Population et territoire

Les Attikameks, au nombre d’environ 8 379, habitent principalement Manawan, au nord de la région de Lanaudière, de même que Wemotaci et Obedjiwan, en Haute-Mauricie.

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Langue

L’attikamek (le Nehirowimowin) Lire le contenu de la note numéro 1 est parlé par toute la population, tandis que le français est utilisé comme langue seconde.

Histoire

Au début des années 1900, l’industrialisation a entraîné l’exploitation intensive du territoire forestier des régions fréquentées par les Attikameks. Un premier moulin à bois a ouvert ses portes à La Tuque, puis le chemin de fer s’est rendu jusqu’à Wemotaci avant d’être prolongé vers l’Abitibi. Le train a provoqué l’afflux d’un grand nombre de travailleurs, de chasseurs et de pêcheurs en Mauricie. Par ailleurs, les Attikameks se sont déplacés à plusieurs reprises, entre 1950 et 1972, en raison de la construction de barrages.

Économie

L’organisation Atikamekw Sipi, soit le Conseil de la Nation Atikamekw (CNA), est vouée au développement social, culturel et économique des trois communautés attikameks. Elle a vu le jour en 1982. Grâce à cet organisme, les Attikameks assurent la gestion et la prestation des services sociaux à Manawan et à Wemotaci. De plus, le CNA produit du matériel didactique en langue attikamek.

Les Attikameks prônent le développement durable par la gestion intégrée des ressources avec tous ceux et celles qui utilisent la forêt, et ce, à des fins sociales, environnementales et économiques. À Wemotaci, ils ont mis sur pied les Services forestiers Atikamekw Aski. En plus de ses activités de reboisement et de sylviculture, ce service assure la formation des travailleurs attikameks.

En 1999, le conseil de bande d’Opitciwan est devenu propriétaire, avec la compagnie forestière AbitibiBowater, d’une scierie située sur le territoire de la communauté. Aujourd’hui, la Scierie Opitciwan est une coentreprise appartenant à 55 % au Conseil des Atikamekw d’Opitciwan et à 45 % à Produits forestiers Résolu.

Faits saillants

La majorité des Attikameks parlent encore aujourd’hui leur langue maternelle, ce qui est un témoignage vibrant de la vitalité de leur culture. La langue est un pilier fondamental de leur identité, transmettant leur histoire, leurs savoirs et leurs valeurs à travers les générations.

Les Attikameks ont une profonde connexion avec la nature. Pour eux, le territoire n’est pas simplement une étendue de terre, mais bien une « maison vivante » composée de forêts, de montagnes, d’animaux et de médecines naturelles.

Leur mode de vie est rythmé par les six saisons traditionnelles, chacune s’articulant autour des activités principales, dont la chasse :

  • Pré-printemps : Sikon
  • Printemps : Miroskamin
  • Été : Nipin
  • Automne : Takwakin
  • Pré-hiver : Pitcipipon
  • Hiver : Pipon

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Dernière mise à jour : 22 mai 2025