Les premiers cas d’infection au virus Zika ont été rapportés dans les années 50, en Afrique et en Asie. En 2015, ce virus est apparu au Brésil, en Amérique du Sud. Il s’est ensuite propagé en Amérique centrale, dans les Caraïbes et au Mexique. En 2016, une éclosion du virus Zika a été rapportée pour la première fois à Brownsville, au Texas, et à Miami-Dade, en Floride. Cette éclosion a causé peu de cas. Aucune autre n’a été rapportée depuis 2018 sur la partie continentale des États-Unis.
Pour vérifier si un pays est à risque de transmission du virus Zika, consultez la page Conseils aux voyageurs et avertissements de Santé Canada et sélectionnez le pays voulu. L'information sur les maladies propagées par les insectes, comme le virus Zika, se trouve sous l'onglet « Santé ».
Au Québec, le risque de contracter le virus Zika est faible. Il se limite principalement aux personnes qui voyagent ou qui vivent dans des régions où le virus circule.
Le virus Zika a fait l’objet d’une vigilance de la santé publique du Québec dès janvier 2016. Il a été ajouté à la liste des maladies à déclaration obligatoire en octobre 2019.
En 2016, 88 cas ont été signalés chez des personnes résidant au Québec, alors qu’une importante éclosion d’infection au virus Zika était en cours en Amérique du Sud et en Amérique centrale. Depuis, le nombre de cas varie entre 0 et 23 par année, mais demeure très faible depuis 2017.
Près de la totalité de ces cas ont été infectés à la suite d’une piqûre de moustique lors d’un voyage à l’extérieur du Canada puisque le vecteur n’est pas présent au Québec.
Transmission
Le virus Zika est principalement transmis par la piqûre d’un moustique infecté, généralement le moustique Aedes aegypti. Ce dernier est actif surtout pendant le jour et en début de soirée. La présence de ce moustique est en grande partie restreinte aux régions tropicales et subtropicales. Ce moustique n’est donc pas présent au Québec ni ailleurs au Canada. Nos conditions climatiques ne sont pas favorables à son développement.
Une personne infectée peut transmettre le virus lors des relations sexuelles vaginales, anales et orales ou lors du partage de jouets sexuels jusqu’à plusieurs semaines après son infection.
Une personne enceinte peut aussi transmettre le virus à son fœtus pendant sa grossesse.
La transmission du virus Zika lors d’une transfusion sanguine est aussi possible, mais très rare. Par mesure de précaution, Héma-Québec exige qu'une personne ayant séjourné ailleurs que dans la partie continentale des États-Unis ou en Europe attende 21 jours après son retour au Canada pour faire un don de sang. Cette mesure vise à prévenir les risques liés à la transmission du virus Zika et de virus similaires comme ceux de la fièvre dengue et du chikungunya.
Ces mesures protègent contre les piqûres de moustiques qui peuvent transmettre plusieurs maladies telles que l’infection au virus Zika, le chikungunya, la malaria, la dengue, etc.
En plus des mesures pour se protéger des piqûres de moustiques, les personnes qui se rendront dans les régions où circule le virus Zika devraient aussi se protéger adéquatement lors de relations sexuelles en utilisant une méthode barrière (par exemple avec un condom) pour prévenir la transmission du virus. L’utilisation d’un condom est recommandée lors des relations sexuelles vaginales, anales et orales ou lors du partage de jouets sexuels avec tout partenaire, pendant toute la durée du voyage. Les personnes de sexe masculin devraient continuer d’utiliser un condom trois mois après leur retour de voyage et les personnes de sexe féminin pendant au moins deux mois.
Pour connaître les conseils de santé recommandés aux personnes qui prévoient se rendre dans les pays où il y a transmission active du virus Zika, veuillez consulter les conseils de santé aux voyageurs du gouvernement du Canada.
Précautions particulières pour les personnes enceintes ou qui prévoient le devenir et leurs partenaires
Les personnes enceintes ou qui planifient une grossesse devraient reporter tout voyage prévu dans un pays où il y a des cas récents et continus d’infection par le virus Zika.
Les personnes enceintes qui ne peuvent reporter leur voyage devraient en discuter avec le professionnel ou la professionnelle de la santé qui suit leur grossesse. Elles devront aussi appliquer rigoureusement les mesures de protection personnelle recommandées pour se protéger des piqûres de moustiques.
Il est recommandé aux personnes enceintes d’utiliser une méthode barrière (par exemple un condom) lors des relations sexuelles vaginales, anales ou orales ou lors du partage de jouets sexuels avec tout ou toute partenaire de retour d’une zone de transmission du virus Zika depuis moins de trois mois.
Les personnes qui voyagent dans une zone de transmission du virus Zika devraient utiliser un moyen de contraception efficace durant toute la durée de leur voyage. Elles devraient aussi poursuivre la contraception jusqu’à deux mois après leur retour, pour éviter de devenir enceintes.
Les personnes qui planifient une grossesse devraient attendre trois mois après le retour de voyage de leur partenaire masculin avant d’avoir des relations sexuelles non protégées, ou deux mois s’il s’agit d’une partenaire féminine.
Symptômes
La période d’incubation du virus Zika est de 3 à 14 jours. La majorité des personnes infectées par ce virus (75 à 80 %) ne présentent que peu ou pas de symptômes. Lorsque des symptômes sont présents, ils sont généralement bénins et durent de 2 à 7 jours. Les principaux symptômes sont les suivants :
fièvre;
douleurs musculaires ou articulaires avec gonflement possible des articulations des mains et des pieds;
yeux rouges (conjonctivite);
rougeurs sur la peau avec présence de petites bosses sur le visage et sur le corps;
faiblesse, manque d'énergie;
maux de tête.
Dans de rares cas, le virus Zika peut causer des complications plus graves telles que :
le syndrome de Guillain-Barré (un problème associé au système nerveux);
des naissances prématurées, fausses couches ou anomalies chez le nouveau-né (par exemple la tête du bébé plus petite que la normale) lorsqu’une femme est infectée par le virus pendant sa grossesse.
Traitement
Actuellement, il n’existe pas de traitement ni de vaccin contre le virus Zika.
Les personnes gravement malades peuvent devoir être hospitalisées. Elles reçoivent alors des soins pour stabiliser et améliorer leur état de santé.