Prix Charles-Biddle
Prix Charles-Biddle
Édition 2025
Le prix Charles-Biddle souligne l’apport exceptionnel de personnes ayant immigré au Québec et dont l’engagement personnel ou professionnel contribue au développement culturel et artistique du Québec.
Par leurs réalisations, ces femmes et ces hommes sont des modèles de réussite, tant dans leur domaine que pour l’ensemble de la société québécoise.
Fruit d’une collaboration entre le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) et Culture pour tous, il comporte deux volets : celui de la scène nationale ou internationale et celui de la scène régionale.
La période de dépôt des candidatures est maintenant terminée. Merci à celles et ceux qui ont déposé un dossier. Surveillez nos médias sociaux pour découvrir les finalistes.
Les deux prix seront décernés dans le cadre de la Semaine québécoise des rencontres interculturelles (3 au 9 novembre).
Découvrez le lauréat et la lauréate 2025 !
Lauréat du volet national et international
Moridja Kitenge Banza | Artiste visuel
Moridja Kitenge Banza est un artiste visuel né à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Son univers s’articule autour de médiums variés : peinture, photographie, vidéo, dessin et installation.
Diplômé de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, et de l’École supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole ainsi que de la faculté des Sciences humaines et sociales de l’Université de La Rochelle en France, son travail explore les thèmes de l’histoire, de la mémoire et de l’identité.
Dans ses œuvres, Moridja Kitenge Banza mêle réalité et fiction dans le but de perturber les récits hégémoniques et de faire émerger des discours marginaux. Il s’approprie les codes religieux, culturels, politiques, sociaux et économiques pour mettre en lumière les contradictions qui façonnent son identité.
Lauréat du premier prix de la Biennale DAK’ART (2010) et du Prix Sobey pour les arts (2020) remis par la Fondation Sobey pour les arts et le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), il s’est imposé comme une figure incontournable de la scène artistique contemporaine canadienne. Ses œuvres ont été exposées dans de nombreux musées et font partie de nombreuses collections privées et publiques, dont celles du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, de l’Art of Gallery of Ontario. Elles ont également été exposées en France, au Danemark, en Allemagne et au Maroc.
Ses expositions, récentes et à venir, au Musée McMichael, à Kleinburg, en Ontario ou au Musée d’art de Joliette, au Québec, témoignent de la reconnaissance et de la portée croissante de sa démarche.

Michel Vallée, directeur général, Culture pour tous ; Moridja Kitenge Banza, lauréat du volet national et international ; Jean-François Roberge, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, ministre de la Langue française et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne. (Crédit photo : Julien Faugère)
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Finalistes du volet national et international
Paul Baraka | Compositeur, designer sonore et artiste visuel
Né au Liban d’un père égyptien et d’une mère grecque, Paul Baraka arrive au Québec en 1976. Il grandit avec le sentiment d’une perte culturelle et le désir de redéfinir son identité dans sa terre d’accueil.
Autodidacte, il apprend le piano en deux ans malgré une dyslexie sévère, entre au cégep de Saint-Laurent, où son parcours est marqué par l’intuition, l’écoute et la persévérance. Il devient compositeur, designer sonore, puis fonde un studio de création et de conseil réunissant l’art, la technologie et la stratégie.
Depuis 2005, Paul Baraka collabore étroitement avec les communautés autochtones. Il a ainsi composé, enregistré et dirigé plus de 300 épisodes d’émissions jeunesse, dont Teepee Time et The Dreamcatchers, diffusées sur CBC et le réseau de télévision des peuples autochtones (APTN). Soucieux d’assurer des traductions fidèles et respectueuses, il travaille directement avec les communautés cri, mi’kmaq et mohawk.
Grâce à son approche interculturelle unique, les œuvres de Paul Baraka deviennent des outils éducatifs qui ont reçu plusieurs prix dont les Global Music Awards, le festival de Cannes (France), ainsi que des nominations aux prix Gémeaux et Gemini.
Guidé par le respect et la création collective, Paul Baraka conçoit son art comme un espace d’accueil où chaque voix peut s’exprimer avec authenticité et trouver sa place dans la culture québécoise.
Sountougoumba Diarra (Djely Tapa) | Musicienne
Sountougoumba Diarra, alias Djely Tapa, son nom d’artiste, est chanteuse, passeuse de mémoire, militante féministe et ambassadrice culturelle du Mali au Québec, au Canada et à l’international.
Issue d’une lignée illustre de griots maliens, de poètes, de musiciens et de dépositaires de la tradition orale malienne, elle met sa voix et sa musique au service de la transmission, de l’émancipation et du dialogue interculturel.
Sa signature artistique repose sur une fusion innovante de la musique mandingue, un genre musical très utilisé en Afrique de l’Ouest, en particulier celle des griots, avec des sonorités contemporaines telles que l’électro et le blues. Cette approche réinvente les traditions de l’empire du Mali tout en créant des ponts entre l’Afrique et l’Amérique du Nord.
En 2016, elle cofonde, avec Jean-François Lemieux et Fa Cissokho, le groupe Afrikana Soul Sister, un projet électro salué par la critique, nommé à l’ADISQ et lauréat d’un prix Juno, en 2022. Elle poursuit ensuite une carrière solo avec les albums Barokan (2019) et Dankoroba (2024), tous deux récompensés par le prix Juno du meilleur album de musique du monde.
Plus qu’une musicienne, Djely Tapa est une artiste engagée qui, par sa voix et ses projets, valorise les traditions africaines tout en abordant des enjeux tels que les droits des femmes, la migration et l’inclusion.
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Lauréate du volet régional
Pilar Hernandez Romero | Médiatrice culturelle et entrepreneure sociale
Originaire du Mexique, Pilar Hernandez Romero transforme le paysage culturel québécois en développant des projets qui font dialoguer patrimoine collectif et histoires personnelles.
Fondatrice de PAAL (Paix, Amour, Amitié, Liberté) Partageons le monde, elle a travaillé pour le Réseau des musées du Québec et pour Bibliothèque et Archives nationales du Québec, où elle a constaté l’absence des récits autochtones et de la diversité dans les institutions culturelles. De cette réflexion sont nés deux livres : Broder ses racines et Histoires NDG.
Lauréate, en 2024, du prix d’histoire du Gouverneur général et du prix Opération patrimoine Montréal, elle développe depuis 2015 des projets novateurs qui allient art, mémoire vivante et participation citoyenne.
Ancrée dans son territoire, Pilar Hernandez Romero a aussi conçu une exposition sur l’histoire du parc Jarry avec la Société d’histoire de Parc-Extension. Aujourd’hui installée à Montréal dans le quartier de Lachine, elle y poursuit son engagement par des démarches participatives favorisant la transmission intergénérationnelle, l’implication citoyenne et le sentiment d’appartenance des personnes issues de l’immigration.

Michel Vallée, directeur général, Culture pour tous ; Pilar Hernandez Romero, lauréate du volet régional ; Jean-François Roberge, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, ministre de la Langue française et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne. (Crédit photo : Julien Faugère)
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Finalistes du volet régional
Fednel Alexandre | Auteur, enseignant-chercheur et médiateur culturel
D’origine haïtienne, Fednel Alexandre invite citoyennes et citoyens à se raconter, à créer et à dialoguer avec des projets ancrés en Abitibi-Témiscamingue où il est installé. Par une approche inclusive et interdisciplinaire, il contribue à renforcer le tissu social, à encourager l’expression individuelle et collective et à bâtir une société québécoise plus ouverte et plus solidaire.
Boursier du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, Fednel Alexandre est reconnu pour son approche novatrice qui repose sur l’hybridité des médiums : il est l’auteur de récits, de poèmes, de nouvelles et d’expositions immersives interdisciplinaires. Ses projets marquants, comme Baladorama, le Cercle de lecture interculturelle, et Chez moi, illustrent sa volonté de favoriser une culture inclusive, vibrante et porteuse de multiples voix.
Très engagé au sein de sa communauté, il préside les conseils d’administration de la Mosaïque interculturelle et du Théâtre du Tandem. Il siège également au comité culturel permanent de la Ville de Rouyn-Noranda.
Tirumalai Raghunathan | Ingénieur et travailleur culturel
Né à New Delhi, en Inde, Tirumalai Raghunathan œuvre bénévolement à faire rayonner les arts sud-asiatiques au Québec depuis plus de vingt ans. Cofondateur, en 2002, du Centre Kabir pour les arts et la culture, une entreprise artistique multidisciplinaire, vouée aux arts classiques de l’Asie du Sud, il en assure aujourd’hui la direction générale.
Il met à profit son parcours d’ingénieur diplômé de SUPAERO (Toulouse, en France) et titulaire d’un MBA de McGill, ainsi que son expérience de cadre supérieur chez Bombardier, pour développer une gestion rigoureuse et une vision culturelle inclusive.
Visionnaire et engagé, il a créé des événements phares comme Pluricité, Artasie ou encore le festival NexGen, qui favorisent le dialogue interculturel et le vivre-ensemble.
Sous son impulsion, le Centre Kabir a présenté plus de 150 concerts, mis en valeur plus de 500 artistes dans de nombreuses villes et contribué à la tenue, à Montréal et au Saguenay, du seul festival de films sud-asiatiques de la province : le Festival des Films de l’Asie du Sud de Montréal.
Travailleur culturel dévoué, Tirumalai Raghunathan fait de la diversité un moteur de création et de cohésion sociale au Québec.
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Charles Biddle (1926-2003)
Charles Biddle est né en 1926 à Philadelphie, en Pennsylvanie, où il a vécu jusqu’à l’âge de 16 ans. En 1948, ce musicien talentueux a fui la ségrégation raciale qui sévissait aux États-Unis pour s’établir à Montréal. Très tôt, après son arrivée au Québec, une place au sein de l’orchestre symphonique de Sherbrooke lui a été offerte. Il était, en même temps, contrebassiste pour la Société orchestrale de Montréal.
Sa carrière musicale dans le jazz a pris véritablement son envol au début des années 50 alors qu’il se produisait en spectacle à Montréal et en région. En 1957, il a rencontré Constance Marchand, qui est devenue son épouse et la mère de ses quatre enfants. En 1979, il a organisé un festival de jazz considéré par beaucoup comme le précurseur du Festival international de Jazz de Montréal, un grand événement qui attirait chaque année des centaines de milliers de personnes.
Promoteur de jazz et véritable mentor, Charles Biddle a inspiré la population du Québec par son engagement auprès des jeunes artistes de toutes origines. Il a joué devant Nelson Mandela et la reine Élisabeth II, puis il a participé à plusieurs festivals de jazz internationaux. Il s’est vu décerner trois distinctions d’importance : le prix Oscar-Peterson, le prix Calixa-Lavallée et l’Ordre national du Canada.
Dernière mise à jour : 11 novembre 2025