Maladie des points noirs chez les poissons

Description

La maladie des points noirs est causée par l’ enkystement Lire le contenu de la note numéro 1 de certaines espèces de vers plats, nommés « trématodes digènes ».

Animaux sauvages à risque

Pour se développer, les trématodes digènes ont besoin de parasiter plusieurs organismes appelés « hôtes ».

Les petits mollusques et les poissons

Le premier hôte est un petit mollusque appartenant à la classe des gastéropodes, comme l’escargot. Le deuxième hôte est un poisson. De nombreuses espèces de poissons peuvent être parasitées par des trématodes digènes, notamment les perchaudes, les achigans, les crapets-soleils et les brochets.

Les oiseaux piscivores

Pour compléter leur cycle de vie, les trématodes digènes ont besoin d’un hôte définitif, tel qu’un oiseau piscivore, comme le grand héron, le martin-pêcheur d’Amérique, le goéland ou le plongeon huard.

Signes de la maladie

Les kystes de trématodes digènes sont responsables des points observables sur la peau, les nageoires et les organes des poissons. Ces points sont généralement noirs, mais ils peuvent aussi être blancs ou jaunes selon l’espèce de parasite. Les couleurs jaune et blanche sont causées par le parasite lui-même, tandis que la couleur noire résulte d’une réaction immunitaire du poisson hôte face à l’infection. Le nombre de kystes peut varier en fonction de l’intensité de l’infection.

La maladie des points noirs se distingue facilement des autres pathologies qui touchent les poissons sauvages. Les points blancs et jaunes peuvent parfois être confondus avec d’autres types de parasites, comme les vers du genre Diphyllobothrium spp., particulièrement lorsqu’ils se présentent sous forme de kystes dans la chair des poissons.

Cycle de vie et persistance dans l’environnement

À l’état adulte, ces vers plats se trouvent dans le système digestif de l’oiseau piscivore. Mesurant entre 1 et 5 mm, ils se reproduisent dans les intestins des oiseaux et produisent des œufs. Ces derniers sont éliminés dans les excréments de l’oiseau, contaminant ainsi l’environnement aquatique. Dans l’eau, les œufs libèrent des larves qui pénètrent dans leur premier hôte, généralement un escargot. Dans cet hôte, les larves évoluent et deviennent des cercaires. Les cercaires quittent ensuite le mollusque et contaminent leur deuxième hôte, un poisson, en traversant sa peau. Chez le poisson, les larves se développent en métacercaires s’enkystant dans la peau, les branchies, les nageoires ou les viscères. Le cycle se termine lorsque le poisson infecté est consommé par l’oiseau piscivore, permettant aux parasites de devenir des adultes capables de se reproduire.

La présence de parasites chez un poisson dépend de la présence de tous les hôtes nécessaires à son cycle de vie, de l’œuf à l’adulte. Les métacercaires peuvent survivre plusieurs années chez les poissons.

Protection et prévention

Risque pour la santé des animaux sauvages

Les kystes parasitaires sont peu dommageables pour le poisson hôte, sauf s’ils affectent les écailles ou les fonctions d’un organe vital comme les branchies. Cependant, une forte infestation peut être dommageable, voire fatale, chez les poissons juvéniles. Selon une étude récente, la tolérance des poissons à ces parasites est réduite dans les environnements pollués. La maladie des points noirs est difficile à contrôler chez les poissons sauvages.

Risque pour la santé des animaux domestiques

La transmission de ce type de parasite aux animaux domestiques est documentée. Par précaution, il est déconseillé de donner aux animaux domestiques des morceaux de poisson cru (ou peu cuit) ou les viscères.

Risque pour la santé humaine

Plusieurs espèces de parasites peuvent causer la maladie des points noirs. Certaines sont connues ailleurs dans le monde comme étant transmissibles à l’humain, comme la douve de Chine ou le ver jaune en Asie. Ces parasites ne sont pas visibles à l’œil nu et leur présence au Québec n’est pas bien documentée. Par mesure de précaution, on considère qu’un risque de transmission à l’humain est possible. Les humains pourraient s’infecter en consommant du poisson cru ou insuffisamment cuit, ce qui peut provoquer des troubles digestifs. La cuisson des aliments permet de tuer les larves et de consommer des poissons sans danger. Pour éviter toute contamination, il est recommandé de se renseigner sur la consommation de poissons sauvages.

Surveillance et contrôle

La présence de la maladie des points noirs est largement connue au Québec. Il n’est donc pas nécessaire de signaler les poissons suspects. Pour éviter que le parasite ne se développe complètement, les parties non utilisées des poissons doivent être jetées aux ordures ou brûlées et non rejetées dans l’eau.

Dernière mise à jour : 26 août 2025

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