Si vous avez été mordu ou griffé par un animal ou en contact avec sa salive, consultez la section Traitements de la rage chez l'humain.

Si vous soupçonnez qu‘un animal sauvage est atteint de la rage, tenez-vous à distance et signalez sa présence au 1 877 346-6763 ou remplissez le formulaire en ligne Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. L’animal pourrait être récupéré pour analyse.

Si vous soupçonnez que votre animal domestique est atteint de la rage, consultez immédiatement votre médecin vétérinaire.

Le gouvernement du Québec a mis en place un plan de lutte contre la rage du raton laveur. Il prévoit des opérations de surveillance et de contrôle afin de garder le Québec exempt de ce type de rage.

Les animaux visés par les opérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton laveur sont les ratons laveurs, les mouffettes et les renards roux.

Opérations de surveillance

Les opérations de surveillance consistent à recueillir, dans les zones à risque, les animaux morts ou qui présentent des symptômes de rage, afin de procéder à des analyses pour déterminer s’ils sont ou non atteints de la maladie.

La surveillance de la rage du raton laveur a pour objectifs de :

  • Vérifier si elle se trouve au Québec;
  • Connaître la durée, l'étendue du territoire touché et l’intensité de l’éclosion s’il en survenait une au Québec;
  • Suivre de près la situation de la rage du raton laveur hors du Québec, car la maladie est susceptible de constituer une menace à nos frontières;
  • Fournir des données qui permettront d’établir des constats scientifiques et épidémiologiques et de réaliser des analyses de risque.

Zone de haute surveillance

La zone de haute surveillance, située en Montérégie et en Estrie, est le territoire le plus à risque de réintroduction de la rage. Dans cette zone, les citoyens sont mis à contribution afin de signaler les animaux suspects, et ce, tout au long de l’année. Leur collaboration est essentielle, car, parmi tous les spécimens analysés, c’est chez les animaux signalés par les citoyens que les chances de trouver un animal atteint de rage sont les plus grandes.

En 2019, la zone de haute surveillance comprend 143 municipalités, territoires autochtones et territoires non organisés (TNO) : 107 en Montérégie et 36 en Estrie.

Carte des opérations de surveillance 2020 (PDF 1,23 Mo)

Liste des municipalités sous haute surveillance 2020 (PDF 242 Ko)

Opérations de contrôle

Menées depuis 2006, les opérations de contrôle ont pour but de contenir, de réduire ou d’éliminer la rage du raton laveur d’un territoire donné. Elles regroupent trois types d’intervention possibles :

  • La vaccination des animaux sauvages par épandage manuel et aérien d’appâts vaccinaux;
  • L’étude post-vaccinale qui consiste à capturer des animaux dans un secteur vacciné pour effectuer des prélèvements et des analyses. Cela permet d’estimer le taux de vaccination des animaux sauvages. Les animaux capturés sont ensuite relâchés;
  • Les interventions ad hoc qui peuvent combiner une opération d’échantillonnage (où l’on capture des spécimens pour analyse) et une opération de vaccination dans un certain rayon autour d’une zone où il n’y a jamais eu de vaccination et dans laquelle un cas de rage du raton laveur est rapporté.

Depuis 2010, les opérations de contrôle ont pour objectif de maintenir le Québec exempt de la rage du raton laveur en évitant toute réintroduction en provenance notamment des États-Unis, où des cas de rage sont détectés chaque année non loin du sud du Québec, dans les États du Vermont et de New York.

Les interventions de l’été 2020

Appât vaccinal

Les appâts vaccinaux contiennent un vaccin destiné aux animaux sauvages et leur composition a été élaborée pour attirer spécifiquement certaines espèces plus que d’autres. Le vaccin contenu dans l’appât est considéré comme sécuritaire, tant pour les humains que pour les animaux domestiques et l’environnement, et il ne peut en aucun cas transmettre la rage aux humains ou aux animaux. Cependant, si les appâts sont imprégnés de l’odeur humaine, ils risquent de perdre leur attractivité et leur efficacité. C’est pourquoi il faut éviter de les manipuler. Il existe également une faible possibilité qu’une personne dont le système immunitaire serait affaibli développe une infection (de type rhume) et des complications si elle était en contact avec le liquide vaccinal. Comme n’importe quelle autre substance médicinale, un appât vaccinal doit être manipulé avec précaution.

L’appât vaccinal ressemble à un sachet de ketchup verdâtre ou à un ravioli vert kaki et dégage une odeur sucrée qui attire les espèces visées. Son enveloppe est conçue pour résister à l’impact d’un largage aérien et aux caprices de dame Nature. En raison de sa couleur « camouflage », une fois épandu, il se confond avec l’environnement et est très difficile à repérer par les humains.

Si vous trouvez un appât vaccinal intact, qu’il se trouve dans un lieu accessible aux animaux sauvages et à l’écart de l’activité humaine, laissez-le sur place sans le manipuler. Il sera ainsi disponible pour être consommé par les animaux visés.

Pour se débarrasser d’un appât vaccinal intact qui se retrouverait par inadvertance dans un lieu passant, dans une récolte ou dans l’environnement immédiat d’animaux d’élevage, la meilleure solution est de le jeter aux poubelles. Il est recommandé de porter des gants pour le manipuler et de le placer dans un contenant étanche. Nettoyez soigneusement les fruits ou légumes qui auraient pu être en contact avec l’appât, comme cela se fait pour d’autres corps étrangers.

Si l’appât est perforé ou brisé, évitez d’entrer en contact avec le liquide vaccinal et utilisez des outils, par exemple une pelle, pour le jeter dans un contenant étanche (sac de plastique, plat en plastique, etc.). Il faut toujours bien se laver les mains après ces manipulations.

En cas de contact avec un appât perforé ou brisé, joignez Info-Santé 811 ou composez le numéro qui apparaît au dos des appâts, afin d’évaluer s’il y a un risque pour la santé.

Attention : Si un appât vaccinal a été en contact avec des fruits ou légumes destinés à la consommation humaine ou encore ingéré par un animal d’élevage, il faut en informer le Centre canadien des produits biologiques vétérinaires et les autorités du programme provincial de vaccination des animaux sauvages contre la rage du raton laveur du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs au 1 877 346-6763.

Étude post-vaccinale

Une étude post-vaccinale peut être réalisée quelques semaines après les opérations de contrôle pour évaluer l'efficacité de la vaccination des animaux sauvages contre la rage du raton laveur.  Cette étude consiste à faire des prélèvements sanguins sur des ratons laveurs capturés en zone touchée par la vaccination afin de confirmer que les opérations de vaccination sont efficaces et qu’elles permettent d’immuniser suffisamment de ratons laveurs pour éviter une réintroduction de la rage au Québec.

Cette étude ne sera pas réalisée en 2020 puisque les travaux des années précédentes ont permis de confirmer que les opérations de vaccination étaient efficaces. De plus, les interventions réalisées chez nos voisins du sud ont aussi démontré leur efficacité, puisque les cas de rage aux États-Unis se font moins nombreux et s’éloignent de la frontière.