Les plantes et végétaux destinés à l’alimentation des animaux d’élevage sont appelés des plantes fourragères ou des fourrages.
Les fourrages sont constitués de plantes vivaces (foin, pâturages) et de plantes annuelles (ensilages de céréales et de maïs).
Cultures fourragères au Québec
Pour la superficie de culture occupée au Québec, les fourrages arrivent en deuxième position, derrière les cultures de grains (céréales et oléagineux). Au Québec, la superficie de culture totale est principalement consacrée aux fourrages de prairies (75%) et aux pâturages naturels (10%).
Les principales espèces cultivées au Québec sont :
Le brome des prés;
Le brome inerme;
Le dactyle pelotonné;
La fétuque;
La fléole des prés;
La luzerne;
Le trèfle rouge.
Le maïs ensilage (maïs fourrager) est également cultivé pour l’alimentation des animaux.
Cultures fourragères du Québec en chiffres
Voici un portrait statistique de l’industrie des cultures fourragères au Québec (données de 2024) :
Nombre de producteurs : 15416, dont 1741 faisant des cultures fourragères une activité principale;
Volume de production : 5,3millions de tonnes métriques;
Superficie de culture : 683500hectares;
Recettes en provenance du marché : 63,1millions$;
Exportations : 29,5millions$;
Importations : 73500$.
Principales régions productrices de fourrages, en superficie Les principales régions productrices de foin, en superficie, sont les suivantes : Bas-Saint-Laurent et Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (15,93%), Chaudière-Appalaches (14,19%), Centre-du-Québec (11,33%), Estrie (10,40 %) ainsi qu’Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec (9,52%). Ensemble, ces cinq régions se partagent plus de la moitié de la production de cultures fourragères au Québec.
Alimentation animale
Les plantes fourragères au Québec sont principalement destinées au marché intérieur pour l’alimentation animale (bovins, chevaux, moutons, etc.). Seulement une petite partie de la production est exportée.
Le foin peut être cultivé et commercialisé en tant que fourrage. Il est alors appelé «foin de commerce». Ce type de fourrage est constitué de végétaux fauchés, séchés et conservés pour l'alimentation des animaux herbivores. Il s'agit surtout d'herbe provenant de prairies.
Exportations
Les exportations de cultures fourragères représentent des ventes de plus de 29millions$ par an. Parmi les fourrages qu'il produit, le Québec exporte surtout le foin.
L’exportation du foin de commerce est réalisée selon une production planifiée pour la vente. Des surplus de foin non anticipés sont aussi exportés.
Principales destinations des exportations de foin québécois Le foin de commerce exporté est destiné principalement aux États-Unis (98,32%). L’alimentation des chevaux américains représente le marché le plus payant pour ce type de fourrage. Les pays suivants se partagent la part restante : la France, les îles Turques et Caïques, les Émirats arabes unis, Aruba, la République dominicaine, Bahreïn et la Polynésie française.
Développement durable
Les cultures fourragères vivaces contribuent au développement durable de l’agriculture. Elles assurent le maintien d’une couverture végétale, ce qui permet d’utiliser moins de pesticides, de réduire l’érosion des sols, d’avoir une meilleure biodiversité et de diminuer les gaz à effet de serre en séquestrant plus de carbone.
Les plantes fourragères vivaces utilisées en rotation avec d’autres cultures, comme les céréales, apportent plusieurs avantages :
La teneur en matière organique des sols est augmentée;
La structure et la santé des sols sont améliorées;
Les légumineuses comme la luzerne réduisent le besoin d’utiliser de l’engrais azoté, un engrais chimique causant des gaz à effet de serre.
Recherche et innovation
Au-delà de leur aspect nutritionnel, les cultures fourragères offrent des perspectives de développement dans des secteurs d’innovation tels que :
la nutraceutique pour humains et animaux (produits procurant un bénéfice pour la santé);
la phytopharmacie (protection des cultures contre les organismes nuisibles);
les usages bio-industriels (produits biologiques).
Soutien aux producteurs agricoles
Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation met plusieurs programmes d’aide financière à la disposition des producteurs agricoles et des transformateurs. Il est possible d’obtenir des conseils ou de l’information en consultant un conseiller régional.