Médaille pour action méritoire 2026

Elle est décernée à tout policier du Québec qui a accompli, dans l'exercice de ses fonctions, un acte méritoire ou qui a accompli, en dehors de l'exercice de ses fonctions, un acte qui mérite une reconnaissance publique.

Régie de police du Lac des Deux‑Montagnes

  • M. Matthieu Charland, agent senior
  • M. Nicolas Courtemanche, agent
  • M. Émile Dansereau, agent
  • M. Austin Epps, agent
  • M. Benjamin‑Isaac Noel, agent

Dans la nuit du 1er janvier 2025, un incendie prend naissance dans une résidence de Sainte‑Marthe‑sur‑le‑Lac. Un jeune homme de 15 ans dort au sous‑sol de la maison et se réveille en raison d’une forte odeur de fumée. Constatant l’urgence de la situation, il réveille son frère et sa sœur qui dorment au même niveau, et les trois jeunes sortent sans tarder de la demeure. La fumée est déjà épaisse à ce moment. Le jeune homme appelle le 911 et mentionne que leur maison est en feu et que sa grand‑mère à mobilité réduite est coincée à l’étage.

L’agent sénior Matthieu Charland et les agents Austin Epps, Émile Dansereau, Benjamin‑Isaac Noel et Nicolas Courtemanche, de la Régie de police du Lac des Deux‑Montagnes, arrivent les premiers sur les lieux et tentent de s’introduire dans la maison en flammes, mais sans succès. La fumée rend la visibilité nulle et la chaleur est si intense qu’elle fait fondre les bretelles de l’uniforme de l’agent Dansereau.

Les agents font alors le tour par l’extérieur pour localiser la personne âgée prisonnière du brasier et la repèrent à une fenêtre à l’étage. Malheureusement, elle n’est pas en mesure de sauter. Comme la fenêtre est située à plusieurs mètres du sol, les policiers travaillent en équipe en utilisant le principe de la courte échelle pour l’atteindre. Les agents Courtemanche et Noel lèvent chacun un pied de l’agent Charland alors que l’agent Dansereau stabilise ce dernier. Matthieu Charland prend ensuite la grand‑mère dans ses bras afin de l’extirper des flammes. En renfort, les autres agents les soutiennent durant la descente.

La dame est ensuite conduite à l’hôpital pour traiter des brûlures aux pieds ainsi qu’une douleur au bras droit. Elle souffre également de difficultés respiratoires, mais a la vie sauve grâce au sang‑froid et au courage des policiers.

L’agent sénior Matthieu Charland et les agents Nicolas Courtemanche, Émile Dansereau, Austin Epps et Benjamin‑Isaac Noel sont intervenus de façon ingénieuse et efficiente dans un contexte où le temps était compté. Avec leur détermination, leur présence d’esprit et leur travail d’équipe exceptionnel, ils ont permis de sauver la vie d’une grand‑mère piégée dans un incendie. La Médaille pour action méritoire qui leur est décernée démontre toute la gratitude qu’on leur porte pour leur intervention.

Service de police de L’Assomption/Saint‑Sulpice

  • M. Gabriel Daou, agent
  • Mme Noémie Vézina, agente

Dans la nuit du 20 septembre 2025, à 1 h 34, les agents Noémie Vézina et Gabriel Daou, du Service de police de L’Assomption/Saint‑Sulpice, sont informés qu’un accident de voiture vient de survenir sur la route 341.

À leur arrivée, ils repèrent la voiture renversée dans un fossé. Ils constatent qu’un seul véhicule est touché et que celui‑ci est en feu. Un homme, conscient, mais paniqué, est prisonnier de l’habitacle. Le côté du conducteur fait face au sol et le côté passager est en feu. Les agents tentent de briser la vitre du toit ouvrant, sans succès. L’agent Daou donne alors des instructions pour que l’homme se déplace vers l’arrière de la voiture puisque la vitre du coffre est déjà brisée. L’habitacle est envahi par une fumée dense. Arrivée au coffre, la victime perd connaissance avant de pouvoir sortir du véhicule en feu.

Afin de l’extirper, l’agent Daou doit mettre sa tête et ses bras dans la voiture. L’agente Vézina assure la sécurité de son collègue, en le retenant par les pieds, afin d’éviter qu’il ne tombe dans l’habitacle. Les policiers réussissent finalement à sortir l’homme du brasier malgré son absence de tonus et le transportent près de la route, où il reprend connaissance avant l’arrivée des ambulanciers. L’agent Daou doit également être transporté à l’hôpital pour une intoxication à la fumée.

Le véhicule s’est embrasé très rapidement et, sans l’intervention des deux policiers, l’individu serait décédé. Compte tenu de l’ampleur du feu, de la chaleur intense, du risque d’explosion et des conditions difficiles dans lesquelles se trouvait la victime, les agents Noémie Vézina et Gabriel Daou ont démontré une persévérance exceptionnelle, multipliant les tentatives de sauvetage dans un environnement dangereux. La Médaille pour action méritoire qui leur est décernée vient couronner une intervention courageuse et dévouée.

Service de la sécurité publique de la MRC des Collines‑de‑l’Outaouais

  • M. Saguay Desaulniers-Lafond, agent
  • M. Patrick Leboeuf, agent
  • M. Guillaume Martel, agent
  • M. Éric Perreault, agent

Le 27 mars 2024, vers 7 h 45, une résidente appelle au 911 pour signaler qu’une femme nue vient de cogner à sa porte. La dame dit avoir passé la nuit dans la forêt, au haut de la montagne qui se trouve derrière la maison de la bonne samaritaine. Désorientée, elle lui rapporte qu’elle ne se souvient pas dans quelles circonstances elle s’est retrouvée à cet endroit. La femme l’informe également que sa fille de 4 ans, aussi sans vêtement, se trouve toujours dans la montagne.

Dans les minutes suivant le signalement, l’agent Guillaume Martel du Service de la sécurité publique de la MRC des Collines‑de‑l’Outaouais arrive à l’adresse indiquée. Avec le peu d’informations qu’il obtient de la mère à l’état mental troublé, il se dirige rapidement vers la montagne et repère des traces de glissements pouvant correspondre à celles de la femme. En l’espace de huit minutes seulement, il localise la fillette qui est en position foetale, face au sol. Sa peau est bleutée par le froid et des marques sont apparentes sur tout son corps. Elle est manifestement en hypothermie, alors que la température extérieure avoisine les 2 degrés Celsius. L’agent Martel enlève son chandail et sa chemise pour envelopper l’enfant et la prend contre lui pour tenter de la réchauffer en attendant l’arrivée de ses collègues, à qui il a transmis sa position.

À l’arrivée des agents Saguay Desaulniers‑Lafond, Patrick Leboeuf et Éric Perreault, les quatre agents prennent la décision de descendre la montagne très abrupte et glissante avec la petite fille, et ce, malgré le danger pour leur sécurité. Ils n’ont ni la formation ni l’équipement nécessaire pour ce faire, mais le temps presse, car l’enfant est en état d’hypothermie avancée. À tout moment durant la descente, ils s’assurent de la sécurité de la petite. L’agent Desaulniers‑Lafond sert de porteur pour elle, tandis que les autres les retiennent pour éviter qu’ils ne glissent ou ne chutent. La descente est périlleuse et doit se faire tranquillement, en analysant chaque pas. L’agent qui transporte la fillette doit même par moment descendre sur les fesses ou sur le dos pour éviter toute chute.

Grâce à l’intervention rapide, à la présence d’esprit, au travail d’équipe et au sang‑froid des agents Guillaume Martel, Saguay Desaulniers‑Lafond, Patrick Leboeuf et Éric Perreault, la fillette a été sauvée d’une mort certaine. La Médaille pour action méritoire leur est décernée en reconnaissance de leur geste héroïque.

Service de police de la Ville de Montréal

  • Mme Sofia Bergeron‑Tadlaoui, agente
  • M. Orly Antonio Ramirez Aristizabal, agent

Le dimanche 13 juillet 2025, des pluies torrentielles s’abattent sur la région métropolitaine. M. Hugo Bélanger, un agent technique à la Ville de Montréal, est en fonction ce jour‑là. Considérant les conditions météorologiques, il décide de se diriger vers un chantier fréquemment touché par les débordements, situé sous un viaduc de l’autoroute 15. Il aperçoit alors un véhicule submergé dans plus de deux mètres d’eau, avec un homme à bord qui est incapable d’en sortir. M. Bélanger se précipite à sa rescousse. Il constate que l’eau monte rapidement et qu’elle lui arrive maintenant au cou. Il réussit à atteindre le véhicule, qui se déplace constamment sous la force des remous, mais sans être en mesure d’atteindre l’homme en détresse. Il doit alors se résoudre à retourner sur la terre ferme.

Au même moment, avisés de la situation par des citoyens, les agents Orly Antonio Ramirez Aristizabal et Sofia Bergeron‑Tadlaoui, du Service de police de la Ville de Montréal, arrivent sur les lieux. Décidés à rejoindre le véhicule, les deux agents rampent dans la boue et la pente devenue glissante sous le viaduc. L’eau atteint maintenant le toit du véhicule et continue de monter sous la force des remous. La victime, qui se trouve toujours à l’intérieur du véhicule, lutte pour respirer. Elle peine à sortir sa tête hors de l’eau. La profondeur de l’eau ne permet plus aux policiers d’avoir les pieds à plat au sol, mais ils persistent dans leurs démarches et réussissent à atteindre le véhicule. Après plusieurs tentatives, ils parviennent à ouvrir une portière arrière. Au risque d’être emportés par les mouvements soutenus du véhicule, les policiers réussissent enfin à extirper l’homme du véhicule submergé et à le ramener en bordure de la chaussée afin qu’il puisse recevoir des soins.

Les deux agents et le citoyen ont fait preuve de courage alors qu’ils ont dû entrer dans l’eau qui provenait de conduites d’égouts sanitaires, et qui comportait des risques biologiques et bactériologiques importants, en plus de ceux liés aux phénomènes d’aspiration qui auraient pu les entraîner vers une mort certaine dans les systèmes des égouts. La Médaille pour action méritoire attribuée aux agents Orly Antonio Ramirez Aristizabal et Sofia Bergeron‑Tadlaoui et la Citation d’honneur décernée à M. Hugo Bélanger reconnaissent la valeur de leur intervention pour sauver la vie de l’homme en détresse.

Régie de police du Lac des Deux‑Montagnes

  • M. Natan Lauzé, agent

Vers 14 h 30, le 19 octobre 2024, un incendie se déclare dans un immeuble de 32 logements à Deux‑Montagnes. Plusieurs personnes âgées ou à mobilité réduite habitent l’endroit.

Dès son arrivée sur les lieux, l’agent Natan Lauzé, de la Régie de police du Lac des Deux‑Montagnes, constate la présence de flammes à l’extérieur d’un appartement du quatrième étage. Il se rend immédiatement au troisième étage, où il parvient à évacuer une dizaine de résidents, dont plusieurs ont besoin d’assistance pour se déplacer. Il se dirige ensuite au quatrième étage pour vérifier qu’aucun occupant ne s’y trouve encore. Une fumée épaisse et toxique envahit déjà les lieux. Avançant à genoux, il tente de progresser dans le corridor, mais doit rebrousser chemin après une dizaine de pieds, la fumée et une chaleur dangereuse rendant toute progression impossible. Heureusement, aucune personne ne se trouve encore sur l’étage. Les pompiers sont ensuite arrivés en renfort pour éteindre le brasier.

Grâce à son sang‑froid, à sa détermination et à son intervention rapide, l’agent Natan Lauzé a probablement contribué à sauver plusieurs vies étant donné la propagation rapide du feu à l’étage, qui a pris près de 10 heures à éteindre par les pompiers. S’introduire dans le bâtiment en feu pour sauver des vies, sans moyen de protection incendie et sans formation spécifique, constitue une action hors norme, bien au‑delà des fonctions habituelles liées à son travail. La Médaille pour action méritoire qui lui est décernée honore la ténacité, le courage et la bravoure dont il a fait preuve lors de cette intervention hautement risquée.

Sûreté du Québec – MRC de Memphrémagog

  • M. Vincent Dumont, agent
  • Mme Emmy Turcotte, agente

Dans la nuit du 3 octobre 2025, les agents Emmy Turcotte et Vincent Dumont, de la Sûreté du Québec – MRC de Memphrémagog, reçoivent un appel concernant un individu ayant pris le volant avec les capacités affaiblies. Les agents interceptent l’homme et constatent plusieurs signes d’ébriété. Alors que l’un des agents va chercher un appareil de détection approuvé, l’homme démarre brusquement sa voiture et prend la fuite.

En retournant au véhicule de patrouille pour engager la poursuite, les agents constatent que la voiture du suspect a disparu de leur champ de vision. Ils partent à sa recherche, en ratissant le secteur composé de routes sinueuses et non éclairées. Au loin dans le bois, ils aperçoivent un incendie. En s’approchant du feu, ils découvrent l’auto accidentée du suspect, renversée sur le côté, en flammes. Ils constatent que l’homme y est coincé. La porte du conducteur est impossible à ouvrir.

Malgré l’épaisse fumée blanche qui envahit l’habitacle du véhicule, la chaleur intense et le risque d’explosion, l’agent Dumont brise la vitre du côté conducteur avec son bâton télescopique et réussit à extirper l’homme du brasier. Les deux policiers doivent par la suite maîtriser le suspect pour l’éloigner des flammes. Le conducteur est conscient, mais fortement intoxiqué. Il est ensuite arrêté, puis transporté au centre hospitalier de la région. De son côté, l’agent Dumont doit recevoir des soins pour une intoxication à la fumée.

En dépit du danger extrême, les agents Vincent Dumont et Emmy Turcotte ont agi sans hésitation pour sauver la vie du conducteur, mettant leur propre sécurité en jeu. Leur bravoure et leur engagement à aider, qui reflètent les valeurs de la profession policière, les honorent d’une Médaille pour action méritoire.

Service de police de Granby

  • M. Anthony Gendreau, agent
  • M. Jean‑Christophe St‑Pierre, agent

Le 12 mai 2025, les agents Anthony Gendreau et Jean‑Christophe St‑Pierre, du Service de police de Granby, reçoivent un appel pour un feu actif dans un quadruplex à Granby. À leur arrivée, ils constatent que des flammes ravagent l’immeuble. Sur les lieux, ils aperçoivent les résidents de trois des quatre logements déjà évacués. Ces derniers les informent qu’une famille du deuxième étage est toujours prisonnière à l’intérieur. L’incendie est situé à l’arrière de l’édifice, sur le balcon du deuxième étage, où se trouve l’accès à l’unique escalier pour joindre la famille prisonnière du feu.

Les agents se dirigent alors à l’avant de l’immeuble. L’agent St‑Pierre, aidé de l’agent Gendreau, décide d’escalader la façade pour s’accrocher au deuxième palier et se hisser sur le balcon. L’agent Gendreau, après avoir prêté main‑forte à son collègue, entreprend aussi d’escalader la façade afin de le rejoindre. Lorsqu’il réussit, l’agent St‑Pierre défonce la porte‑patio du logement où sont emprisonnées les victimes et les dirige vers la sortie. Avec l’arrivée des pompiers et à l’aide d’une échelle portative, les agents Gendreau et St‑Pierre permettent aux parents et à leur jeune fille de descendre en sécurité.

Alors que la situation était complexe et dangereuse, les agents Anthony Gendreau et Jean‑Christophe St‑Pierre ont fait preuve d’agilité dans leur intervention pour joindre les membres de la famille et les sauver de la proie des flammes. Le seul accès pour les atteindre était complètement en flammes. Grâce à la rapidité d’intervention et aux solutions apportées par les deux agents, la famille s’en est sortie saine et sauve. La Médaille pour action méritoire qui leur est décernée reconnaît le courage et le sang‑froid dont ils ont fait preuve lors de cette intervention risquée.

Service de police de la Ville de Montréal

  • M. Sébastien Poirier, agent
  • M. Martin Rivard, agent

Le matin du 31 octobre 2025, un appel d’urgence signale qu’un véhicule vient de sombrer dans la rivière des Prairies. C’est le conducteur, un homme âgé, qui a communiqué lui-même avec le 911. Au bout du fil, sa voix trahit la panique alors que l’eau monte rapidement autour de lui. La situation est critique. Chaque seconde compte.

Les agents Martin Rivard et Sébastien Poirier, du Service de police de la Ville de Montréal, arrivent les premiers sur les lieux et constatent une scène dramatique. La voiture est enfoncée dans la rivière et un homme est coincé dans l’habitacle. L’eau lui monte déjà jusqu’au torse et le véhicule continue de s’enfoncer et risque d’être emporté par le courant vers le large.

Sous une pluie battante et en dépit du froid intense et de l’absence d’équipement spécialisé, les deux agents ne baissent pas les bras et élaborent rapidement un plan d’action.

L’agent Sébastien Poirier tente de rassurer le conducteur et lui demande de se déplacer vers l’arrière du véhicule, où l’eau est moins haute. Il souhaite extraire la victime du véhicule par le coffre arrière. Alors que l’homme, épuisé et terrorisé, s’exécute, la situation devient critique. Il ne reste que quelques centimètres avant que l’eau n’atteigne son visage. Pris de panique, il ouvre la portière arrière, ce qui accélère l’inondation et le projette hors de la voiture. À cet instant, le risque de noyade est imminent considérant l’état de fatigue avancé de l’homme.

Sans la moindre hésitation, l’agent Poirier s’avance dans l’eau glaciale pour agripper fermement l’homme, tandis que l’agent Rivard sécurise son partenaire en s’avançant aussi dans l’eau et l’aide à ramener la victime jusqu’à la rive, qui sera prise en charge par les secours.

Malgré les conditions météorologiques difficiles et les risques importants pour leur propre sécurité, les deux agents n’ont pas hésité à porter secours à l’homme en détresse. Grâce à leur courage exceptionnel et à leur rapidité d’exécution, les agents Martin Rivard et Sébastien Poirier ont empêché une noyade certaine. La Médaille pour action méritoire qui leur est décernée reconnaît les valeurs de bravoure, d’humanité et de professionnalisme dont ils ont fait preuve.

Service de police de Saguenay

  • M. William Fradette, caporal
  • Mme Alexandra Gagnon, agente
  • Mme Clara Julien, agente
  • M. Kevin Martin, agent
  • Mme Alice Potvin, agente
  • M. Yan Savard, agent
  • M. William Théberge, agent

Dans la nuit du 3 au 4 août 2025, vers 2 h 30, un appel est reçu pour un incendie qui fait rage dans un immeuble à logements à Chicoutimi. Le caporal William Fradette ainsi que les agents Kevin Martin et William Théberge, du Service de police de Saguenay, arrivent sur les lieux avant le service des incendies. Ils constatent que l’immeuble est en feu, avec des flammes qui atteignent plus de sept mètres de hauteur, et réalisent que tous les résidents sont encore à l’intérieur, incapables de sortir.

Ils aperçoivent une femme avec le corps sorti de sa fenêtre au premier étage, à environ 15 mètres du sol, en proie à la fumée noire qui la submerge et rend sa respiration difficile. Elle est incapable d’ouvrir les yeux et suffoque sous l’épaisse fumée. Les trois agents savent qu’ils doivent agir vite s’ils veulent la sauver des flammes. Ils font preuve de créativité et réussissent à se hisser à sa hauteur en montant sur une voiture qui était garée tout près de l’immeuble. Avec leur aide, la dame parvient à longer la façade du bâtiment avant de sauter sur un balcon, où elle est attrapée et prise en charge par des policiers.

Entretemps, les agents Yan Savard, Alice Potvin, Alexandra Gagnon et Clara Julien arrivent en renfort. Malgré une fumée dense réduisant la visibilité et rendant l’air difficile à respirer, ils entrent par la porte avant de l’immeuble. Ils procèdent à l’évacuation de deux résidents au rez‑de‑chaussée et d’un couple avec leur bébé résidant au sous‑sol. L’intervention rapide et la collaboration des sept agents ont sans aucun doute contribué à sauver la vie des personnes sur place. Le bâtiment de trois logements est une perte totale.

Malgré les dangers auxquels faisaient face le caporal William Fradette et les agents William Théberge, Kevin Martin, Yan Savard, Alice Potvin, Alexandra Gagnon et Clara Julien, ils n’ont pas hésité à intervenir au péril de leur propre sécurité, dans un contexte extrêmement périlleux. Chacune des minutes comptait pour préserver des vies. Grâce à leur sang‑froid, à leur rapidité d’action et à leur détermination, ils ont permis de sauver la vie de résidents menacés par les flammes et la fumée. Les policiers ont fait preuve d’une bravoure et d’un sens du devoir remarquables qui leur valent chacun une Médaille pour action méritoire.

Service de police de la Ville de Mascouche

  • M. Gabriel‑Artis Denis, agent
  • M. Anthony‑Martin Gadbois, agent

Vers 21 h, le 9 mai 2024, les agents Gabriel‑Artis Denis et Anthony‑Martin Gadbois, du Service de police de la Ville de Mascouche, répondent à un appel signalant un véhicule récréatif suspect stationné à l’arrière d’un dépanneur et se dirigent vers l’endroit indiqué. À leur arrivée, les agents annoncent leur présence en activant leurs gyrophares, en éclairant dans les vitres et en cognant à la porte du véhicule, tout en s’identifiant à plusieurs reprises, mais sans réponse. Les agents s’approchent de la vitre du pare‑brise avant et observent alors, dans l’habitacle, un homme étendu et immobile malgré la lumière des gyrophares et les appels. Ils entrent dans le motorisé et découvrent un début d’incendie à l’arrière, près de l’endroit où est étendu l’homme sur un lit. L’agent Gadbois va chercher un extincteur. Entretemps, l’agent Denis pénètre à nouveau dans le véhicule pour s’assurer de l’état de la personne et ordonne à l’homme de sortir du motorisé en feu. L’individu se lève et l’agent constate que ce dernier a un couteau planté dans la poitrine. L’agent Denis crie « couteau » à plusieurs reprises pour avertir son collègue et fait marche arrière.

Il ordonne de nouveau à l’homme de sortir. Celui‑ci refuse de collaborer : il sort brièvement, puis retourne dans le véhicule. Il finit par ressortir, fortement incommodé par la fumée dense et toxique, visiblement affaibli et désorienté. Le motorisé s’embrase violemment. Craignant la présence de bonbonnes de propane, les deux policiers transportent rapidement l’individu, qui s’est effondré au sol, à une distance sécuritaire du véhicule. Quelques minutes plus tard, les bonbonnes explosent. Malgré des blessures graves, l’homme a survécu.

En quelques secondes, les policiers sont passés d’un appel pour un véhicule suspect stationné derrière un dépanneur à une situation d’incendie majeur, combinée à un risque d’explosion et à la présence d’un homme armé et grièvement blessé. La polyvalence, le jugement et le sang‑froid dont ont fait preuve les deux agents ont permis de sauver une vie et de protéger la population environnante, dans un contexte extrêmement dangereux. En dépit des flammes, des gaz toxiques, d’une arme et de la menace d’explosion, les agents Gabriel‑Artis Denis et Anthony‑Martin Gadbois sont demeurés engagés tout au long de l’intervention, ce qui les honore d’une Médaille pour action méritoire.

Dernière mise à jour : 11 mai 2026