Refuges biologiques

Les refuges biologiques sont de petites aires forestières, d’environ 200 ha. Cette désignation vise à conserver la biodiversité de ces forêts qui sont mûres et surannées, c’est-à-dire où les arbres ont atteint leur maturité. Leur protection légale par le gouvernement permet de les reconnaître comme aires protégées.

Rôle des refuges biologiques

Les vieilles forêts sont de plus en plus rares dans les territoires forestiers aménagés ce qui menacent l’habitat de certaines espèces fauniques ou floristiques, en particulier pour les populations en situation précaire.

Conservation de la biodiversité

Un grand nombre de refuges biologiques favorisent la conservation de la biodiversité, l’un des six critères d’aménagement durable des forêts.

Disperser sur l’ensemble du territoire forestier aménagé, ils peuvent servir de « foyer de dispersion » pour les espèces fauniques associées aux vieilles forêts possédant un petit domaine vital (qui est la zone spatiale utilisée par un animal sauvage). Ils peuvent aussi servir de « relais de dispersion » pour les espèces fauniques à plus grand domaine vital.

Ainsi, les refuges biologiques favoriseraient la libre circulation des espèces (connectivité écologique) entre les aires protégées de grande dimension, comme les parcs nationaux, les réserves de biodiversité ou les réserves aquatiques.

Interdiction d’activités forestières et minières

Les activités d’aménagement forestier sont interdites dans les refuges biologiques légalement désignés, ce qui permet de protéger de façon permanente des habitats et des espèces. Dans certaines conditions et pour certaines activités, le gouvernement peut y autoriser une activité forestière aux conditions qu’il détermine, s’il l’estime opportun et si cette activité ne porte pas atteinte au maintien de la biodiversité. De plus, aucune activité minière ne peut y avoir lieu.

Consultez le document Lignes directrices relatives à la gestion des refuges biologiques (PDF 876 Ko) pour en savoir plus.

En interdisant les activités d’aménagement forestier et minier dans les refuges biologiques, les vieilles forêts sont conservées intactes. Quant à elles, les forêts plus jeunes peuvent y vieillir naturellement. Avec le temps, ces territoires seront aussi plus susceptibles d’abriter des forêts ayant atteint ou dépassé l’âge de la maturité commerciale. Ils fourniront ainsi des habitats propices aux espèces associées aux vieilles forêts.

Situer les refuges biologiques

Il existe actuellement 3 678 refuges biologiques au Québec.

Vous pouvez les situer sur la carte interactive Forêt ouverte.

Vous pouvez aussi consulter le document Liste des territoires désignés à titre de refuges biologiques en vertu de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier (PDF 3,22 Mo). Vous y trouverez leur numéro de refuge biologique, leurs coordonnées géographiques, leur superficie et la date de leur désignation.

Contactez la direction de la gestion des forêts de la région concernée pour en savoir plus sur leurs refuges biologiques.

Modifier d’un refuge biologique

Le gouvernement peut modifier la limite d’un refuge biologique qu’il juge nécessaire de corriger une erreur, une imprécision ou une autre anomalie.

Consultez la liste des refuges biologiques qui ont fait l’objet d’une modification (PDF 190 Ko).

Dernière mise à jour : 20 mai 2025

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