La rage du raton laveur, qui touche principalement les ratons laveurs, les mouffettes et les renards, peut être contrôlée. À partir de leurs connaissances sur le comportement animal, des biologistes peuvent cibler des territoires d’intervention pour limiter la propagation de la rage du raton laveur. Le gouvernement peut ainsi faire des opérations de vaccination ciblées qui tiennent compte des composantes du milieu qui limitent la dispersion naturelle des animaux sauvages. Or, des interventions humaines peuvent compromettre ces efforts.
Les ratons laveurs, comme beaucoup de petits animaux, utilisent généralement un périmètre relativement restreint pour satisfaire leurs besoins vitaux. Bien que des déplacements sur de plus grandes distances peuvent avoir lieu selon les composantes du milieu (larges rivières, hautes montagnes, etc.), le territoire d’un raton laveur est souvent inférieur à un rayon d’environ deux kilomètres. Ainsi, lorsqu’une maladie est présente, sa progression sur le territoire est normalement limitée par le déplacement naturel des animaux.
Lorsqu’une personne déplace un animal dérangeant, ou un animal qu’elle veut « aider », vers un territoire exempt de la rage du raton laveur, c’est là que les choses se compliquent pour les biologistes! Car l’humain contribue alors lui-même à propager la rage sur un grand territoire en déplaçant ratons laveurs, mouffettes et renards. Même si relocaliser un raton laveur sur quelques kilomètres semble anodin, voire utile pour régler un problème de cohabitation, cette intervention entraîne souvent un déplacement beaucoup plus important. En effet, ce raton, une fois éloigné de son territoire, peut parcourir plusieurs autres kilomètres pour trouver un nouvel endroit qui lui convient et propager la rage... très loin de son milieu d’origine.
Bref, pour simplifier le tout, ne déplacez jamais un petit animal de la faune comme le raton laveur. C’est simple, ne faites rien si l’idée vous traverse l’esprit.