Information pour les professionnels de la santé et des services sociaux
L’AVC, une urgence médicale – Information pour les professionnels de la santé et des services sociaux
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est un problème de santé non planifié et urgent qui doit être dépisté et traité rapidement. Sa cause, similaire à celle de l’infarctus du myocarde, est le résultat d’une diminution de l’apport sanguin dans le cœur ou dans le cerveau. La réduction de la circulation de sang entraîne la mort des cellules de la région atteinte.
Au Québec, environ 13 000 personnes sont hospitalisées chaque année des suites d’un AVC; 60 % d’entre elles bénéficient de services de réadaptation. Les données suivantes témoignent de l’ampleur des enjeux liés à l’AVC pour le système de santé.
Sur 100 personnes ayant fait un AVC au Canada :
- 33 % se rétablissent sans invalidité significative;
- 33 % présentent une invalidité modérée à sévère;
- une faible proportion conserve une invalidité sévère nécessitant des soins de longue durée;
- 15 décèdent.
Un nombre important de personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral vivent avec des séquelles considérables, qu’elles soient d’ordre psychologique, cognitif ou physique. Ces séquelles peuvent entraîner des répercussions majeures sur leur qualité de vie ainsi que sur celle de leurs proches.
Selon la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, 1,9 million de cellules cérébrales meurent toutes les minutes après un AVC. L’AVC est donc une urgence médicale. Chaque minute d’hésitation peut avoir une incidence sur les mouvements, la coordination motrice, la vision et la mémoire de l’usager ou de l’usagère.
La mise en œuvre du continuum AVC ainsi que des avancées en soins neurovasculaires ont permis d’améliorer significativement la prise en charge de l’AVC. L’élargissement des fenêtres thérapeutiques, tant pour la thrombolyse intraveineuse que pour la thrombectomie endovasculaire chez les personnes admissibles, de même que le déploiement des services de télé‑AVC et l’optimisation des trajectoires hyperaiguës, de réadaptation et de réintégration dans la communauté ont contribué à accroître l’accès aux traitements spécialisés et à réduire certains délais critiques.
La poursuite des efforts en matière de sensibilisation, d’organisation des services et de coordination des trajectoires est essentielle afin de maximiser les bénéfices de ces avancées et de réduire les séquelles associées à l’AVC.
La meilleure façon d’éviter les séquelles de l’AVC est d’en connaître les symptômes et les signes.
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Dernière mise à jour : 29 mai 2026