Système québécois de santé et de services sociaux
Partenaires du système de santé et de services sociaux québécois
Dans cette page :
Médecins omnipraticiens et spécialistes
Bien que les médecins omnipraticiens et omnipraticiennes et les spécialistes soient des travailleurs et travailleuses autonomes, la très vaste majorité de ces médecins exercent exclusivement à l’intérieur du système public, celui-ci ayant toujours été en mesure d’établir des partenariats avec eux.
La Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) est responsable de la rémunération des médecins pratiquant dans le régime public. De nouvelles pratiques de rémunération ont été introduites dès 1999, mais le paiement à l’acte demeure le mode principal de rémunération de ces professionnels et professionnelles de la santé.
Regroupements de médecins
Les groupes de médecine de famille (GMF), un mode privilégié par le Québec pour améliorer l’accès de toute la population à un ou une médecin de famille, regroupent des médecins de famille et d’autres professionnels et professionnelles de la santé et des services sociaux afin d’offrir des services accessibles et continus.
Pour en savoir plus sur les GMF, consultez la page Groupe de médecine de famille (GMF), groupe de médecine de famille universitaire (GMF-U) et groupe de médecine de famille accès/réseau (GMF-A/R).
Pharmaciens communautaires
Environ 70 % des pharmaciens et pharmaciennes travaillent en pharmacies communautaires. De ce nombre, 33 % sont propriétaires de leur pharmacie. Au Québec, seul un pharmacien peut être propriétaire d’une pharmacie, une situation unique au Canada.
Les pharmaciens et pharmaciennes communautaires assurent l’accessibilité aux services pharmaceutiques aux patients et patientes qui reçoivent des services de santé sur une base ambulatoire.
L'exercice de la pharmacie consiste à évaluer et à assurer l'usage approprié des médicaments afin notamment de détecter et de prévenir les problèmes pharmacothérapeutiques, à préparer, à conserver et à remettre des médicaments dans le but de maintenir ou de rétablir la santé.
L’entrée en vigueur, le 20 juin 2015, de modifications à la Loi sur la pharmacie permet aux pharmaciens et pharmaciennes d’exercer de nouvelles activités, telles que :
- prolonger une ordonnance;
- prescrire un médicament lorsqu’aucun diagnostic n’est requis;
- prescrire et interpréter des analyses de laboratoire;
- ajuster une ordonnance;
- substituer un médicament en cas de rupture d’approvisionnement;
- prescrire des médicaments pour certaines conditions mineures lorsque le diagnostic et le traitement sont connus;
- administrer un médicament afin d’en démontrer l’usage approprié.
Services préhospitaliers d'urgence
Outre les services ambulanciers, plusieurs interventions sont entreprises pour assurer à la population une réponse efficace dans toute situation d'urgence.
Ainsi, le service d’urgence 911, dont la réponse est assurée par le centre d’appel d’urgence de la municipalité ou du territoire concerné, reçoit et transmet les appels d’urgence au centre de communication santé (CCS) lorsque des services ambulanciers sont requis. Les répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence du CCS déterminent alors la nature de la situation et communiquent très rapidement avec les services ambulanciers.
Les techniciennes et techniciens ambulanciers paramédicaux ont la responsabilité d’évaluer l’état de santé des patients et patientes, de leur donner les soins nécessaires et de les transporter vers un centre hospitalier. Au Québec, ces services ambulanciers sont assurés par des entreprises privées, des coopératives et par Urgences-santé, une entreprise du secteur public qui couvre les territoires de Montréal et de Laval.
Pour en savoir plus, consultez les pages Services préhospitaliers d'urgence.
Organismes communautaires
Les organismes communautaires subventionnés sont reconnus par le ministère de la Santé et des Services sociaux et les établissements comme des partenaires autonomes et à part entière du système de santé et de services sociaux. Ils se consacrent notamment :
- à offrir des services de prévention, d’aide et de soutien, y compris des services d’hébergement temporaire;
- à mener des activités qui visent notamment la promotion et la défense des droits et des intérêts des personnes utilisant des services de santé ou des services sociaux;
- à promouvoir le développement social, l’amélioration des conditions de vie et la santé auprès de la population du Québec;
- à répondre à des besoins nouveaux en utilisant des approches novatrices ou en visant des groupes particuliers de personnes.
Le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) vient en appui à la réalisation de la mission des organismes communautaires dont les activités sont reliées au domaine de la santé et des services sociaux. Pour en savoir plus, consultez la page Soutien aux organismes communautaires œuvrant dans le domaine de la santé ou des services sociaux.
Entreprises d'économie sociale d'aide à domicile
Les entreprises d’économie sociale d’aide à domicile (EESAD) contribuent au soutien à domicile en fournissant des services d’entretien ménager (travaux légers et lourds, entretien des vêtements, préparation de repas, approvisionnement, etc.) à des usagers et usagères qui ont des incapacités. Ce type de services est financé à la fois par les usagers et les usagères, qui contribuent en fonction de leurs revenus, et par le gouvernement.
Ces partenaires peuvent également offrir des services aux proches aidants tels que le répit ou la présence-surveillance et des services d’assistance personnelle aux activités de la vie quotidienne (AVQ), c’est-à-dire des activités de base qui demandent, pour être accomplies, l’aide d’une tierce personne (se laver, s’habiller, manger, etc.), et certaines AVQ reliées aux soins à la personne, tels que la gestion des fonctions urinaire et intestinale, la prise de signes vitaux, l’administration de médicaments, etc. Les services offerts par les EESAD sont complémentaires à ceux du secteur public.
Ressources intermédiaires et ressources de type familial
Milieu complémentaire au milieu naturel ou au milieu institutionnel, les ressources intermédiaires (RI) et les ressources de type familial (RTF) ont leur place bien à elles au sein de la trajectoire des services de santé et des services sociaux du Québec. Elles permettent, par une réponse individualisée aux besoins diversifiés et évolutifs des personnes, de favoriser et de maintenir leur intégration, leur participation sociale et leur rétablissement au cœur de la communauté. Elles offrent des services de soutien ou d’assistance à des personnes de tous les âges.
Agissant dans un esprit de partenariat avec les établissements publics qui assurent le suivi professionnel de ces personnes qui leurs sont confiées, les ressources sont complémentaires à la mission de ces établissements publics d’offrir des services de santé et des services sociaux de qualité aux personnes qui le requièrent.
Les principaux types d’organisation résidentielle pour une RI sont l'appartement supervisé, la maison de chambres, la maison d'accueil et la résidence de groupe. Les RTF se composent de familles d’accueil pour les enfants et de résidences d’accueil pour les adultes et les personnes âgées.
Résidences privées pour aînés
En 2013, un nouveau règlement gouvernemental est entré en vigueur afin de resserrer le processus de certification des résidences privées pour aînés.
Désormais, le titre de « résidence privée pour aînés » est une appellation réservée aux résidences privées qui ont obtenu une certification de conformité. Il existe deux catégories de résidences privées, soit la résidence dont les services sont destinés à des personnes âgées autonomes et la résidence dont les services sont destinés aux personnes âgées semi-autonomes. Pour chaque catégorie, des critères et des normes d’exploitation ont été établis par le gouvernement afin d’assurer la qualité des services et la sécurité des résidents et résidentes.
Pour en savoir plus, consultez la page Résidences privées pour aînés.
Dernière mise à jour : 12 janvier 2026