1. Accueil  
  2. Famille et soutien aux personnes  
  3. Diversité sexuelle et pluralité des genres  
  4. Favoriser la santé et le bien-être des personnes LGBTQ+

Favoriser la santé et le bien-être des personnes LGBTQ+

Le soutien social ainsi que des environnements inclusifs constituent les facteurs de protection les plus importants contre les effets néfastes de la discrimination vécue par les personnes LGBTQ+. Plus spécifiquement, le soutien des parents contribue à diminuer les impacts négatifs de l’homophobie et de la transphobie sur les jeunes.

Néanmoins, à la suite du dévoilement (coming out), certains jeunes vivront de la violence verbale et psychologique de la part de leurs parents. Dans un tel cas, le soutien de leurs amis et amies et d’autres adultes de leur entourage peut leur être très utile.

Revoir les visions et défaire les préjugés

Afin de soutenir les personnes LGBTQ+, il importe de savoir reconnaître et défaire certaines idées préconçues et certains stéréotypes. Voici quelques exemples de mythes.

Réalité : Les images du gai efféminé et de la lesbienne masculine sont des clichés courants. Toutefois, les identités et les orientations étant variées, l’expression de genre d’une personne ne définit pas son orientation sexuelle ni son identité de genre. Il ne faut donc pas se fier aux apparences.

Réalité : Ce mythe transparaît à travers la recherche des causes. Par exemple, l’idée qu’un événement dans le passé, une expérience d’enfance comme une agression, puisse perturber le développement « normal », donc hétérosexuel et cisgenre, d’une personne LGBTQ+. La recherche de causes implique également d’associer la diversité sexuelle à une condition innée ou acquise. Or la cause n’est pas importante. La diversité sexuelle et de genre ne constitue pas une maladie. Les personnes LGBTQ+ ne doivent pas être soignées pour leur identité. À cet égard, le 9 décembre 2020, le gouvernement du Québec adoptait la Loi visant à protéger les personnes contre les thérapies de conversion dispensées pour changer leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur expression de genre Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Réalité : On attribue à tort aux personnes LGBTQ+ une grande fréquence de rapports sexuels, une multitude de partenaires, des pratiques sexuelles « anormales » (voire « amorales »), une absence de dimension affective, une vie uniquement orientée en fonction des désirs sexuels, une grande promiscuité, une facilité à avoir des rapports sexuels avec n’importe quel partenaire, etc. Ces perceptions sont erronées : l’identité de genre et l’orientation sexuelles ne sont pas liées à certains comportements sexuels définis.

Réalité : Certaines personnes sont confortables de vivre leur vie sentimentale et amoureuse « dans l’ombre » ou de manière plus discrète, alors que d’autres veulent l’afficher fièrement. Parfois, le fait de cacher ou de retarder son dévoilement est une question d’aisance. D’autres fois, il s’agit d’une manière de se protéger des jugements et de la discrimination. Bien que ces stratégies de dévoilement et ces motivations soient différentes, elles sont toutes aussi bonnes les unes que les autres. L’important est de créer un environnement inclusif où les personnes LGBTQ+ se sentiront en sécurité de présenter ou non cet aspect d’elles-mêmes.

Réalité : La diversité sexuelle et de genre a toujours existé, qu’on parle des personnes homosexuelles, bisexuelles ou des personnes trans. Ces personnes ne pouvaient simplement pas dévoiler leur orientation sexuelle ou leur identité de genre par le passé, puisqu’elles n’étaient culturellement pas acceptées, et souvent considérées comme des criminelles. Donc, la diversité sexuelle et de genre n’est pas une question de mode, mais elle est simplement mieux acceptée de nos jours.

Réalité : Il ne faut pas sauter à la conclusion que les personnes LGBTQ+ vivent automatiquement des difficultés d’un point de vue psychologique. Certaines personnes ayant une orientation sexuelle autre qu’hétérosexuelle ou une identité de genre qui sort de la binarité « homme-femme » peuvent éprouver de profondes difficultés à l’accepter et vivre des deuils relativement à leur orientation sexuelle ou à leur identité de genre. Néanmoins, d’autres peuvent le vivre d’une manière positive et ne pas avoir de difficultés particulières.

Par ailleurs, être une personne LGBTQ+ n’est pas problématique en soi. C’est plutôt l’isolement, la stigmatisation, la discrimination, l’homophobie ou la transphobie qui pourront être difficiles et nécessiter une aide professionnelle.

Réalité : Pour beaucoup de personnes, la bisexualité est bel et bien leur orientation sexuelle. Pour d’autres, elle peut effectivement être dans une phase de questionnement sur leur orientation sexuelle. Lorsqu’une personne affirme être bisexuelle, il ne sert à rien de chercher à savoir s’il s’agit d’une phase ou non, il importe de la croire et la respecter, tout simplement.

Réalité : Le fait qu’une personne adopte des comportements, une apparence ou des rôles sociaux qui ne concordent pas avec les stéréotypes de genre reliés au sexe lui ayant été assigné à la naissance ne signifie pas automatiquement qu’elle est homosexuelle. Elle peut être de n’importe quelle orientation sexuelle, incluant hétérosexuelle.

Réalité : Les personnes LGBTQ+ sont d’aussi bons parents que les personnes hétérosexuelles. Plusieurs études le démontrent et aucune d’elles n’est en mesure de prouver que les personnes LGBTQ+ ne devraient pas avoir d’enfants. De plus, diverses recherches ont démontré que les couples LGBTQ+ se complètent aussi bien que les couples hétérosexuels dans le partage des tâches et les soins à donner aux enfants. Les enfants ne souffrent pas d’avoir des parents issus des communautés de la diversité sexuelle et de genre.

Cette page Web est une adaptation du Guide d’intervention psychosociale ponctuelle - Diversités sexuelles et pluralité de genre réalisé par le Centre de recherche appliquée en intervention psychosociale (CRAIP) du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Merci au CRAIP d’avoir autorisé l’utilisation de ce matériel.

Dernière mise à jour : 4 avril 2022

Évaluation de page

L’information sur cette page vous a-t-elle été utile?

Des questions ou besoin de renseignements?

Communiquez avec Services Québec