Un accident vasculaire cérébral (AVC) se produit lorsque la circulation sanguine est interrompue dans une partie du cerveau et que les cellules cérébrales qui ne reçoivent plus de sang sont endommagées ou meurent, entraînant la perte brutale d’une fonction du cerveau.
Les conséquences de l'AVC varient en fonction de la zone du cerveau qui a subi des dommages et de l’étendue de celle-ci. Il s’agit d’une urgence médicale.
Il existe trois types d’AVC :
l’AVC ischémique (le plus fréquent), causé par une artère cérébrale bouchée par un caillot de sang (amas de sang qui le rend plus épais) ou par l’accumulation de dépôts de cholestérol sur les parois de l’artère;
l’AVC hémorragique, causé par la rupture d’une artère cérébrale entraînant des saignements dans le cerveau ou autour du cerveau;
l’accident ischémique transitoire (AIT), qui survient lorsqu’un petit caillot bouche temporairement une artère, altérant les fonctions cérébrales de façon temporaire, généralement pendant une période de moins d’une heure.
Signes et symptômes
Il existe des signes qui permettent de reconnaître un accident vasculaire cérébral rapidement. On les appelle les signes V-I-T-E de l'AVC :
V - Visage affaissé;
I - Incapacité à lever les deux bras normalement;
T - Troubles de la parole;
E - Extrême urgence médicale, pour laquelle il faut composer le 911.
En particulier, un AVC comprend les signes et les symptômes suivants :
faiblesse soudaine touchant un seul côté du corps (bras, jambe ou visage);
sensation d’engourdissement ou de picotements au visage, dans un bras ou une jambe;
difficulté à parler ou à comprendre les paroles des autres (confusion soudaine);
troubles visuels, tels que la vision double ou une perte de vision, en particulier pour un œil;
étourdissements ou perte d’équilibre, surtout si ces symptômes sont accompagnés d’autres signes d’AVC;
mal de tête soudain, intense et inhabituel.
Traitement
La rapidité des interventions est cruciale lors d’un AVC. Elle réduit les séquelles de manière importante et augmente les chances de récupération fonctionnelle et du maintien de la qualité de vie de la personne. Les personnes à risque de subir ou ayant subi un AVC peuvent accéder à des soins et à des services qui réduiront le risque de faire un AVC et les séquelles qui en résulteraient.
Par exemple, pour un AVC de type ischémique, les traitements urgents proposés sont les suivants :
la thrombolyse : un médicament dissout le caillot;
la thrombectomie mécanique : le caillot est retiré à l’aide d’un dispositif de retrait introduit dans l’artère lors d’une intervention chirurgicale.
Les traitements sont efficaces et sécuritaires. Ils réduisent les séquelles associées à un AVC et la mortalité tout en améliorant la qualité de vie des personnes.
Une réadaptation appropriée améliore considérablement le rétablissement et la qualité de vie des personnes ayant subi un AVC. Reprendre les activités quotidiennes et participer à la vie en communauté favoriseront le retour des capacités maximales d’une personne ayant subi un AVC. Ses proches pourront l’accompagner pour éviter l’isolement et l’aider à retrouver le plus d’autonomie possible, en tenant compte de son cadre de vie.
Un suivi médical régulier permettra de maintenir les acquis et de prévenir les récidives.
Quand consulter
L’AVC est une urgence médicale. Si une personne de votre entourage ou vous-même ressentez un ou plusieurs signes de l’AVC, composez immédiatement le 911. L’intervenant ou l’intervenante au 911 enverra une ambulance et restera en contact avec vous. Ne conduisez pas votre véhicule pour vous rendre à l’hôpital. Les techniciennes et techniciens ambulanciers paramédicaux disposent de tout l’équipement pour transporter la personne nécessitant des soins rapidement et de façon sécuritaire vers l’hôpital le mieux adapté le plus proche.
Complications
Les répercussions d’un AVC varient d’une personne à l’autre selon divers facteurs. Les conséquences d’un AVC peuvent être, par exemple :
des difficultés à communiquer;
une paralysie ou de la faiblesse d’un côté du corps;
une altération de la sensation dans la moitié du corps affectée;
de la difficulté à avaler;
de l’incontinence;
des changements de comportement;
des changements d’humeur;
des troubles dépressifs;
des troubles de la mémoire,
des difficultés d’apprentissage ou pour résoudre des problèmes;
des difficultés à prendre des décisions;
des difficultés à se concentrer sur une tâche;
de la fatigue;
des troubles de la vision;
de la douleur;
des contractions musculaires involontaires.
Prévention
Connaître les signes de l’AVC (signes V-I-T-E) permet d’agir rapidement en cas d’AVC et de limiter la gravité des séquelles.
Autrement, pour prévenir le risque d’AVC, vous pouvez :
traiter les états de santé qui représentent un facteur de risque d’AVC tels que l’hypertension artérielle, la fibrillation auriculaire, le diabète, le cholestérol élevé, l’apnée du sommeil, le déficit cognitif d’origine vasculaire;
adopter de saines habitudes de vie telles que privilégier une saine alimentation, adopter un mode de vie actif, avoir un poids santé, cesser de fumer, de vapoter ou de consommer des drogues à usage récréatif, réduire la consommation d’alcool et gérer votre stress.
Dépistage
L’AVC ne peut pas être dépisté. Toutefois, il est possible de réduire le risque d’en subir un en suivant les conseils de prévention.
Personnes à risque
Le risque d’AVC augmente avec l’âge.
D’autres facteurs peuvent aussi augmenter le risque d’AVC :
certaines périodes de la vie des femmes (par exemple une grossesse, la ménopause ou la vieillesse) ou lors de la prise de contraceptifs oraux ou d’hormonothérapie substitutive;
avoir un parent proche qui a déjà fait un AVC ou un AIT;
être d’origine autochtone, africaine ou sud-asiatique;
avoir déjà eu un AIT, un AVC ou une maladie du cœur;
manger trop gras, ne pas pratiquer d’activité physique;
fumer;
consommer de l’alcool;
être en surpoids;
avoir des problèmes de santé tels que l’hypertension artérielle, la fibrillation auriculaire, le diabète, un taux de cholestérol élevé, l’apnée du sommeil ou un déficit cognitif d’origine vasculaire.