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Le nombre de Naskapies et Naskapis s’élève à plus de 1 300. Il y a un seul village naskapi au Québec, Kawawachikamach, situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Schefferville. La population parle majoritairement le naskapi et utilise l’anglais comme langue seconde.

À l’arrivée des Européens, les Naskapis vivaient de la chasse au caribou et en tiraient leur nourriture, leurs vêtements et leurs outils. Contraints à vivre en nomades et à se déplacer au gré de la migration de cet animal, et forts de l’autosuffisance que celui-ci leur procurait, ils ont longtemps été réfractaires à l’idée de participer au commerce des fourrures.

À partir de 1893, plusieurs famines ont décimé les Naskapis. Ceux-ci se sont alors établis à Fort Mckenzie, de 1916 à 1948, puis à Fort Chimo (aujourd’hui Kuujjuaq), vers 1952, pour ensuite aller vivre, en 1956, avec les Innus de Matimekosh, près de Schefferville, dans l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie.

En 1978, les Naskapis ont signé la Convention du Nord-Est québécois avec les gouvernements du Québec et du Canada, qui leur reconnait des droits issus de traités et des avantages en fonction de leurs intérêts sur un territoire défini. La Convention prévoit notamment l’allocation de 326 km2 de terres à l’usage et au bénéfice exclusifs des Naskapis ainsi que des droits exclusifs de chasse, de pêche et de piégeage sur une superficie de 4 144 km2. Elle prévoit également l’intégration des Naskapis aux réseaux québécois dans les domaines de la santé et des services sociaux de même que de l’éducation et la prise en charge de responsabilités administratives, notamment en matière de sécurité publique, avec l’aide du financement associé, tout en leur accordant certaines indemnités. Étant donné qu’une partie de leur territoire se trouve au nord du 55e parallèle, au Nunavik, les Naskapis ont un siège au sein du conseil de l’Administration régionale Kativik.

En 1984, la Loi sur les Cris et les Naskapis (aujourd’hui devenue la Loi sur les Naskapis et la Commission crie-naskapie) a soustrait ces derniers à la Loi sur les Indiens et leur a conféré une plus grande autonomie administrative à l’échelle locale.

En 2009, le gouvernement du Québec, la Nation naskapie de Kawawachikamach et la Société de développement des Naskapis ont conclu l’Entente de partenariat sur le développement économique et communautaire entre les Naskapis et le Québec, basée sur une nouvelle relation.

Dernière mise à jour : 31 mars 2021