Flash surveillance – La consommation de boissons sucrées chez les élèves du secondaire en quelques chiffres

La prise de boissons sucrées s’inscrit dans les habitudes alimentaires de plusieurs Québécois, particulièrement des adolescents Lire le contenu de la note numéro 1 . Ces boissons seraient toutefois le reflet d’une alimentation de mauvaise qualité selon l’Organisation mondiale de la santé. En effet, elles ont une faible valeur nutritive et sont associées au surpoids et à l’obésité lorsqu’elles sont consommées en grande quantité. Les jeunes obèses ou en surpoids sont davantage à risque de développer de graves problèmes de santé tel que le diabète de type 2. La réduction de la consommation de boissons sucrées chez ces jeunes pourrait donc diminuer leur risque d’avoir certains problèmes de santé Lire le contenu de la note numéro 2 . Le Guide alimentaire canadien propose de remplacer la consommation de boissons sucrées par de l’eau afin de réduire la quantité de sucres consommée.

Définition de boissons sucrées

Selon le Guide alimentaire canadien 2007, les boissons sucrées incluent les boissons gazeuses, les boissons pour sportifs, les boissons énergisantes, les eaux aromatisées contenant du sucre ajouté, les boissons aromatisées aux fruits et les punchs ainsi que les thés et cafés sucrés, chauds ou froids, le chocolat chaud ou autres boissons de spécialité. Toutefois, la nouvelle définition du Guide alimentaire canadien (2019) inclut aussi les jus de fruits purs à 100 %, ainsi que les laits et boissons d’origine végétale sucrés.

À défaut d’avoir des données mesurant la consommation de boissons sucrées selon la nouvelle définition du Guide alimentaire canadien, l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2016-2017 propose une mesure ajoutant les jus de fruits purs à 100 % à la définition de 2007.

Ce que les données montrent

Les données de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) 2016-2017 révèlent que 15 % des élèves du secondaire consomment au moins une sorte de boisson sucrée régulière (excluant les boissons diètes) au moins une fois par jour, alors que cette proportion atteint 27 % lorsque la consommation quotidienne de jus de fruits est incluse.

Élèves du secondaire consommant une sorte de boisson sucrée selon la définition du Guide alimentaire canadien 2007, en 2016-2017

Élèves du secondaire consommant une sorte de boisson sucrée selon la définition du Guide alimentaire canadien 2007, incluant les jus de fruits purs à 100 %, en 2016-2017

La proportion des consommateurs de boissons sucrées est presque deux fois plus importante lorsque les jus de fruits purs à 100 % sont inclus dans la définition que lorsqu’ils en sont exclus.

En 2016-2017, les garçons sont proportionnellement plus nombreux que les filles à consommer des boissons sucrées et cela est vrai, peu importe la définition retenue. En effet, 17 % des garçons consomment des boissons sucrées selon la définition de 2007 alors que la proportion est de 13 % pour les filles. Lorsque les jus de fruits purs à 100 % sont inclus dans la définition, la proportion des garçons consommant des boissons sucrées est de 30 % tandis que celle des filles est de 24 %.

Élèves du secondaire consommant quotidiennement des chocolats chauds, des cafés aromatisés sucrés ou des thés glacés sucrés, selon le niveau scolaire, en 2016-2017

Élèves du secondaire consommant quotidiennement des boissons gazeuses ou des boissons aux fruits régulières, selon l’indice de défavorisation matérielle et sociale, en 2016-2017

En 2016-2017, la proportion des élèves du secondaire consommant des cafés aromatisés sucrés ou des thés glacés sucrés est près de 2 fois plus élevée chez les élèves de 5e secondaire que chez ceux de 1re secondaire (3,8 % contre 2,2 %). À l’inverse, pour les chocolats chauds, la proportion des consommateurs est trois fois plus élevée chez les élèves de 1re secondaire (2,7 %) que chez ceux de 5e secondaire (0,9 % Lire le contenu de la note numéro 3 ).

Les proportions d’élèves du secondaire consommant des boissons gazeuses ou des boissons aux fruits régulières (excluant les versions diètes), au moins une fois par jour, sont respectivement de 3,6 % et de 8 %. Les consommateurs de boissons gazeuses sont proportionnellement deux fois plus nombreux chez les élèves issus de milieux très défavorisés (5,4 %) que chez les élèves issus de milieux très favorisés (2,4 %). Un constat similaire est fait pour les élèves qui consomment des boissons aux fruits puisque, toute proportion gardée, ceux-ci sont 1,5 fois plus nombreux parmi les élèves venant de milieux très défavorisés que parmi ceux venant de milieux très favorisés (10 % contre 6 %).

Données complémentaires sur la consommation de boissons sucrées chez les élèves du secondaire

En ce qui a trait à la consommation d’eau, proposée dans le Guide alimentaire canadien (2019) pour remplacer les boissons sucrées, près de six élèves du secondaire sur dix (58 %) en boivent moins de quatre verres par jour.

La consommation quotidienne de boissons aux fruits régulières, excluant les versions diètes, est moins populaire chez les élèves de 5e secondaire (6,1 %) que chez les élèves de 1re, 2e et 3e secondaire (respectivement 8,3 %, 10,9 % et 8,9 %).

La proportion des élèves du secondaire consommant des boissons énergisantes régulières, excluant les boissons énergisantes diètes, est de 0,6 %. Cette proportion est plus importante chez les garçons que chez les filles (0,8 % contre 0,4 % Lire le contenu de la note numéro 4 ).

EQSJS : Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire, 2016-2017

Les données du présent Flash surveillance sont issues de l’EQSJS, une enquête réalisée par l’Institut de la statistique du Québec, à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux. La population visée par l’enquête est constituée des élèves de la 1re à la 5e secondaire qui sont inscrits au secteur des jeunes, dans les écoles québécoises publiques et privées, francophones et anglophones, à l’automne 2016. Elle exclut toutefois les écoles situées dans les régions sociosanitaires des Terres-Cries-de-la-Baie-James et du Nunavik, de même que certaines autres écoles. L’EQSJS a une portée tant provinciale que régionale et locale. Les mesures de consommation de boissons gazeuses ont été obtenues à l’aide de questions portant sur la fréquence habituelle de consommation de six catégories de boissons sucrées.

Note

Les différences présentées dans les faits saillants sont toutes statistiquement significatives au seuil de 0,01.

Dernière mise à jour : 4 novembre 2021

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