236,7 % du PIB (FMI). Ce ratio est parmi les plus élevés de ceux des pays industrialisés. La tendance devrait être baissière au cours des prochaines années, selon les estimations du FMI. Quant au déficit budgétaire, il représentait 2,1 % du PIB en 2024 et devrait rester stable autour de ce pourcentage au cours des deux prochaines années, toujours selon les estimations de ce même organisme.

Le Japon fait face à un certain nombre de défis. Parmi ces défis, mentionnons le vieillissement de la population, la baisse de la natalité, la pénurie de main-d’œuvre et la pression inflationniste.

Les perspectives économiques demeurent incertaines, mais optimistes et modérées. La croissance devrait être positive. Le moteur de celle-ci sera la demande intérieure, notamment la consommation, favorisée par la hausse des salaires. Des risques (intérieurs et extérieurs) existent. Sur le plan intérieur, le resserrement monétaire pourrait peser sur l’économie japonaise. Sur le plan extérieur, les incertitudes liées au commerce mondial et le contexte de hausse des tarifs douaniers américains pourraient également toucher négativement la performance de l’économie nipponne.

Selon les prévisions du FMI, l’économie japonaise devrait connaître une croissance économique de 0,5 % en 2025 ainsi que de 0,6 % en 2026 et en 2027 respectivement.

Toutefois, ces prévisions restent tributaires de l’évolution du contexte économique et géopolitique mondial.

Évolution des échanges

En 2024, les échanges commerciaux de marchandises Lire le contenu de la note numéro 2 entre le Québec et le Japon s’élevaient à 5 774 M$, soit une hausse de 11 % (+571 M$) par rapport à l’année 2023. Celle-ci s’explique par une augmentation à la fois des exportations (+264 M$) et des importations (+308 M$) par rapport à 2023.

La même année, la valeur de ces échanges représentait 15,9 % des échanges commerciaux de biens entre le Canada et ce pays.

Au cours de la période considérée (2020-2024), la croissance annuelle moyenne de la valeur des échanges a été positive (+11,3 %).

Toujours en 2024, la valeur des échanges commerciaux de marchandises entre le Québec et le Japon représentait 12,9 % de la valeur totale des échanges de marchandises entre le Québec et l’Asie. La valeur des échanges commerciaux de marchandises avec le Japon représentait 17 % de la valeur des échanges internationaux totaux de marchandises (252,1 G$) du Québec.

En 2024, le solde des échanges commerciaux de marchandises entre le Québec et le Japon était déficitaire (1 651 M$).

Commerce de marchandises entre le Québec et le Japon, 2020-2024 (en millions de dollars canadiens)
Indicateurs20202021202220232024
Exportations de biens1 6691 9291 7031 7982 062
Importations de biens2 0572 3682 5653 4053 713
Échanges totaux Lire le contenu de la note numéro 1 3 7264 2974 2685 2035 774
Source : Statistique Canada et Institut de la statistique du Québec.
Compilation : Direction générale des politiques, de l'analyse économique et de l'achat local, MEIE, avril 2025.

Exportations

En 2024, la valeur des exportations de marchandises du Québec à destination du Japon s’établissait à 2 062 M$ et représentait 13,8 % des exportations canadiennes vers ce pays. Elle correspondait également à une hausse de 14,6 % par rapport à l’année 2023. Les principales hausses sont attribuables aux produits suivants :

  • la viande de porc (fraîche, réfrigérée ou congelée) (+192,3 M$);
  • les avions, hélicoptères et autres véhicules aériens ou spatiaux (+104,3 M$);
  • les turboréacteurs, turbopropulseurs et autres turbines à gaz (+22 M$).

La même année, la valeur des exportations de marchandises du Québec vers le Japon représentait 16,1 % des exportations québécoises de marchandises vers l’Asie et 1,7 % de ses exportations internationales totales de marchandises.

Au cours de la période considérée (2020-2024), la croissance annuelle moyenne de la valeur des exportations a été positive (+3,6 %).

En 2024, les cinq produits en tête de liste des exportations québécoises vers le Japon étaient les suivants :

  • Minerai de fer et ses concentrés (36,3 % du total);
  • Viande de porc (fraîche, réfrigérée ou congelée) (16,1 %);
  • Cendres et résidus contenant du métal ou des composés métalliques (6,8 %);
  • Avions, hélicoptères et autres véhicules aériens ou spatiaux (6 %);
  • Fèves de soja, même concassées (5,7 %).

Toujours en 2024, la valeur des dix principaux produits québécois exportés vers le Japon représentait 79,9 % de l’ensemble des exportations du Québec vers ce pays.

Le contenu en technologie des exportations de biens manufacturés à destination du Japon se répartissait comme suit :

  • les produits de faible technologie (43,9 %);
  • les produits de haute technologie (20,8 %);
  • les produits de moyenne-faible technologie (18,5 %);
  • les produits de moyenne-haute technologie (16,8 %).

Au cours de la période considérée (2020-2024), les produits de faible technologie ont dominé les exportations du Québec à destination du Japon.

Exportations de marchandises du Québec, par groupes de produits à destination du Japon, 2020-2024

Exportations de biens manufacturés du Québec, par groupes de produits à destination du Japon, selon le niveau de technologie, 2020-2024

Importations

En 2024, la valeur des biens dédouanés au Québec en provenance du Japon était de 3 713 M$ et représentait 17,5 % du total des importations canadiennes en provenance de ce pays. Elle correspondait également à une hausse de 9,1 % par rapport à l’année 2023.

La même année, la valeur des importations de marchandises du Québec en provenance du Japon représentait 11,6 % des importations québécoises de marchandises en provenance de l’Asie et 2,9 % de ses importations internationales totales de marchandises.

Au cours de la période considérée (2020-2024), la croissance annuelle moyenne de la valeur des importations a été positive (+16,7 %).

En 2024, les cinq produits en tête de liste des biens manufacturés dédouanés au Québec en provenance du Japon étaient :

  • Voitures de tourisme et autres types de véhicules (65,3 % du total);
  • Bouteurs, niveleuses, pelles mécaniques, excavateurs, chargeuses (3,6 %);
  • Parties et accessoires des véhicules automobiles (2,9 %);
  • Pneus neufs (en caoutchouc) (2,6 %);
  • Turboréacteurs, turbopropulseurs et autres turbines à gaz (2,3 %).

Toujours en 2024, la valeur des dix principaux produits japonais importés au Québec représentait 82,2 % de la valeur des importations québécoises en provenance de ce pays.

Le contenu en technologie des biens manufacturés dédouanés au Québec en provenance du Japon se présentait comme suit :

  • les produits de moyenne-haute technologie (34,4 %);
  • les produits de haute technologie (14,3 %);
  • les produits de moyenne-faible technologie (24 %);
  • les produits de faible technologie (27,3 %).

Au cours de la période considérée (2020-2024), les produits de moyenne haute technologie ont dominé les importations québécoises de marchandises en provenance du Japon.

Importations de marchandises du Québec, par groupes de produits en provenance du Japon, 2020-2024

Importations de biens manufacturés du Québec, par groupes de produits en provenance du Japon, selon le niveau de technologie, 2020-2024

Sociétés sous contrôle étranger

En 2022, il y avait 32 filiales d’entreprises japonaises établies au Québec et 191 au Canada Lire le contenu de la note numéro 3 .

Dernière mise à jour : 5 mai 2026

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