À propos de la rage – Information pour les professionnels et les professionnelles de la santé

Symptômes et progression de la maladie

Les premiers signes et symptômes de la rage humaine sont généraux :

  • fièvre;
  • frissons;
  • malaises;
  • fatigue;
  • insomnie;
  • anorexie;
  • maux de tête;
  • anxiété;
  • irritabilité.

Ces symptômes peuvent apparaître jusqu’à 10 jours avant le début des symptômes neurologiques.

De 30 % à 70 % des patients éprouvent de la douleur, des engourdissements ou du prurit à l’endroit ou près de l’endroit de la morsure. De la faiblesse ou des tremblements peuvent aussi être ressentis dans le membre qui a été mordu. Par la suite, d’autres symptômes peuvent apparaître, comme des spasmes musculaires et de la difficulté à respirer et à avaler.

La maladie progresse par la suite vers une encéphalite clinique qui se traduit :

  • en rage classique, ou « furieuse »;
  • ou, plus rarement, en rage paralytique.

Rage classique (furieuse)

Le patient atteint de la forme classique (furieuse) de la rage présente une alternance de périodes d’hyperexcitabilité et de périodes de lucidité. Ces épisodes sont le reflet de l’infection au niveau cérébral. Des manifestations intermittentes de confusion, d’hallucinations, d’agitation et de comportements agressifs, de courte durée, peuvent aussi se produire. De 50 à 80 % des patients développent une peur de l’eau (hydrophobie).

La maladie progresse souvent vers une paralysie grave, le coma et l’atteinte de divers organes. Sans traitement de support, les personnes atteintes de rage furieuse décèderont en moyenne après 14 jours suivant le début des manifestations neurologiques.

Rage paralytique

Le symptôme prédominant de la rage paralytique est la faiblesse musculaire qui s’observe précocement dans l’évolution de la maladie. La rage paralytique se nomme aussi « rage muette », puisque la faiblesse des muscles du larynx entraîne une difficulté, voire une incapacité à parler. La faiblesse musculaire commence souvent à l’extrémité du membre qui a été mordu et s’étend ensuite aux autres parties du corps.

Historique

Cas de rage chez l'humain au Québec

Selon l’Agence de santé publique du Canada, le dernier cas de rage humaine recensé au Québec remonte à octobre 2000. Un enfant est décédé de la rage parce qu’il a été mordu par une chauve-souris. Il s'agissait du 1er cas humain de rage dans la province depuis les années 60.

Cas de rage chez l'animal au Québec

La période d’incubation, soit le moment entre le contact avec le virus de la rage et le moment du début des symptômes, est très variable chez les animaux, soit entre 2 semaines et plusieurs mois. L’incubation dépend notamment de la gravité et de la dimension de la blessure et de la distance de la morsure avec le cerveau. Par exemple, des morsures à la tête et au cou et des morsures multiples et importantes sont associées à des périodes d’incubation plus courtes.

Il est important de mentionner que les animaux infectés de la rage peuvent transmettre le virus par leur salive jusqu’à 10 jours avant l’apparition des symptômes de la rage. Ainsi, un animal ayant l’air en santé peut tout de même transmettre la rage.

Chez les mammifères terrestres, il existe un foyer de rage en activité et une zone sous surveillance. Le foyer de rage est lié à la rage du renard arctique, qui sévit de façon permanente au nord du 55e parallèle. Ce foyer se répand occasionnellement dans des régions à proximité par l’intermédiaire du renard roux.

La zone qui fait l’objet d’une surveillance est consécutive à l’épizootie de rage du raton laveur qui a touché la côte est des États-Unis et qui a sévi au Québec depuis 2006 chez les ratons laveurs.

Dans le sud du Québec, en Montérégie, les 4 premiers ratons laveurs positifs ont été découverts en 2006 dans la MRC de Brome-Missisquoi, près de la frontière du Vermont.

En 2007, une hausse du nombre d’animaux infectés a été observée. On en comptait alors 66 cas.

Par la suite, une diminution constante a été observée, soit 32 cas de rage en 2008 puis 2 en 2009. Tous ces animaux se trouvaient en Montérégie. Au printemps 2015, un cas de raton laveur rabique a été confirmé dans la portion québécoise de la réserve indienne d’Akwesasne. C’était le premier cas de rage du raton laveur depuis 2009.

Les municipalités situées au sud de la Montérégie et de l’Estrie présentent un risque élevé de réintroduction de la rage. C’est pourquoi, afin d’éviter la réintroduction et d’enrayer la propagation de la rage du raton laveur sur le territoire du Québec, différentes opérations de surveillance et de contrôle par épandage d’appâts vaccinaux ont été menées et se poursuivent. Pour en savoir plus sur les opérations de contrôle, visitez la page Opérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton laveur.

Enfin, les chauves-souris sont susceptibles d’être infectées par la rage, et ce, peu importe la région.

Cas de rage chez l'humain au Canada

Selon l’Agence de santé publique du Canada, depuis 2000, 4 cas de rage humaine ont été repertoriés. En plus de celui du Québec en 2000, 3 autres cas ont été répertoriés : 2 en Colombie-Britannique en 2003 et 2019, et l’autre en avril 2007 à Edmonton, en Alberta.

Cas de rage chez l'animal au Canada

Pour connaître la distribution des cas positifs de rage au Canada depuis 1998, par province et par espèce, consultez la page Cas de rage au Canada sur le site Web de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Aide à la décision

L'outil Aide à la décision – Gestion des expositions à risque de rage s'adresse à tous les professionnels de la santé de première ligne et des directions de santé publique. Il vise à les soutenir dans le processus de gestion d'une personne ayant été exposée (mordue, griffée, etc.) à un animal, dans le but d'éliminer le risque de transmission de la rage. Il permet d’obtenir les consignes spécifiques à appliquer en fonction de chaque cas et les documents à compléter.

Formation – Gestion des expositions à un animal et risque de rage

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a mis en ligne un outil d’aide à la décision. Vous pouvez suivre la formation de base en ligne sur la gestion des expositions à un animal et risque de rage pour maîtriser cet outil.

Tests de laboratoire

Au Canada, les tests de laboratoire pour la rage chez l’humain sont réalisés par les laboratoires de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et par le Laboratoire national de microbiologie (LNM) de Winnipeg.

Si vous suspectez un cas de rage humaine, différentes analyses de laboratoires sont recommandées. Suivez les directives pour l’envoi d'échantillons humains à des fins de dépistage de la rage au Canada (version française disponible en changeant la langue en haut de la page).

Les échantillons qui doivent être transmis au laboratoire de l’ACIA doivent être envoyés en suivant la procédure indiquée dans les directives pour l’envoi d'échantillons humains à des fins de dépistage de la rage au Canada, alors que les échantillons qui doivent être transmis au LNM doivent être envoyés au Laboratoire de santé publique du Québec, selon les modalités habituelles.

Liens utiles

États-Unis

Voici quelques ressources sur la rage aux États-Unis :

Dernière mise à jour : 29 avril 2026

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