La Société de développement des Naskapis gère, entre autres, une pourvoirie, des services d’entretien des routes, une boutique d’artisanat et une entreprise de construction. En 1984, la Loi sur les Cris et les Naskapis du Québec a soustrait la nation naskapie à la Loi sur les Indiens et lui a conféré une grande autonomie administrative.
Aujourd’hui, le village est doté d’édifices communautaires bien équipés, dont une école primaire et secondaire, un CLSC, une caserne de pompiers, un poste de police, un centre communautaire, un centre récréatif et une radio diffusant en langue naskapie. Les principales activités économiques de la communauté sont le tourisme d’aventure, la construction, le piégeage d’animaux à fourrure et l’artisanat.
Les Naskapis, conjointement avec les Innus de Matimekosh–Lac-John et de Uashat-Maliotenam, ont mis sur pied une compagnie appelée Transport ferroviaire Tshiuetin inc., qui assure, depuis 2004, le service ferroviaire de passagers entre Sept-Îles et Schefferville. En 2009, un premier réseau de téléphonie cellulaire par satellite était implanté à Kawawachikamach, grâce à un partenariat conclu entre l’entreprise Naskapi Imuun et des firmes de haute technologie du Québec.
Le 19 octobre 2009, les Naskapis et le Québec signaient une entente de partenariat économique et communautaire, laquelle était inspirée de la paix des braves et de l’entente Sanarrutik, signées respectivement avec les Cris et les Inuit en 2002. Pour les 25 années que durera l’entente, des sommes seront versées annuellement, à parts égales, à la nation naskapie et à la Société de développement des Naskapis. Ces sommes serviront à financer des projets communautaires et économiques et à assurer la mise en œuvre de certains aspects de la Convention du Nord-Est québécois.