Description

Au Québec, le cancer du poumon est la 1re cause de décès par cancer pour les femmes et pour les hommes. La Société canadienne du cancer estime que 8 900 nouveaux cas de cancer du poumon ont été diagnostiqués au Québec en 2019 (29 400 au Canada) et que 6 600 décès causés par cette maladie ont été enregistrés (21 000 au Canada). Le Québec compte parmi les provinces canadiennes où le taux d’incidence et le taux de mortalité standardisés selon l’âge de ce type de cancer sont les plus élevés.

Il existe deux principaux types de cancer du poumon. Ceux-ci évoluent différemment et sont traités de façons différentes :

  • Les cancers du poumon à petites cellules (CPPC) représentent de 15 à 20 % des cancers du poumon. Ce type de cancer se développe généralement rapidement avec une forte tendance à former des métastases.
  • Les cancers du poumon non à petites cellules (CPNPC) représentent de 80 à 85 % des cancers du poumon. Les adénocarcinomes ou les carcinomes épidermoïdes constituent la majorité des cancers dans cette catégorie.

Causes du cancer du poumon

Exposition au tabac

Le tabac est le premier responsable de cette maladie. On estime que le tabac est la cause principale de plus de 85 % des cas de cancer du poumon. La durée de l’exposition et la quantité de cigarettes fumées influencent le risque de développer un cancer du poumon. Chez les personnes qui cessent de fumer, le risque de cancer pulmonaire diminue de façon importante au fil des ans, mais demeure tout de même plus élevé que chez les gens n’ayant jamais fumé.

Qualité de l’air 

L’air peut être contaminé par certains produits toxiques. L’exposition à certains de ces polluants joue un rôle important dans le risque d’apparition de cancers du poumon. Ces polluants sont :

  • l’amiante;
  • le radon (gaz radioactif présent naturellement dans le sol);
  • des substances cancérigènes comme la silice, le cadmium, l’arsenic, le chrome, etc. Les travailleurs œuvrant dans la fabrication du caoutchouc, les fonderies de fer et d’acier, le ramonage de cheminée, l’asphaltage et la couverture de toits sont davantage à risque;
  • la fumée de tabac secondaire

Antécédents personnels et familiaux et bagage génétique

  • Les personnes qui ont déjà été atteintes d'un cancer du poumon courent plus de risques de développer un autre cancer du poumon.
  • Certaines maladies pulmonaires peuvent laisser des cicatrices aux poumons et faire augmenter le risque d’apparition d’un cancer du poumon :
    • maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), qui se caractérise par des dommages à long terme aux poumons et qui est souvent causée par le tabagisme;
    • emphysème et bronchite chronique, qui sont des types de MPOC;
    • tuberculose, qui est une infection pulmonaire causée par le bacille de la tuberculose;
    • infection pulmonaire causée par Chlamydophila pneumoniae.
  • Les risques de cancer pulmonaire sont légèrement plus élevés si un membre de votre famille du 1er degré (père, mère, frère, sœur ou enfants) a reçu un diagnostic de cancer du poumon.

Exposition à la radiation

Les personnes qui ont reçu des irradiations au thorax (radiothérapie) pour certains cancers, comme un lymphome hodgkinien ou un cancer du sein, risquent davantage de développer un cancer, dont un cancer du poumon. Ces personnes présentent un risque encore plus élevé si elles fument.

Personnes à risque

Certaines personnes ont plus de risques que d’autres d’avoir un cancer du poumon. De façon générale, les personnes à risque plus élevé de cancer du poumon sont celles qui fument ou ont fumé la cigarette quotidiennement pendant au moins 20 années de manière continue ou discontinue.

Si vous avez entre 55 et 74 ans et que vous fumez ou avez fumé pendant au moins 20 ans, vous pouvez être à risque plus élevé de développer un cancer du poumon. Consultez la page Projet de démonstration de dépistage du cancer du poumon.

Symptômes

Le cancer du poumon se développe généralement sans aucun symptôme apparent, surtout au début de la maladie. S’ils se font sentir, les symptômes peuvent prendre les formes suivantes :

  • une toux qui s’intensifie et persiste;
  • une apparition ou une aggravation d’essoufflement;
  • une respiration sifflante;
  • une douleur thoracique constante qui augmente lors de l’inspiration ou de la toux;
  • du sang dans les crachats expulsés lors de la toux;
  • des infections bronchiques (bronchite, pneumonie) qui persistent ou réapparaissent malgré les antibiotiques;
  • un enrouement ou un changement de la voix;
  • une perte de poids et d’appétit inexpliquées;
  • une sensation de très grande fatigue.

Consulter un médecin

Si vous ressentez l’un des symptômes décrits précédemment depuis un certain temps, vous devriez consulter un médecin. Cependant, ces symptômes ne sont pas nécessairement causés par un cancer. D’autres problèmes de santé pourraient aussi en être la cause.

Protection et prévention

Saines habitudes de vie

Le meilleur moyen de réduire votre risque de cancer du poumon est d’adopter de saines habitudes de vie et de :

  • adopter un mode de vie sans tabac. C’est le moyen le plus efficace pour réduire le risque de cancer du poumon;
  • éviter l’exposition à des produits à toxicité reconnue sans protection adéquate (par exemple l’amiante ou la fumée secondaire);
  • mesurer la concentration de radon dans votre résidence et prendre les mesures correctives nécessaires si la concentration dépasse la ligne directrice canadienne.

Dépistage

Le dépistage du cancer du poumon vise à détecter le cancer à un stade peu avancé, avant que les signes et symptômes de la maladie n’apparaissent. Les chances de succès du traitement sont alors meilleures. Le dépistage s’adresse aux personnes à risque élevé de développer un cancer du poumon.

Projet de démonstration du dépistage du cancer du poumon

Le projet de démonstration du dépistage du cancer du poumon s’adresse aux personnes de 55 à 74 ans à risque élevé de cancer du poumon, qui n’ont pas de symptôme de cancer du poumon et qui ne souffrent pas de maladie grave. Ce projet de démonstration a démarré le 1er juin 2021.

Traitements

Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic de cancer du poumon, une équipe spécialisée en oncologie établit un plan de traitement personnalisé avec elle. Ce plan de traitement peut varier selon différents éléments, comme le type de cancer, son stade et l’état de santé de la personne. Le plan de traitement tient aussi compte des désirs et des préoccupations de la personne atteinte et de sa famille. Le plan de traitement peut comprendre un seul ou une combinaison de traitements.

Pour une personne qui fume, l’abandon du tabac est le premier traitement contre le cancer et un élément essentiel des soins de qualité contre le cancer. La décision de cesser de fumer lors d’un diagnostic de cancer est l’une des meilleures choses qu’une personne puisse faire pour améliorer son traitement et sa qualité de vie.