Description

La maladie à virus Ebola (MVE) est une maladie virale grave qui peut causer une fièvre hémorragique.

Éclosion de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo

L’éclosion de MVE annoncée en août 2018 se poursuit en République démocratique du Congo (RDC). En juin 2019, des cas de MVE ont été signalés en Ouganda. Ces cas sont liés à l’éclosion en cours en RDC. Depuis, aucun autre cas de la MVE n'a été détecté en Ouganda.

Bien que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ait déclaré, le 17 juillet 2019, l’éclosion comme une urgence de santé publique de portée internationale, le risque de propagation mondiale de MVE demeure faible.

L’OMS et ses partenaires continuent de travailler avec le gouvernement de la RDC pour améliorer la capacité du pays à prévenir les cas, à les reconnaître rapidement, à les traiter et à réduire les risques de transmission, notamment par l’identification, la surveillance et la vaccination des contacts de cas et des procédures d’enterrement sécuritaires.

Risque très faible de transmission au Québec

Aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été rapporté au Québec, ni au Canada.  

Actuellement, le risque d'introduction du virus Ebola par les voyageurs est considéré comme très faible en raison du petit nombre de Canadiens se trouvant dans la région touchée et du nombre relativement faible de déplacements entre la RDC et le Canada. Même s’il arrivait qu’un cas de maladie à virus Ebola soit confirmé au Québec, le risque que la maladie à virus Ebola se propage demeure très faible. En effet, le contexte québécois ne se prête pas à une transmission du virus dans la communauté, comme c’est le cas en Afrique (rites funéraires, contacts avec les chauves-souris, conditions sanitaires, etc.).

Risques pour les voyageurs

Certains voyageurs risquent d’être exposés à la maladie à virus Ebola s’ils participent, dans les régions touchées, à des activités susceptibles de les mettre en contact avec le sang ou les liquides corporels infectés d'une personne atteinte, par exemple :

  • lors de la prestation de soins de santé;
  • lors de la participation à des rites funéraires, comme une cérémonie d'inhumation;
  • ou lors d’un contact sexuel.

Les voyageurs risquent également d’être exposés à la maladie à virus Ebola s’ils sont en contact avec des animaux infectés dans les régions touchées, par exemple en consommant de la viande d’animaux sauvages.

Symptômes

Les premiers symptômes sont soudains :

  • fièvre;
  • frissons;
  • fatigue importante;
  • douleurs musculaires;
  • maux de tête.

D’autres symptômes peuvent apparaître quelques jours après, par exemple des vomissements, de la diarrhée, des rougeurs sur le corps, des saignements externes (saignements de nez, des gencives, etc.) ou internes (ecchymoses, sang dans les urines ou dans les selles, etc.). Le tiers des personnes infectées par le virus Ebola peuvent présenter des hémorragies à plusieurs endroits de leur corps. Ces hémorragies surviennent plusieurs jours après le début des symptômes. Le pourcentage de décès associés à la maladie est étroitement lié à l’infrastructure et à la qualité du système de soins en place dans les pays en cause.

Les symptômes de la maladie à virus Ebola apparaissent le plus souvent entre 2 et 21 jours après l’infection par le virus.

Si vous avez voyagé dans une zone touchée par la MVE au cours des 21 derniers jours et que vous avez l’un des symptômes décrits, appelez Info-Santé 811. Une infirmière évaluera votre état de santé et vous fera des recommandations selon votre situation.

Traitements

Le traitement consiste principalement à soulager les symptômes. Des traitements et des vaccins expérimentaux sont en développement et peuvent être utilisés dans des contextes précis.

Transmission

La maladie à virus Ebola est une maladie transmissible. Une personne infectée devient contagieuse seulement à partir du moment où elle présente des symptômes. Elle devient de plus en plus contagieuse à mesure que la maladie évolue, car les liquides qu’elle perd lorsque ses symptômes s’aggravent (sang, vomissements, diarrhée, urine) sont aussi infectés. Par ailleurs, il est possible que le virus Ebola puisse persister dans certains liquides biologiques tels que le sperme, pendant une période encore indéterminée à la suite de la maladie. Par conséquent, certaines mesures de précautions sont recommandées aux personnes en contact étroit avec les survivants de la maladie, par exemple lors des contacts sexuels.

Une personne peut donc contracter le virus Ebola si elle entre en contact avec les liquides biologiques d’une personne infectée. Le contact peut se produire, par exemple, entre une muqueuse (bouche, nez, yeux ou organes génitaux) ou une plaie sur la peau et :

  • les liquides biologiques de la personne infectée par le virus Ebola (sang, sperme, vomissements, urine, etc.);
  • une surface ou un objet contaminé par les liquides biologiques d’une personne infectée par le virus Ebola.

Il n’y a donc aucun risque connu à côtoyer des personnes provenant des pays touchés si elles n’ont pas de symptômes de la maladie à virus Ebola. De même, les personnes qui ont été en contact avec des personnes provenant d'un pays où une éclosion à la maladie à virus Ebola est en cours ne présentent aucun risque pour leur entourage.

Protection et prévention

Même s’il est peu probable qu’une propagation de la maladie à virus Ebola survienne au Québec, il est recommandé de suivre les conseils pour prévenir la transmission des virus et des bactéries.

Vaccination

Un vaccin (rVSV-ZEBOV), développé par des chercheurs du Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada, est en attente d’homologation par les organismes de réglementation au Canada. Des études indiquent que le vaccin est très efficace pour prévenir l'infection à virus Ebola lorsqu'il est utilisé avant et immédiatement après l'exposition au virus.

Toutefois, puisque ce vaccin n'est ni homologué ni commercialisé au Canada, il n'est actuellement pas disponible pour les voyageurs qui se rendent dans les régions touchées.

Dans le contexte de la gestion de l’éclosion en RDC, le vaccin peut cependant être offert à des travailleurs humanitaires qui se rendent dans les régions touchées par la maladie à virus Ebola ou dans les régions où le risque de propagation est élevé.

D’ailleurs, jusqu'à ce que le vaccin ne soit plus considéré comme expérimental, les personnes vaccinées qui se rendent dans les régions touchées devront se soumettre aux mêmes mesures de surveillance et de contrôle que celles qui n'ont pas été vaccinées.

Conseils aux voyageurs

Le gouvernement du Canada recommande aux voyageurs qui se rendent en République démocratique du Congo (RDC) de prendre des précautions sanitaires spéciales.

En raison des contextes politique et sécuritaire actuels, le gouvernement du Canada recommande aux Canadiens :

  • d'éviter tout voyage non essentiel en RDC;
  • et d’éviter tout voyage dans la région de l'est et du nord-est de la RDC, y compris les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Pour connaître l'ensemble de ces recommandations, consultez la page Maladie à virus Ebola dans la République démocratique du Congo Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. du site Web du gouvernement du Canada.

Mesures prises aux frontières du Canada

Compte tenu de l'éclosion de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, seules les mesures habituelles mises en place dans le contexte de la Loi sur la quarantaine, notamment pour les voyageurs symptomatiques à leur arrivée au pays, sont appliquées actuellement.