Zone de surveillance rehaussée
La zone de surveillance rehaussée, située en Montérégie, en Estrie et au Centre-du-Québec, englobe le territoire des municipalités où la probabilité de détecter des cas de rage du raton laveur chez les animaux sauvages est la plus élevée. Dans cette zone, les citoyens sont mis à contribution pour signaler les animaux suspects tout au long de l’année. Leur collaboration est essentielle, car parmi tous les spécimens analysés, c’est chez les animaux signalés par les citoyens que les chances de trouver un animal atteint de la rage sont les plus grandes.
La zone comprend 224 municipalités, territoires autochtones et territoires non organisés (TNO). Consultez la Liste des municipalités visées par la surveillance rehaussée (PDF 234 Ko) et la Carte de la zone de surveillance rehaussée (PDF 0,98 Mo) de la rage du raton laveur au Québec pour connaître l’étendue du territoire de cette zone.
Retour de la rage du raton laveur au Québec
En décembre 2024, un cas de rage du raton laveur a été détecté sur le territoire québécois, et ce, malgré les opérations de contrôle réalisées au Québec et au Vermont. Il s’agit du premier cas détecté depuis celui découvert dans le sud-ouest de la Montérégie en 2015. Outre le foyer initial apparu à Saint-Armand, en décembre 2024, un deuxième foyer a été identifié à Stanstead, en août 2025, et un troisième foyer a émergé en juin 2026 dans l’ouest de la Montérégie, dans le secteur de Saint-Anicet. Depuis le début de l’année 2026, nous avons observé une importante progression des cas, particulièrement dans la région de la Montérégie.
Depuis 2022, plusieurs cas de rage du raton laveur ont été détectés chez des ratons laveurs et des mouffettes dans l’État du Vermont, aux États-Unis. À partir de 2023, le foyer épidémique s’est graduellement propagé vers la frontière canado-américaine, menant au développement des deux foyers distincts actifs au Québec en 2025. Des interventions d’envergure sont déployées au sud de la frontière par les autorités américaines afin de limiter la propagation de la maladie et de l’éliminer. La collaboration étroite avec ces autorités se poursuit afin de mettre en œuvre les stratégies les plus efficaces pour limiter la propagation de la rage du raton laveur de part et d’autre de la frontière.
De 2006 à 2009, un total de 104 cas de rage du raton laveur ont été confirmés chez des animaux sauvages en Estrie et en Montérégie. Les opérations de contrôle ont alors permis de freiner la propagation de la maladie au Québec à la suite de cette première introduction. Par la suite, un seul autre cas isolé avait été détecté en 2015, en Montérégie.