Population et territoire

La nation naskapie compte environ 1 612 personnes, dont 993 vivent dans le seul village naskapi du Québec, Kawawachikamach, situé dans le nord du Québec, à environ 15 kilomètres de Schefferville.

Consultez la carte interactive pour accéder aux informations concernant les différentes nations et communautés autochtones du territoire québécois.

Langue

Le naskapi (l’iyuw iyimuun) Lire le contenu de la note numéro 1 est parlé par toute la population et l’anglais est la langue seconde.

Histoire

Avant l’arrivée des Européens, les Naskapis vivaient principalement de la chasse au caribou. Cet animal, dont ils tiraient leur nourriture, leurs vêtements et leurs outils, leur permettait de survivre dans les difficiles conditions de la toundra arctique. Ils vivaient alors en nomades et se déplaçaient au gré de la migration des caribous. Or, certaines années, le caribou se faisait rare.

À partir de 1893, plusieurs famines ont décimé la nation naskapie. Vers 1950, le gouvernement fédéral est intervenu, leur fournissant des soins de santé et faisant transporter des rations alimentaires à Fort Mackenzie, au sud de Kuujjuaq, là où les Naskapis s’étaient installés. Deux ans plus tard, ils revenaient à Fort Chimo (ancien nom de Kuujjuaq), là où ils avaient déjà vécu par le passé. Finalement, en 1956, les Naskapis ont accepté de vivre avec les Innus de Matimekosh, près de Schefferville, dans l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie.

En 1978, les Naskapis ont signé la Convention du Nord-Est québécois, qui leur a donné les moyens de prendre en main leur avenir. En vertu de cette entente fondée sur la Convention de la Baie James et du Nord québécois, ils bénéficient, tout comme les Cris et les Inuit, d’un régime territorial leur assurant des droits exclusifs de chasse, de pêche et de piégeage. Cette convention leur accorde également d’autres avantages obtenus en considération des droits, titres et intérêts autochtones qu’ils ont cédés sur le territoire du Québec.

Économie

La Société de développement des Naskapis gère, entre autres, une pourvoirie, des services d’entretien des routes, une boutique d’artisanat et une entreprise de construction. En 1984, la Loi sur les Cris et les Naskapis du Québec a soustrait la nation naskapie à la Loi sur les Indiens et lui a conféré une grande autonomie administrative.

Aujourd’hui, le village est doté d’édifices communautaires bien équipés, dont une école primaire et secondaire, un CLSC, une caserne de pompiers, un poste de police, un centre communautaire, un centre récréatif et une radio diffusant en langue naskapie. Les principales activités économiques de la communauté sont le tourisme d’aventure, la construction, le piégeage d’animaux à fourrure et l’artisanat.

Les Naskapis, conjointement avec les Innus de Matimekosh–Lac-John et de Uashat-Maliotenam, ont mis sur pied une compagnie appelée Transport ferroviaire Tshiuetin inc., qui assure, depuis 2004, le service ferroviaire de passagers entre Sept-Îles et Schefferville. En 2009, un premier réseau de téléphonie cellulaire par satellite était implanté à Kawawachikamach, grâce à un partenariat conclu entre l’entreprise Naskapi Imuun et des firmes de haute technologie du Québec.

Le 19 octobre 2009, les Naskapis et le Québec signaient une entente de partenariat économique et communautaire, laquelle était inspirée de la paix des braves et de l’entente Sanarrutik, signées respectivement avec les Cris et les Inuit en 2002. Pour les 25 années que durera l’entente, des sommes seront versées annuellement, à parts égales, à la nation naskapie et à la Société de développement des Naskapis. Ces sommes serviront à financer des projets communautaires et économiques et à assurer la mise en œuvre de certains aspects de la Convention du Nord-Est québécois.

Faits saillants

Les Naskapis fréquentent depuis longtemps un vaste territoire situé au nord du Québec actuel.

Autrefois nomades, ils suivaient les troupeaux de caribous pour survivre. Ces déplacements, guidés par un mode de vie profondément enraciné, et les rencontres avec d’autres communautés ont façonné une nation unie : la nation naskapie, dont l’identité reste marquée par cette mobilité et ce lien vivant au territoire.

Leur langue est au cœur de leur identité. Elle exprime leur lien avec leur environnement et leurs traditions. Parler naskapi, c’est ressentir et vivre les mots à travers les sons, les odeurs et les éléments du territoire.

Les savoirs traditionnels occupent une place importante dans leur mode de vie. Ils utilisent les plantes médicinales locales, comme le mélèze (wahjinakan) ou le thé du Labrador, pour soigner et purifier le corps, perpétuant ainsi les enseignements de leurs ancêtres.

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Dernière mise à jour : 3 novembre 2025